BlockBeats, le 6 mars, en raison de l’escalade de la situation au Moyen-Orient, les activités de navigation dans le détroit d’Ormuz ont été presque totalement interrompues. Les données de suivi des navires indiquent qu’au cours des dernières 24 heures, aucun pétrolier n’a traversé le détroit, seuls deux navires de commerce ordinaires étant passés.
Selon les rapports, un superpétrolier de liquéfaction de gaz, Danuta I, sanctionné par les États-Unis pour le transport de gaz liquéfié iranien, a traversé le détroit dans la nuit de vendredi, selon l’heure locale, devenant l’un des rares navires à passer par cette voie récemment. Les données montrent que le navire a quitté le Golfe Persique après avoir chargé sa cargaison, et qu’il a présenté des anomalies ou une désactivation de son signal AIS pendant la navigation, ce qui laisse penser qu’il aurait pu dissimuler sa trajectoire pour échapper à la surveillance.
L’entreprise maritime basée au Panama, Ithaki Maritime and Trading, dispose de peu d’informations et est soupçonnée d’être liée à une « flotte fantôme ». Selon des analystes, avec le passage réussi de Danuta I, il pourrait à l’avenir y avoir davantage de pétroliers sous sanctions ou appartenant à des flottes fantômes qui tenteraient de traverser le détroit de manière risquée.
Le Centre d’information maritime conjoint (JMIC), basé à Bahreïn, a indiqué qu’en raison de l’escalade des conflits dans la région, des dizaines de pétroliers chargés de pétrole et de gaz naturel sont actuellement contraints de rester bloqués dans le Golfe Persique, ce qui affecte gravement le transport d’énergie vers l’Asie et l’Europe. Par ailleurs, la zone autour du détroit continue de connaître des attaques fréquentes contre des navires, et la réduction de la couverture d’assurance contre les risques de guerre dissuade généralement les armateurs commerciaux de prendre des risques pour naviguer dans cette zone.