

Le département du Trésor des États-Unis a annoncé des sanctions étendues à l'encontre d'entités impliquées dans des activités de financement soutenant les programmes nucléaires et balistiques de la Corée du Nord. Ces mesures ciblent l'utilisation d'actifs numériques par la Corée du Nord pour mettre en place un réseau international de blanchiment d'argent et lever des fonds illicites.
Les sanctions concernent huit individus et deux organisations soupçonnés de blanchiment et de collecte de fonds en crypto actifs via des travailleurs informatiques agissant pour le compte de la Corée du Nord. Ces dernières années, le pays a recouru activement aux crypto actifs pour contourner les sanctions économiques internationales et lever des fonds, faisant de ces mesures un tournant dans la lutte contre ces opérations.
Les personnes et entités sanctionnées sont principalement des banquiers et des sociétés établis en Chine et en Russie. Ces organisations ont participé au blanchiment de crypto actifs dérobés lors d'opérations cybercriminelles nord-coréennes.
Selon les rapports, des groupes cybercriminels nord-coréens ont acquis illicitement plus de 3 milliards de dollars en crypto actifs au cours des dernières années. En exploitant les principales plateformes d'échange et des protocoles DeFi, ces groupes ont dissimulé les fonds sous forme d'actifs légitimes. Les individus et organisations sanctionnés ont joué un rôle central dans le transfert et la conversion de ces fonds illicites.
Les réseaux de blanchiment liés à la Corée du Nord appliquent des méthodes particulièrement structurées. Après le vol de crypto actifs par cyberattaque, les fonds transitent par de multiples portefeuilles pour rendre leur traçage complexe. Ils sont ensuite convertis sur des grandes plateformes d'échange et des plateformes décentralisées en monnaies fiat ou autres actifs numériques.
Par ailleurs, la Corée du Nord envoie des travailleurs informatiques à l'étranger, rémunérés en crypto actifs. Ces travailleurs utilisent de fausses identités pour intégrer des entreprises légitimes et transfèrent les fonds vers la Corée du Nord. Grâce à ces schémas de collecte de fonds à plusieurs niveaux, le pays a contourné les sanctions internationales et financé ses programmes nucléaire et balistique.
Les sanctions du Trésor américain illustrent la détermination de la communauté internationale face aux collectes de fonds illicites de la Corée du Nord. Les actifs détenus aux États-Unis par les personnes et entités sanctionnées seront gelés, et toute transaction avec des personnes ou entreprises américaines leur sera interdite. Les tiers en relation avec ces parties sanctionnées s'exposent également à des sanctions secondaires.
Le blanchiment d'argent basé sur les crypto actifs constitue une menace majeure pour la stabilité du système financier mondial. Ces dernières années, les régulateurs internationaux ont renforcé le contrôle des transactions en crypto actifs et développent des outils et des cadres pour traquer les flux illicites. Ces sanctions s'inscrivent dans cette dynamique internationale, et des mesures similaires devraient se poursuivre.
Pour éliminer la collecte de fonds en crypto actifs par la Corée du Nord, une coopération internationale renforcée est indispensable. La communauté mondiale doit accroître la transparence des transactions en crypto actifs et renforcer les mécanismes de blocage des flux de capitaux illicites.
Le ministère japonais des Finances a instauré des gels d'actifs, des restrictions de transaction et des sanctions économiques sur les adresses de crypto actifs associées à la Corée du Nord. L'objectif est d'empêcher le transfert de fonds illégaux et de consolider le dispositif international de sanctions financières.
Un réseau de blanchiment d'argent en crypto actifs est un système permettant de blanchir des fonds illicites via la blockchain. La Corée du Nord dissimule l'origine des fonds et complique leur traçabilité en transférant les actifs entre plusieurs portefeuilles, en utilisant des services de mixage et en réalisant des échanges décentralisés. Elle exploite fréquemment les protocoles décentralisés pour contourner les sanctions internationales.
Les plateformes d'échange et les fournisseurs de services de portefeuilles devront renforcer leurs dispositifs de conformité et de vérification des clients. Elles seront soumises à des exigences accrues de surveillance des adresses sanctionnées, de prévention des sorties illicites et de reporting aux régulateurs, ce qui entraînera une hausse des coûts opérationnels.
Les États utilisent des outils d'analyse de la blockchain, la surveillance des adresses de portefeuilles et le partage international d'informations pour tracer les flux suspects associés à la Corée du Nord. La comparaison avec les listes de sanctions, la détection de schémas de transactions anormaux et la déclaration obligatoire par les institutions financières renforcent la prévention.
L'AML et le KYC constituent des obligations réglementaires essentielles. Le KYC implique la vérification de l'identité des clients, et l'AML vise à empêcher l'entrée de fonds illicites. Les exigences principales comprennent la soumission de justificatifs d'identité, la vérification de la provenance des fonds et la surveillance des transactions. Ces dispositifs garantissent la transparence et la sécurité du marché.
Il convient de mettre en œuvre strictement la vérification KYC et de confirmer l'identité des contreparties. Vérifier régulièrement les listes de sanctions, déclarer les transactions suspectes, tracer l'origine des adresses de portefeuilles et utiliser des outils d'analyse de la blockchain permettent de réduire les risques de non-conformité.











