Le marché du gaz naturel fait face à des pressions contradictoires alors que les approvisionnements américains atteignent des niveaux saisonniers élevés

Mouvement des prix et contexte du marché

Les contrats à terme sur le gaz naturel Nymex de février ont reculé vendredi, clôturant en baisse de 0,80 % alors que les acteurs du marché tentaient de faire face à des forces opposées. Bien que le recul ait prolongé une tendance baissière amorcée lors de la séance précédente, les prix ont réussi à se maintenir au-dessus des plus bas de trois mois de jeudi, suggérant un support à des niveaux de prix plus faibles. Le complexe du gaz naturel reste sensible aux perspectives de demande saisonnière et aux taux d’utilisation des infrastructures.

Le défi du surplus de stockage

Le principal obstacle à la fixation des prix du gaz naturel provient de l’accumulation des stocks. Le dernier rapport hebdomadaire de l’EIA a révélé que les niveaux de stockage étaient supérieurs de 3,4 % à la moyenne saisonnière sur cinq ans, indiquant des réserves de gaz abondantes en cette période hivernale critique. Cet excédent de stocks crée un plafond structurel sur les prix, car des approvisionnements en nat-gaz abondants réduisent l’urgence de l’achat. Au 9 janvier, les stocks ont augmenté de 2,2 % par rapport à l’année précédente, renforçant le sentiment baissier malgré le fait que la saison hivernale favorise généralement une demande plus élevée.

Soutien à la demande par les conditions météorologiques

Contrebalançant la dynamique baissière liée aux stocks, le Commodity Weather Group a signalé des prévisions de températures plus froides que la normale dans le nord et l’est des États-Unis jusqu’au 30 janvier. Ces conditions météorologiques offrent un potentiel de hausse de la demande pour le chauffage, empêchant des baisses plus importantes. Cependant, ce soutien saisonnier semble insuffisant pour surmonter l’overhang structurel de stockage excédentaire.

Contraintes des terminaux d’exportation et leur impact paradoxal

Une dynamique critique du marché du nat-gaz a émergé suite à des problèmes opérationnels survenus dans les principales installations d’exportation de GNL. Les terminaux de Corpus Christi de Cheniere et de Freeport LNG, le long de la côte du Golfe du Texas, ont fonctionné en dessous des niveaux normaux d’alimentation en gaz cette semaine en raison de complications mécaniques et électriques. Ces contraintes paradoxalement pèsent à la baisse sur les prix — lorsque la capacité d’exportation de GNL est inférieure à la normale, le nat-gaz américain peut s’accumuler dans les stocks domestiques plutôt que d’être exporté, aggravant ainsi le surplus d’inventaire caractéristique de cette situation de surapprovisionnement.

Dynamique de la production et signaux mitigés

La production de gaz sec aux États-Unis, dans les 48 États inférieurs, a atteint 113,0 bcf/jour ( en hausse de 8,7 % par rapport à l’année précédente ), reflétant des niveaux de production proches des records. Malgré cette production robuste, l’EIA a revu à la baisse ses prévisions pour 2026, passant à 107,4 bcf/jour contre 109,11 bcf/jour le mois précédent, ce qui indique une baisse anticipée de la production. Les plateformes de forage actives ont diminué, Baker Hughes rapportant 122 plateformes de gaz naturel pour la semaine se terminant le 16 janvier — en baisse de 2 unités et nettement en dessous du pic de 130 plateformes atteint en novembre, sur une période de 2,25 ans. Cette modération de l’activité de forage suggère que le marché a déjà commencé à s’ajuster à des attentes de prix plus faibles.

Demande toujours faible

La demande dans les 48 États inférieurs s’établissait à 104,9 bcf/jour vendredi, en baisse de 2,4 % par rapport à l’année précédente, reflétant une consommation plus faible que la saison. La production d’électricité pour la semaine se terminant le 10 janvier a enregistré une baisse de 13,15 % en glissement annuel, à 79 189 GWh, bien que la production annuelle ait augmenté de 2,5 %, indiquant des schémas de demande électrique inégaux.

Flux d’exportation de GNL et comparaisons avec les stocks mondiaux

Les flux nets estimés de GNL vers les terminaux d’exportation américains ont atteint 19,8 bcf/jour vendredi, en hausse modérée de 2,5 % semaine après semaine. Par ailleurs, le stockage de gaz en Europe est rempli à 52 % — bien en dessous de la moyenne saisonnière de 68 % — soulignant le déséquilibre entre l’offre et la demande transatlantique. Cette divergence dans les positions d’inventaire régionales soutient la poursuite des exportations américaines de GNL, bien que la pression sur les prix à court terme persiste sur le marché intérieur.

Perspectives du marché

Le gaz naturel se trouve à un point d’inflexion où des réserves domestiques abondantes et des contraintes sur les terminaux eclipsent la stimulation de la demande par les conditions météorologiques. La situation actuelle du marché du nat-gaz — une force de production confrontée à un excédent de stockage — suggère que la tendance baissière des prix reste la voie de moindre résistance, sauf surprise majeure sur la demande ou interruption de la production.

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