

Le fondateur de DeFiLlama, 0xngmi, accuse Blockworks de graves manquements dans ses usages de données. Selon 0xngmi, Blockworks aurait revendu des données gratuites de DeFiLlama via son service d’analyse payant, facturé 4 500 $ par an. Ces allégations sont majeures puisqu’elles impliquent une violation des conditions d’utilisation des données de DeFiLlama par Blockworks.
DeFiLlama est un agrégateur décentralisé de données financières, offrant gratuitement à la communauté crypto un vaste éventail de métriques et d’analyses. Cette plateforme fait autorité au sein de l’écosystème DeFi, rassemblant des millions d’utilisateurs qui s’appuient sur ses informations pour leurs décisions d’investissement. Ces accusations surviennent à un moment délicat, coïncidant avec l’annonce par Blockworks de la fermeture de sa division presse et son recentrage vers des activités axées sur la donnée.
Dan Smith, directeur de la division Data chez Blockworks, a fermement rejeté les accusations de 0xngmi. Smith indique que Blockworks a cessé d’utiliser les données DeFiLlama il y a plusieurs mois. Pourtant, cette déclaration a nourri la controverse lorsque 0xngmi a présenté des preuves de mises à jour récentes des données.
Les preuves avancées par 0xngmi incluaient des captures d’écran et des logs horodatés, démontrant que les données DeFiLlama étaient encore exploitées sur la plateforme Blockworks jusqu’à une période très récente. Cette escalade suscite de sérieuses interrogations sur la transparence et l’intégrité des pratiques liées aux données dans le secteur crypto. Le conflit s’est amplifié sur les réseaux sociaux, chaque partie défendant sa position et produisant arguments et éléments de preuve.
La controverse a déclenché une réaction massive de la communauté crypto sur X (anciennement Twitter). De nombreux utilisateurs ont vivement critiqué les pratiques de Blockworks en matière de données. Les critiques ont dépassé la question de la revente de données gratuites, portant aussi sur les choix stratégiques de l’entreprise, notamment les licenciements récents.
La communauté crypto, attachée à la transparence et à la décentralisation, considère cet épisode comme une grave violation éthique. Les analystes du secteur soulignent que la polémique risque d’entacher durablement la réputation de Blockworks, étant donné le rôle central de la confiance et de la transparence dans ce secteur. Le débat illustre la nécessité de politiques de licence et d’utilisation des données explicites dans l’ensemble de l’écosystème crypto.
Ce dossier met en lumière la nécessité de conditions d’utilisation des données strictement définies dans l’industrie blockchain et crypto. De nombreuses plateformes proposent leurs données gratuitement, dans une démarche de soutien à la communauté et au développement de l’écosystème, et non pour une exploitation commerciale.
L’enseignement principal de cette controverse est l’importance de la transparence dans les modèles économiques axés sur la donnée. Les sociétés qui exploitent des données ouvertes ou gratuites doivent clarifier la manière dont celles-ci sont utilisées, traitées et monétisées. L’incident souligne également l’importance de mécanismes de contrôle et de surveillance efficaces, en particulier dans le secteur DeFi, en évolution rapide.
À l’avenir, cette affaire devrait inciter les plateformes de données à renforcer leurs politiques d’utilisation et leur contrôle, tandis que les sociétés d’analyses devront améliorer la transparence sur leurs sources et pratiques commerciales afin de préserver la confiance de la communauté.
DeFiLlama affirme que Blockworks a revendu ses données gratuites sur une plateforme payante sans autorisation ni attribution. Blockworks est accusé d’avoir utilisé des données publiques DeFiLlama et de les commercialiser comme produit premium auprès de clients payants.
Les fournisseurs DeFi peuvent protéger leurs données gratuites en adoptant des licences claires et restrictives, le watermarking pour le suivi, des accords d’utilisateur interdisant la revente, une surveillance active, et des actions juridiques en cas d’utilisation non autorisée.
Oui. Exploiter les données gratuites de DeFiLlama dans des services commerciaux sans autorisation enfreint les droits de propriété intellectuelle et les conditions de licence, ce qui représente une violation importante des accords sur les données.
Ce dossier encourage davantage de transparence et de responsabilité dans l’écosystème DeFi. Il renforce les principes open source, garantit l’accès libre aux données publiques et consolide la confiance envers les protocoles qui respectent les valeurs de la décentralisation.
Privilégiez les plateformes transparentes sur leurs données, ayant un historique éprouvé et une communauté active. Vérifiez les méthodologies de calcul, comparez les données entre sources et évitez celles qui revendent des données gratuites avec des marges élevées. Favorisez les protocoles décentralisés et les audits indépendants.











