Le nom du père de la bombe atomique est aujourd’hui gravé dans la mémoire collective, mais peu savent à quel point ce génie de la physique a connu des hauts et des bas au cours de ses 62 années de vie — passant de jeune sensible victime de harcèlement, à maître scientifique manipulant la géopolitique mondiale, puis trahi par son propre pays, pour finalement obtenir une réhabilitation officielle 68 ans plus tard. Oppenheimer n’est pas seulement un symbole scientifique, c’est aussi une personne broyée à plusieurs reprises par le destin.
Contradiction innée : une apparence fragile mais une volonté inébranlable
Oppenheimer est né dans une famille profondément déséquilibrée. Son père, Julius, était un homme d’affaires autodidacte — passant d’ouvrier dans une usine textile ne parlant pas anglais à PDG en dix ans, avec un tempérament jovial et bavard ; sa mère, quant à elle, était une peintre sévère, presque obsessionnelle dans la gestion de la santé de son enfant unique, allant jusqu’à lui interdire d’acheter ses propres snacks, et faisant venir le coiffeur à domicile. Ce contraste extrême forgea sa première contradiction essentielle.
À 14 ans, envoyé en camp d’été, Oppenheimer subit un harcèlement brutal. Un groupe de garçons l’enferma toute une nuit dans une chambre froide, le couvrant de peinture verte pour l’humilier. Mais il ne s’enfuit pas — ce jeune fragile choisit de tenir bon face à ces semaines restantes. C’est cette expérience qui forgea son noyau de personnalité : l’apparence peut être fragile, mais l’esprit ne plie pas. Ce “dilemme entre élégance extérieure et combat intérieur” l’accompagna tout au long de sa carrière académique.
Trois ans à Harvard, il obtint les plus hautes distinctions, mais son passage au laboratoire Cavendish de Cambridge le fit craquer. Le travail expérimental le laissa profondément ennuyé et impuissant. Un ami proche se souvient qu’il se roulait parfois par terre, roulant d’un côté à l’autre — ce père de la bombe atomique n’était pas doué pour faire des expériences. Son talent ne s’épanouissait que dans la réflexion théorique pure.
Une personne qui a changé l’ère de la physique nucléaire
À 23 ans, Oppenheimer publia sept articles à Göttingen, le plaçant parmi les jeunes prodiges. Mais il avait une particularité : il s’interrompait souvent en cherchant ses mots, émettant un son “nim-nim-nim”, et le physicien Pauli, sarcastique, lui donna même le surnom de “l’homme nim-nim-nim”. Plus intéressant encore, sa fascination pour la cigarette devint presque une phénomène culturel — chez les jeunes physiciens de Berkeley, beaucoup imitaient son style de fumer.
En 1942, à 31 ans, il fut nommé directeur du laboratoire de Los Alamos, supervisant le projet scientifique le plus ambitieux de l’histoire. Avant la première explosion nucléaire, les scientifiques avaient mis en place un pari pour prédire la puissance de l’explosion. Taylor paria 45 000 tonnes de TNT, Rabi 18 000 tonnes, Fermi exagéra en pariant qu’il détruirait tout le Nouveau-Mexique. Oppenheimer ne paria que 3 000 tonnes — il sous-estimait gravement.
L’énergie libérée lors de l’explosion équivalait à 21 000 tonnes de TNT, et le nuage en forme de champignon violet qui s’éleva lui rappela une phrase du classique hindouiste, le Bhagavad Gita : “Je suis devenu la Mort, le destructeur des mondes.”
Des acclamations à la folie : trois jours après le bombardement d’Hiroshima
Le 6 août 1945, Hiroshima. Ce soir-là, la foule dans la salle de Los Alamos applaudissait bruyamment. Oppenheimer fit une entrée dramatique par la porte arrière, traversant la public en liesse pour monter sur scène. Il déclara qu’il n’était pas encore certain du résultat de l’explosion, mais que les Japonais ne l’auraient sûrement pas apprécié ; il était fier du travail de son équipe ; sa seule déception était de ne pas avoir terminé plus tôt la bombe pour l’utiliser contre l’Allemagne.
Les acclamations semblaient vouloir briser le plafond.
Mais cette excitation fut de courte durée. Trois jours plus tard, le 9 août, la seconde bombe atomique tomba sur Nagasaki. Tout le laboratoire sombra dans une morosité palpable. Le physicien Wilson se sentit trahi — il croyait qu’Oppenheimer lui avait assuré que tout cela n’était qu’une démonstration de puissance, sans intention d’“utiliser” réellement. Lawrence remarqua qu’Oppenheimer était épuisé, abattu, plein de doutes. Une source du FBI rapporta même qu’il était “en crise de nerfs”.
Ce week-end-là, Oppenheimer rédigea un rapport pour le président et le secrétaire à la guerre, proposant d’interdire l’usage de la bombe, comme on avait interdit les gaz de combat après la guerre. Mais le pouvoir supérieur n’y prêta pas attention.
Le prix de l’autodénégation
Deux mois plus tard, Oppenheimer démissionna de son poste de directeur. Lors de la cérémonie de départ, il déclara qu’il était un “échec”, qu’il ne voulait plus travailler sur les armes, se définissant comme un scientifique, pas comme un “fabricant d’armes”. Quand Taylor tenta de le convaincre de poursuivre la recherche sur la “super-bombe” (l’hydrogène), il refusa catégoriquement : “Je ne peux pas, et je ne veux pas.”
Ce refus devint une blessure pour Taylor — et l’un des chefs d’accusation contre Oppenheimer lors de sa mise en cause plus tard.
Le caractère d’Oppenheimer se révéla aussi à cette période : il manquait de patience envers ses supérieurs, affichant souvent une arrogance de défi. En octobre 1945, il rencontra Truman. Ce dernier voulait que l’armée américaine conserve le contrôle permanent de la bombe. Oppenheimer tenta de le convaincre d’empêcher la prolifération nucléaire. Quand Truman affirma avec assurance que l’URSS ne pourrait jamais fabriquer d’arme nucléaire, Oppenheimer répliqua une phrase qui fit mal : “Monsieur le Président, je sens que j’ai du sang sur les mains.”
Plus tard, Truman le qualifia d’“éternel pleurnicheur”, affirmant avoir plus de sang sur les mains que lui.
La crise de pouvoir à Princeton
En 1947, Oppenheimer devint directeur de l’Institut de recherche avancée de Princeton. Ironie du sort, il avait moqué cet endroit comme un “asile de fous”, affirmant que Princeton était rempli de “grands personnages narcissiques, isolés et brillants dans leur solitude”. Mais il voulait réformer cette institution, recrutant des maîtres en physique comme Bohr, Dirac, Pauli, et Yukawa, ainsi que des historiens comme Toynbee, des philosophes comme Berlin, et même le poète Eliot.
En 1949, il recruta un jeune prodige chinois de 27 ans — Yang Zhenning.
À Princeton, le tempérament d’Oppenheimer devint encore plus difficile. Il marchait sans arrêt, fumant sans relâche, et lançait des critiques acerbes sur des sujets qui ne l’intéressaient pas. Le mathématicien André Weil se moqua en disant que “le plaisir d’Oppenheimer était de faire se disputer les chercheurs… il était frustré, car il voulait devenir Bohr ou Einstein, mais il savait qu’il ne le serait jamais.”
Le physicien J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J.
Voir l'original
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
De génie à "échec" : le décalage de la vie d'Oppenheimer et sa réhabilitation finale
Le nom du père de la bombe atomique est aujourd’hui gravé dans la mémoire collective, mais peu savent à quel point ce génie de la physique a connu des hauts et des bas au cours de ses 62 années de vie — passant de jeune sensible victime de harcèlement, à maître scientifique manipulant la géopolitique mondiale, puis trahi par son propre pays, pour finalement obtenir une réhabilitation officielle 68 ans plus tard. Oppenheimer n’est pas seulement un symbole scientifique, c’est aussi une personne broyée à plusieurs reprises par le destin.
Contradiction innée : une apparence fragile mais une volonté inébranlable
Oppenheimer est né dans une famille profondément déséquilibrée. Son père, Julius, était un homme d’affaires autodidacte — passant d’ouvrier dans une usine textile ne parlant pas anglais à PDG en dix ans, avec un tempérament jovial et bavard ; sa mère, quant à elle, était une peintre sévère, presque obsessionnelle dans la gestion de la santé de son enfant unique, allant jusqu’à lui interdire d’acheter ses propres snacks, et faisant venir le coiffeur à domicile. Ce contraste extrême forgea sa première contradiction essentielle.
À 14 ans, envoyé en camp d’été, Oppenheimer subit un harcèlement brutal. Un groupe de garçons l’enferma toute une nuit dans une chambre froide, le couvrant de peinture verte pour l’humilier. Mais il ne s’enfuit pas — ce jeune fragile choisit de tenir bon face à ces semaines restantes. C’est cette expérience qui forgea son noyau de personnalité : l’apparence peut être fragile, mais l’esprit ne plie pas. Ce “dilemme entre élégance extérieure et combat intérieur” l’accompagna tout au long de sa carrière académique.
Trois ans à Harvard, il obtint les plus hautes distinctions, mais son passage au laboratoire Cavendish de Cambridge le fit craquer. Le travail expérimental le laissa profondément ennuyé et impuissant. Un ami proche se souvient qu’il se roulait parfois par terre, roulant d’un côté à l’autre — ce père de la bombe atomique n’était pas doué pour faire des expériences. Son talent ne s’épanouissait que dans la réflexion théorique pure.
Une personne qui a changé l’ère de la physique nucléaire
À 23 ans, Oppenheimer publia sept articles à Göttingen, le plaçant parmi les jeunes prodiges. Mais il avait une particularité : il s’interrompait souvent en cherchant ses mots, émettant un son “nim-nim-nim”, et le physicien Pauli, sarcastique, lui donna même le surnom de “l’homme nim-nim-nim”. Plus intéressant encore, sa fascination pour la cigarette devint presque une phénomène culturel — chez les jeunes physiciens de Berkeley, beaucoup imitaient son style de fumer.
En 1942, à 31 ans, il fut nommé directeur du laboratoire de Los Alamos, supervisant le projet scientifique le plus ambitieux de l’histoire. Avant la première explosion nucléaire, les scientifiques avaient mis en place un pari pour prédire la puissance de l’explosion. Taylor paria 45 000 tonnes de TNT, Rabi 18 000 tonnes, Fermi exagéra en pariant qu’il détruirait tout le Nouveau-Mexique. Oppenheimer ne paria que 3 000 tonnes — il sous-estimait gravement.
L’énergie libérée lors de l’explosion équivalait à 21 000 tonnes de TNT, et le nuage en forme de champignon violet qui s’éleva lui rappela une phrase du classique hindouiste, le Bhagavad Gita : “Je suis devenu la Mort, le destructeur des mondes.”
Des acclamations à la folie : trois jours après le bombardement d’Hiroshima
Le 6 août 1945, Hiroshima. Ce soir-là, la foule dans la salle de Los Alamos applaudissait bruyamment. Oppenheimer fit une entrée dramatique par la porte arrière, traversant la public en liesse pour monter sur scène. Il déclara qu’il n’était pas encore certain du résultat de l’explosion, mais que les Japonais ne l’auraient sûrement pas apprécié ; il était fier du travail de son équipe ; sa seule déception était de ne pas avoir terminé plus tôt la bombe pour l’utiliser contre l’Allemagne.
Les acclamations semblaient vouloir briser le plafond.
Mais cette excitation fut de courte durée. Trois jours plus tard, le 9 août, la seconde bombe atomique tomba sur Nagasaki. Tout le laboratoire sombra dans une morosité palpable. Le physicien Wilson se sentit trahi — il croyait qu’Oppenheimer lui avait assuré que tout cela n’était qu’une démonstration de puissance, sans intention d’“utiliser” réellement. Lawrence remarqua qu’Oppenheimer était épuisé, abattu, plein de doutes. Une source du FBI rapporta même qu’il était “en crise de nerfs”.
Ce week-end-là, Oppenheimer rédigea un rapport pour le président et le secrétaire à la guerre, proposant d’interdire l’usage de la bombe, comme on avait interdit les gaz de combat après la guerre. Mais le pouvoir supérieur n’y prêta pas attention.
Le prix de l’autodénégation
Deux mois plus tard, Oppenheimer démissionna de son poste de directeur. Lors de la cérémonie de départ, il déclara qu’il était un “échec”, qu’il ne voulait plus travailler sur les armes, se définissant comme un scientifique, pas comme un “fabricant d’armes”. Quand Taylor tenta de le convaincre de poursuivre la recherche sur la “super-bombe” (l’hydrogène), il refusa catégoriquement : “Je ne peux pas, et je ne veux pas.”
Ce refus devint une blessure pour Taylor — et l’un des chefs d’accusation contre Oppenheimer lors de sa mise en cause plus tard.
Le caractère d’Oppenheimer se révéla aussi à cette période : il manquait de patience envers ses supérieurs, affichant souvent une arrogance de défi. En octobre 1945, il rencontra Truman. Ce dernier voulait que l’armée américaine conserve le contrôle permanent de la bombe. Oppenheimer tenta de le convaincre d’empêcher la prolifération nucléaire. Quand Truman affirma avec assurance que l’URSS ne pourrait jamais fabriquer d’arme nucléaire, Oppenheimer répliqua une phrase qui fit mal : “Monsieur le Président, je sens que j’ai du sang sur les mains.”
Plus tard, Truman le qualifia d’“éternel pleurnicheur”, affirmant avoir plus de sang sur les mains que lui.
La crise de pouvoir à Princeton
En 1947, Oppenheimer devint directeur de l’Institut de recherche avancée de Princeton. Ironie du sort, il avait moqué cet endroit comme un “asile de fous”, affirmant que Princeton était rempli de “grands personnages narcissiques, isolés et brillants dans leur solitude”. Mais il voulait réformer cette institution, recrutant des maîtres en physique comme Bohr, Dirac, Pauli, et Yukawa, ainsi que des historiens comme Toynbee, des philosophes comme Berlin, et même le poète Eliot.
En 1949, il recruta un jeune prodige chinois de 27 ans — Yang Zhenning.
À Princeton, le tempérament d’Oppenheimer devint encore plus difficile. Il marchait sans arrêt, fumant sans relâche, et lançait des critiques acerbes sur des sujets qui ne l’intéressaient pas. Le mathématicien André Weil se moqua en disant que “le plaisir d’Oppenheimer était de faire se disputer les chercheurs… il était frustré, car il voulait devenir Bohr ou Einstein, mais il savait qu’il ne le serait jamais.”
Le physicien J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J. J.