La situation réelle des stablecoins au Vietnam : une immersion approfondie d'un mois

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Le marché de la consommation au Vietnam est en train d’assister à une révolution financière silencieuse. Dans l’écosystème local de paiement, la stablecoin n’est plus simplement un code numérique dans une bourse, mais un véritable vecteur de valeur circulant dans les épiceries, restaurants, applications de taxi.

Faites parler les données : quelle part de la vie quotidienne vietnamienne est couverte par la stablecoin ?

Après avoir vécu 30 jours au Vietnam, traversé 5 grandes villes, réalisé 106 expérimentations de paiement, une conclusion largement vérifiée émerge : le taux d’utilisation réelle des paiements en stablecoin a déjà atteint 97,17 %.

Ces données ne proviennent pas d’une enquête sélective. Les expérimentateurs ont délibérément évité toutes les conditions favorables — pas de sélection de commerçants, pas d’évitement des difficultés, pas d’ignorance des zones aveugles du réseau. Des signaux faibles en zone montagneuse à la batterie faible du téléphone, des consommateurs âgés aux achats d’enfants, des transferts en mode AA locaux aux petits achats de touristes internationaux, tous les scénarios ont été inclus dans le recueil.

Sur 106 transactions réelles :

  • 95 ont été réussies simplement en scannant le code avec un portefeuille cryptographique, soit un taux de réussite de 89,6 %
  • Avec l’ajout du paiement par carte de crédit en stablecoin (U-carte), le taux de réussite a bondi à 97,17 % (103 succès)

Que cela signifie-t-il ? Un téléphone équipé d’un portefeuille Web3 suffit presque pour permettre une circulation fluide au Vietnam.

Pourquoi le Vietnam est-il devenu un terrain d’expérimentation pour la stablecoin ?

La réponse à cette énigme réside profondément dans l’écosystème financier spécifique du Vietnam.

La croissance rapide de l’économie vietnamienne a permis un saut historique — tout le pays a directement sauté l’ère longue des cartes de crédit pour entrer dans une phase de maturité du paiement mobile. VietQR (code QR national vietnamien) est devenu un standard universel. Qu’il s’agisse de centres commerciaux ou de petits vendeurs de rue, chaque commerçant dispose d’un code QR de paiement standardisé.

Les plateformes de paiement cryptographique, en intégrant des protocoles sous-jacents, ont habilement brisé la barrière entre chaîne et hors chaîne : l’utilisateur paie en stablecoin, le commerçant reçoit en dong vietnamien, chacun y trouve son compte. Ce système « à double voie » — infrastructure de paiement mobile interne renforcée, canal stablecoin ouvert à l’extérieur — offre une liberté de paiement sans précédent aux étrangers.

La mutation du marché : d’un désert à une prospérité en un an

Une observation intéressante vient d’acteurs locaux. En 2024, la stablecoin restait un produit réservé aux bourses ; mais à la seconde moitié de 2025, la situation a complètement changé.

Un entrepreneur installé à Ho Chi Minh-Ville indique que ses méthodes de paiement ont totalement basculé vers U-carte et scan en stablecoin. Un restaurateur à Nha Trang confirme cette transformation du point de vue du commerçant — depuis novembre 2025, de plus en plus de clients paient en stablecoin, ce qui n’est plus une nouveauté lors de l’enquête. Il existe même des canaux d’échange dédiés : des épiceries de quartier, des boutiques d’échange hors ligne, qui affichent désormais avec aisance « Transfert sur chaîne TRON, frais 2 USDT » comme réponse standard.

Mais il faut noter que cette acceptation varie énormément selon les régions. Les villes du sud comme Ho Chi Minh-Ville sont habituées au paiement en stablecoin, tandis qu’Hanoi, la capitale, reste très réticente face à cette même demande d’échange. Ce décalage régional reflète les différences d’attitude face à ce nouveau système financier dans différentes zones du Vietnam.

L’interaction entre humains et technologie

Une courbe de progression clé se cache dans ces données.

En découpant les 30 jours de transactions par périodes, le taux de succès montre une évolution en trois phases distinctes : la première semaine d’exploration voit un taux inférieur à 80 %, la deuxième semaine d’adaptation voit une montée progressive, et la troisième semaine se stabilise à plus de 95 %.

Ce progrès n’est pas dû à une évolution technique, mais à l’apprentissage des utilisateurs. Lorsqu’ils rencontrent pour la première fois le message « QR code invalide », la majorité considère l’échec du paiement ; mais avec le temps, ils apprennent à intervenir activement — demander au commerçant de rafraîchir l’écran, de changer le code — pour sauver la transaction. La prise de conscience de leur rôle actif a ainsi fortement réduit le taux d’échec.

Inversement, les commerçants s’adaptent aussi activement. Les commerçants locaux, les chauffeurs Grab, les boutiques avec activités internationales adoptent cette nouvelle infrastructure de paiement. Derrière, une logique commerciale pragmatique : pour faire du business, tous les obstacles techniques peuvent être surmontés.

La vérité derrière ces 11 échecs

Un taux de succès de 97,17 % est impressionnant, mais ces 3 % d’échecs résonnent comme une alarme.

En analysant ces 11 échecs, on peut dégager trois obstacles profonds à la généralisation :

Premier obstacle : l’effondrement momentané de la confiance

Le moment le plus critique est celui où « l’argent a été débité mais le destinataire ne l’a pas reçu ». Ce scénario s’est réellement produit 3 fois lors de l’enquête, avec une perte cumulée de plus de 12 USDT. Pour les professionnels de la technologie, ce n’est qu’une « perte », mais pour le consommateur lambda, c’est une catastrophe. Vous ne pouvez pas prouver votre paiement comme avec un reçu de transfert bancaire, car le hash sur chaîne n’a aucune signification pour le caissier. Être suspecté par le commerçant à la caisse, face à cette incertitude, détruit la confiance construite par la technologie. Ce genre de situation peut faire abandonner tout utilisateur non technophile.

Deuxième obstacle : la longue attente de 20 secondes

Les transactions sur chaîne nécessitent une confirmation. Environ 20 secondes en rapide, jusqu’à 30 secondes en lent. Sur le plan technique, c’est une avancée, mais dans la réalité d’un paiement en épicerie, chaque seconde compte. Les regards impatients derrière, les sollicitations du caissier, l’impatience des autres — ces pressions sociales transforment la supériorité technique en charge psychologique. Par rapport à la réponse quasi instantanée d’Alipay, ce décalage devient un seuil psychologique difficile à accepter pour l’utilisateur moyen.

Troisième obstacle : les barrières des géants et le piège des micro-paiements

Même si VietQR est la norme nationale, certains grands commerçants ont encore leurs « murs » : ils utilisent leur propre code agrégé, ce qui affiche « Invalide » lors du scan. Bien que cela puisse souvent être contourné avec une carte de crédit en dernier recours, chaque refus reste froid et décevant.

Une problématique plus insidieuse concerne le seuil minimum de micro-paiement, fixé à environ 17 000 dong (environ 5 RMB). Quand vous souhaitez simplement acheter une bouteille d’eau ou faire un court trajet, le système prélève quand même des frais équivalents à 5 RMB. Pour les consommateurs fréquents de services essentiels, c’est une faille économique à corriger.

La distance entre 97 % et 100 % ne se résout pas par une croissance linéaire, mais par un saut qualitatif. Ce n’est que lorsque les consommateurs n’auront plus à craindre la disparition de leur fonds, ne seront plus gênés par l’attente, et ne seront plus freinés par la microvaleur, que la révolution du paiement en stablecoin pourra franchir cette dernière étape, cette « dernière kilomètre ».

Le miroir du futur du marché de la consommation vietnamien

La logique historique le prouve à nouveau : un nouveau mode de croissance économique appelle forcément un nouveau système financier.

Il y a 20 ans, la Chine a contourné l’étape des cartes de crédit grâce au paiement mobile, permettant à l’e-commerce de décoller ; aujourd’hui, le Vietnam construit sa propre « double voie financière » — en améliorant le paiement mobile en interne, en adoptant la stablecoin à l’extérieur — tentant de réaliser la même transition. La différence, c’est que le Vietnam a choisi une voie plus décentralisée, plus fluide à l’échelle mondiale. Ce n’est pas un hasard, mais la constante pragmatique de cette terre.

Malgré l’existence toujours présente de « 20 secondes d’attente » et la nécessité de réparer le mécanisme de confiance, la roue ne peut plus reculer. Sur cette terre vietnamienne, profondément pragmatique, un nouveau courant parallèle au système financier traditionnel est en train de se former. Il tisse le réseau des besoins de paiement de millions d’individus, et, avec le grondement de l’époque, se dirige vers l’avenir.

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