

Le célèbre formateur financier et auteur de « Père riche, père pauvre », Robert Kiyosaki, a récemment annoncé une opération majeure dans son portefeuille, révélant la cession de 2,25 millions de dollars de Bitcoin. Ce choix stratégique constitue un tournant dans son parcours d’investisseur, puisqu’il réaffecte le montant à des activités commerciales traditionnelles visant à générer des flux de trésorerie stables et réguliers. Malgré cette liquidation d’envergure, Kiyosaki conserve une vision optimiste sur le Bitcoin et anticipe que la cryptomonnaie atteindra, à terme, 250 000 dollars.
La chronologie de ses investissements met en lumière des rendements notables. Il avait acquis ses Bitcoins il y a plusieurs années, alors que la cryptomonnaie se négociait autour de 6 000 dollars l’unité. Sa sortie s’est effectuée à un niveau proche de 90 000 dollars, soit un rendement exceptionnel de 1 400% sur sa mise initiale. Ce choix de timing illustre sa capacité à capter l’appréciation du marché tout en gardant une discipline dans la gestion globale de son patrimoine.
Le moment de cette transaction est particulièrement notable au vu de la situation actuelle du marché. Bitcoin a connu une correction marquée, perdant plus de 33% par rapport à son record de plus de 126 000 dollars en octobre. Cette contraction a instauré un climat qualifié de « peur extrême » par de nombreux analystes, l’indice Crypto Fear & Greed étant tombé à 11, l’un des niveaux les plus bas observés ces dernières années. Le choix de Kiyosaki de sortir durant cette phase de volatilité témoigne de son engagement envers une allocation tactique des actifs et une rigoureuse gestion des risques.
L’expert financier a détaillé sa stratégie de réinvestissement des gains issus de la vente de Bitcoin, soulignant sa philosophie de toujours privilégier les actifs générateurs de revenus. Les 2,25 millions de dollars seront répartis de façon ciblée entre trois entreprises : deux centres de chirurgie et une structure d’affichage publicitaire. D’après les projections de Kiyosaki, ces investissements devraient permettre de générer ensemble environ 27 500 dollars de revenus mensuels non imposables dans l’année à venir.
Cette approche d’investissement s’accorde avec les principes fondamentaux que Kiyosaki défend depuis le début de sa carrière. Plutôt que de compter uniquement sur la plus-value, il met l’accent sur la création de flux de trésorerie réguliers à travers des entreprises tangibles et opérationnelles. Les centres de chirurgie sont particulièrement attractifs dans le secteur médical, offrant une demande soutenue et des revenus récurrents. L’activité d’affichage publicitaire complète ce portefeuille en apportant un revenu passif issu de contrats publicitaires.
Kiyosaki précise que sa méthode consiste à acquérir des actifs générant des flux de trésorerie positifs, tout en bénéficiant d’avantages fiscaux potentiels. Cette stratégie lui permet de développer sa richesse de manière structurée tout en conservant une marge de manœuvre financière. En transformant ses gains en cryptomonnaie en investissements traditionnels, il diversifie son portefeuille entre différentes classes d’actifs et profils de risque, réduisant ainsi la volatilité globale.
Bien qu’il ait liquidé une part importante de ses Bitcoins, Kiyosaki insiste sur le fait que son opinion de fond sur les cryptomonnaies reste intacte. Il affirme : « Je reste très optimiste et confiant sur le Bitcoin et je recommencerai à en acheter avec mes flux de trésorerie positifs. » Cette déclaration révèle son intention d’utiliser les revenus mensuels de ses nouvelles activités pour reconstituer progressivement ses positions en Bitcoin.
Ces dernières semaines, Kiyosaki a réaffirmé son objectif ambitieux de 250 000 dollars pour le Bitcoin dans les prochaines années, ainsi qu’une prévision de 27 000 dollars l’once pour l’or. Ces perspectives rappellent son attachement aux investissements dans les actifs tangibles et sa conviction quant à la valeur à long terme des actifs rares. Sa stratégie, qui consiste à convertir temporairement le Bitcoin en entreprises génératrices de flux de trésorerie puis à utiliser ces revenus pour reconstituer ses positions en cryptomonnaie, illustre une démarche sophistiquée de construction patrimoniale, équilibrant potentiel de croissance et génération de revenus.
L’annonce de Kiyosaki intervient à l’un des moments les plus difficiles du cycle actuel des cryptomonnaies. Bitcoin a chuté brutalement, atteignant brièvement 80 537 dollars avant de se redresser vers les 84 000 dollars. Ce mouvement a accru les inquiétudes des traders, déjà éprouvés par une vague de ventes qui dure depuis un mois et qui a mis à l’épreuve la résilience des investisseurs chevronnés.
Le climat de marché s’est fortement détérioré : l’indice Crypto Fear & Greed affiche un score de 11, révélant une « peur extrême » chez les acteurs du marché. Ce niveau figure parmi les plus bas de ces dernières années, traduisant un pessimisme généralisé et une forte aversion au risque. La baisse du Bitcoin depuis son sommet d’octobre au-dessus de 126 000 dollars constitue une correction de plus de 33%, une ampleur qui a historiquement précédé de profonds points bas ou des marchés baissiers prolongés.
Le pic d’octobre a été suivi d’une liquidation historique le 10 octobre, qui a effacé des milliards de dollars de positions à effet de levier sur les plateformes d’échange. Cette cascade de liquidations a forcé de nombreux traders surendettés à sortir du marché, accentuant la chute des prix. Cet épisode rappelle les dangers de l’effet de levier excessif sur des marchés volatils.
Les analystes restent partagés sur la nature du repli actuel : simple correction ou début d’une phase baissière durable. Le trader vétéran Peter Brandt a récemment estimé que le Bitcoin pourrait atteindre 200 000 dollars au troisième trimestre 2029, considérant que les corrections et les nettoyages d’effet de levier sont nécessaires pour une structure de prix solide à long terme. Sa lecture laisse penser que la faiblesse actuelle pourrait renforcer les bases du Bitcoin pour le futur.
Les analystes de Bitfinex partagent ce point de vue constructif, notant que les retraits records des Bitcoin ETF reflètent davantage des ajustements tactiques que l’affaiblissement de l’intérêt institutionnel. Selon eux, les investisseurs institutionnels restent engagés sur la cryptomonnaie malgré la volatilité à court terme. Cette interprétation suggère que la vague de ventes actuelle serait surtout technique et non fondamentale, ce qui pourrait créer des opportunités pour les investisseurs à long terme.
Le chercheur Bitwise André Dragosch a publié une analyse technique indiquant que Bitcoin pourrait encore reculer avant d’atteindre son creux de cycle. Il identifie une « zone de douleur maximale » entre 73 000 et 84 000 dollars, qu’il considère comme des niveaux de « vente au rabais » liés aux coûts d’acquisition des grands investisseurs institutionnels.
L’analyse de Dragosch met en avant des paliers de support basés sur des entrées institutionnelles. L’ETF IBIT de BlackRock affiche un coût moyen autour de 84 000 dollars, tandis que les derniers achats de MicroStrategy ont été réalisés près de 73 000 dollars. Ces seuils constituent des zones de support psychologique et technique majeures, car ces investisseurs sont peu enclins à laisser les prix descendre nettement sous leur prix d’achat sans réagir.
D’après Dragosch, il est « très probable » que le creux final du Bitcoin dans ce cycle correctif se situe entre 73 000 et 84 000 dollars. Cette fourchette constitue une zone stratégique où le soutien institutionnel pourrait stabiliser le marché. Le concept de « vente au rabais » suggère que les prix dans cette zone pourraient représenter une opportunité exceptionnelle pour les investisseurs de long terme capables d’assumer la volatilité passagère.
L’analyse de Dragosch intervient alors que le débat persiste parmi les traders sur la question d’une capitulation totale après la chute du Bitcoin depuis son sommet d’octobre près de 125 000 dollars. Cette discussion porte sur l’ampleur des liquidations de positions à effet de levier et l’éviction des investisseurs les plus vulnérables. Certains estiment que les institutionnels ne permettront pas une chute plus profonde qui nuirait aux portefeuilles de leurs clients, ce qui suggère que le plancher est proche.
À l’inverse, d’autres analystes considèrent que le marché n’a pas encore totalement purgé l’excès de levier et qu’une phase de baisse supplémentaire serait nécessaire pour établir une base solide. Cette position implique qu’une douleur supplémentaire pourrait être inévitable avant qu’une reprise durable ne puisse s’amorcer. Ce débat reflète la tension croissante au sein de la communauté crypto, alors que le Bitcoin évolue dans une zone de prix jugée fragile et décisive par beaucoup.
Le contexte actuel du marché présente à la fois des risques et des opportunités pour les investisseurs en cryptomonnaie. Si la volatilité reste élevée à court terme, la présence de niveaux de soutien institutionnels et l’historique des cycles de marché laissent penser que les investisseurs patients pourraient bénéficier de points d’entrée intéressants dans les prochaines semaines. La démarche de Kiyosaki, fondée sur la conviction à long terme et la gestion tactique des positions, constitue une référence pour aborder ces conditions de marché exigeantes.
Kiyosaki a vendu du Bitcoin afin d’investir dans des actifs tangibles générant des flux de trésorerie réguliers et de la valeur intrinsèque. Selon lui, les entreprises physiques offrent des rendements supérieurs à long terme par rapport aux devises numériques, conformément à sa philosophie de constitution de patrimoine.
Les cryptomonnaies offrent une forte volatilité, la décentralisation et un marché ouvert 24h/24 avec des barrières d’accès faibles. Les entreprises réelles procurent stabilité, actifs tangibles et flux de trésorerie prévisibles. Les cryptos sont exposées à des risques réglementaires et des vulnérabilités techniques, tandis que les entreprises nécessitent du capital et des compétences opérationnelles.
Kiyosaki met l’accent sur la diversification du portefeuille entre différentes classes d’actifs, y compris les cryptomonnaies et les entreprises réelles. Les investisseurs individuels doivent adapter leurs stratégies à leur tolérance au risque, éviter une concentration excessive et équilibrer actifs de croissance et investissements tangibles pour bâtir durablement leur patrimoine.
Il est opportun de réallouer les profits lorsque la valorisation des actifs virtuels affiche une croissance excessive, déconnectée des fondamentaux économiques. Les investissements réels permettent de diversifier le portefeuille, de s’appuyer sur des actifs tangibles et de consolider une richesse durable à long terme. L’équilibre est primordial pour la stabilité financière.
Kiyosaki considère que la vraie richesse provient d’actifs générant des revenus passifs : biens immobiliers locatifs, royalties et participations au capital. Ces actifs permettent de percevoir des flux de trésorerie continus sans implication active.











