Mardi, l’indice de peur VIX a bondi à 20,69 points, atteignant un sommet de huit semaines, et le sentiment de marché en matière de protection contre le risque s’est nettement renforcé. Mais la majorité des analystes estiment que cela est encore loin d’un véritable niveau de panique. Fait intéressant, alors que les actifs traditionnels de refuge connaissent une forte hausse, les cryptomonnaies subissent une chute brutale : le Bitcoin passe sous 91 000 dollars, et les flux vers les ETF se réduisent considérablement. Ce contraste met en évidence la complexité actuelle du marché : le risque géopolitique est effectivement en hausse, mais le degré de panique et la réaction des actifs ne sont pas alignés.
La véritable signification de la hausse du VIX
Signal au niveau des données
La performance du VIX mardi mérite effectivement d’être suivie, mais les données elles-mêmes expliquent le problème. Le VIX a bondi de 1,9 point à 20,69, atteignant le plus haut depuis le 24 novembre avec une clôture à 20,09 points. Cette hausse est techniquement significative, mais en termes absolus, il reste encore beaucoup de marge.
Selon les informations disponibles, le marché américain a chuté de plus de 2% le même jour, le S&P 500 enregistrant sa plus forte baisse quotidienne depuis octobre 2025, avec une capitalisation évaporée de 1,2 billion de dollars. Une telle correction boursière peut effectivement faire monter le VIX, mais la question clé est : s’agit-il d’une panique extrême ?
Les analystes sont unanimes : pas encore. Jim Carroll, conseiller en gestion de patrimoine à Charleston, en Caroline du Sud, indique que, bien que les indicateurs de risque réagissent nettement, “ce n’est pas encore une réaction de panique enflammée”. Alex Morris, de F/m Investments, précise que le VIX doit atteindre 30 pour déclencher une véritable panique, ce qui laisse encore 50% de hausse par rapport au niveau actuel.
Comportement réel des investisseurs
La réaction du marché face aux turbulences géopolitiques est claire : évitement du risque sur les actions, orientation vers des actifs défensifs. Selon les informations, l’or et l’argent sont devenus les principales options de refuge. L’argent a connu une hausse de 283% au cours des cinq dernières années, notamment en période de tensions accrues. La proportion de liquidités en main augmente également : une enquête de Bank of America en janvier montre que la part de liquidités est tombée à un niveau historiquement bas de 3,2%, ce qui indique que les investisseurs commencent à augmenter leur allocation en cash.
Ces comportements montrent que les investisseurs restent prudents, mais ne sombrent pas dans la panique. Si une panique extrême survenait, on verrait des ventes plus violentes et une rotation d’actifs encore plus extrême.
La source du risque géopolitique
La cause principale de la volatilité actuelle est le différend sur le Groenland. La menace de Trump d’imposer des droits de douane à certains pays européens a suscité des inquiétudes quant à une possible riposte de l’UE. La Deutsche Bank met en garde : avec près de 8 000 milliards de dollars en obligations, dettes et actions américaines détenues en Europe, une escalade des tensions pourrait déclencher une crise de “vente massive des États-Unis”.
Ce souci n’est pas infondé. L’agence de notation Fitch a déjà averti que la menace de droits de douane sur le Groenland augmente le risque géopolitique. Une enquête de Bank of America en janvier montre que, pour la première fois depuis octobre 2024, le conflit géopolitique est devenu le principal risque de queue.
Cependant, la réaction du marché indique que cette inquiétude en est encore au stade de la “vigilance” plutôt que de la “panique”.
La contre-performance du marché crypto
L’aspect le plus paradoxal se trouve dans le marché des cryptomonnaies. Alors que les actifs traditionnels de refuge (or, argent, dollar) montent, le Bitcoin chute à 90 979 dollars, et l’Ethereum passe sous 3 200 dollars. Lundi, le ETF Bitcoin spot a enregistré une sortie nette de 395 millions de dollars, dont 205 millions pour le fonds Fidelity FBTC.
Cela contredit la narration selon laquelle “le Bitcoin est un actif de refuge” en période de tension. Selon un point de vue dans les informations, “le Bitcoin chute lors de l’escalade géopolitique, contrairement à l’or et à l’argent, ce qui montre que nous sommes encore à un stade très précoce”. Cette observation est perspicace : elle indique qu’en période de panique extrême, le Bitcoin n’est peut-être pas encore largement accepté comme un actif de premier ordre en tant que refuge.
La chute du marché crypto résulte principalement de deux facteurs : d’une part, la vente systématique d’actifs risqués, et d’autre part, la déleveraging due aux inquiétudes macroéconomiques. Selon les informations, les liquidations de cryptomonnaies ont dépassé 800 millions de dollars, ce qui montre que de nombreux leviers ont été forcés à la liquidation.
Les clés pour la suite du marché
Tom Lee, chef de la recherche chez Fundstrat, propose un cadre de référence. Il pense qu’en raison des tensions géopolitiques, des droits de douane et de la division politique, un “retour douloureux” pourrait intervenir début 2026 sur le marché des cryptos et des actions américaines, avec une baisse de 15-20% sur le marché boursier. Cependant, avec la Fed qui adopte une posture dovish et la fin du resserrement quantitatif, une forte reprise est envisageable en fin d’année.
Cela signifie que la volatilité actuelle pourrait n’être que le début. Si les tensions géopolitiques s’intensifient, le VIX pourrait continuer à grimper. Mais d’après la majorité des analystes, un vrai niveau de panique extrême (VIX au-dessus de 30) nécessiterait encore un déclencheur plus grave.
En résumé
L’état actuel du marché peut être résumé par “une vigilance marquée mais pas encore une panique extrême”. La hausse du VIX reflète un risque réel, mais reste encore loin des niveaux extrêmes historiques. La réaction des investisseurs en matière de protection est également rationnelle : ils se tournent vers l’or, l’argent et le cash, plutôt que de se retirer complètement du marché.
La chute du marché crypto reflète davantage une correction systémique des actifs risqués et une pression de déleveraging qu’une reconnaissance de leur rôle de refuge. Ce phénomène montre une chose : à ce stade, le Bitcoin ne peut pas encore jouer le rôle de refuge en période de risque extrême comme l’or.
Il faut suivre si la tension géopolitique s’intensifie. Si le différend sur le Groenland dégénère en guerre commerciale ou en confrontation politique plus grave, le VIX pourrait continuer à monter. Mais, d’après la situation actuelle, les investisseurs restent en phase d’évaluation plutôt que de panique.
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VIX atteint son plus haut niveau en huit semaines mais sans panique extrême, pourquoi le marché des cryptomonnaies baisse-t-il à l'inverse
Mardi, l’indice de peur VIX a bondi à 20,69 points, atteignant un sommet de huit semaines, et le sentiment de marché en matière de protection contre le risque s’est nettement renforcé. Mais la majorité des analystes estiment que cela est encore loin d’un véritable niveau de panique. Fait intéressant, alors que les actifs traditionnels de refuge connaissent une forte hausse, les cryptomonnaies subissent une chute brutale : le Bitcoin passe sous 91 000 dollars, et les flux vers les ETF se réduisent considérablement. Ce contraste met en évidence la complexité actuelle du marché : le risque géopolitique est effectivement en hausse, mais le degré de panique et la réaction des actifs ne sont pas alignés.
La véritable signification de la hausse du VIX
Signal au niveau des données
La performance du VIX mardi mérite effectivement d’être suivie, mais les données elles-mêmes expliquent le problème. Le VIX a bondi de 1,9 point à 20,69, atteignant le plus haut depuis le 24 novembre avec une clôture à 20,09 points. Cette hausse est techniquement significative, mais en termes absolus, il reste encore beaucoup de marge.
Selon les informations disponibles, le marché américain a chuté de plus de 2% le même jour, le S&P 500 enregistrant sa plus forte baisse quotidienne depuis octobre 2025, avec une capitalisation évaporée de 1,2 billion de dollars. Une telle correction boursière peut effectivement faire monter le VIX, mais la question clé est : s’agit-il d’une panique extrême ?
Les analystes sont unanimes : pas encore. Jim Carroll, conseiller en gestion de patrimoine à Charleston, en Caroline du Sud, indique que, bien que les indicateurs de risque réagissent nettement, “ce n’est pas encore une réaction de panique enflammée”. Alex Morris, de F/m Investments, précise que le VIX doit atteindre 30 pour déclencher une véritable panique, ce qui laisse encore 50% de hausse par rapport au niveau actuel.
Comportement réel des investisseurs
La réaction du marché face aux turbulences géopolitiques est claire : évitement du risque sur les actions, orientation vers des actifs défensifs. Selon les informations, l’or et l’argent sont devenus les principales options de refuge. L’argent a connu une hausse de 283% au cours des cinq dernières années, notamment en période de tensions accrues. La proportion de liquidités en main augmente également : une enquête de Bank of America en janvier montre que la part de liquidités est tombée à un niveau historiquement bas de 3,2%, ce qui indique que les investisseurs commencent à augmenter leur allocation en cash.
Ces comportements montrent que les investisseurs restent prudents, mais ne sombrent pas dans la panique. Si une panique extrême survenait, on verrait des ventes plus violentes et une rotation d’actifs encore plus extrême.
La source du risque géopolitique
La cause principale de la volatilité actuelle est le différend sur le Groenland. La menace de Trump d’imposer des droits de douane à certains pays européens a suscité des inquiétudes quant à une possible riposte de l’UE. La Deutsche Bank met en garde : avec près de 8 000 milliards de dollars en obligations, dettes et actions américaines détenues en Europe, une escalade des tensions pourrait déclencher une crise de “vente massive des États-Unis”.
Ce souci n’est pas infondé. L’agence de notation Fitch a déjà averti que la menace de droits de douane sur le Groenland augmente le risque géopolitique. Une enquête de Bank of America en janvier montre que, pour la première fois depuis octobre 2024, le conflit géopolitique est devenu le principal risque de queue.
Cependant, la réaction du marché indique que cette inquiétude en est encore au stade de la “vigilance” plutôt que de la “panique”.
La contre-performance du marché crypto
L’aspect le plus paradoxal se trouve dans le marché des cryptomonnaies. Alors que les actifs traditionnels de refuge (or, argent, dollar) montent, le Bitcoin chute à 90 979 dollars, et l’Ethereum passe sous 3 200 dollars. Lundi, le ETF Bitcoin spot a enregistré une sortie nette de 395 millions de dollars, dont 205 millions pour le fonds Fidelity FBTC.
Cela contredit la narration selon laquelle “le Bitcoin est un actif de refuge” en période de tension. Selon un point de vue dans les informations, “le Bitcoin chute lors de l’escalade géopolitique, contrairement à l’or et à l’argent, ce qui montre que nous sommes encore à un stade très précoce”. Cette observation est perspicace : elle indique qu’en période de panique extrême, le Bitcoin n’est peut-être pas encore largement accepté comme un actif de premier ordre en tant que refuge.
La chute du marché crypto résulte principalement de deux facteurs : d’une part, la vente systématique d’actifs risqués, et d’autre part, la déleveraging due aux inquiétudes macroéconomiques. Selon les informations, les liquidations de cryptomonnaies ont dépassé 800 millions de dollars, ce qui montre que de nombreux leviers ont été forcés à la liquidation.
Les clés pour la suite du marché
Tom Lee, chef de la recherche chez Fundstrat, propose un cadre de référence. Il pense qu’en raison des tensions géopolitiques, des droits de douane et de la division politique, un “retour douloureux” pourrait intervenir début 2026 sur le marché des cryptos et des actions américaines, avec une baisse de 15-20% sur le marché boursier. Cependant, avec la Fed qui adopte une posture dovish et la fin du resserrement quantitatif, une forte reprise est envisageable en fin d’année.
Cela signifie que la volatilité actuelle pourrait n’être que le début. Si les tensions géopolitiques s’intensifient, le VIX pourrait continuer à grimper. Mais d’après la majorité des analystes, un vrai niveau de panique extrême (VIX au-dessus de 30) nécessiterait encore un déclencheur plus grave.
En résumé
L’état actuel du marché peut être résumé par “une vigilance marquée mais pas encore une panique extrême”. La hausse du VIX reflète un risque réel, mais reste encore loin des niveaux extrêmes historiques. La réaction des investisseurs en matière de protection est également rationnelle : ils se tournent vers l’or, l’argent et le cash, plutôt que de se retirer complètement du marché.
La chute du marché crypto reflète davantage une correction systémique des actifs risqués et une pression de déleveraging qu’une reconnaissance de leur rôle de refuge. Ce phénomène montre une chose : à ce stade, le Bitcoin ne peut pas encore jouer le rôle de refuge en période de risque extrême comme l’or.
Il faut suivre si la tension géopolitique s’intensifie. Si le différend sur le Groenland dégénère en guerre commerciale ou en confrontation politique plus grave, le VIX pourrait continuer à monter. Mais, d’après la situation actuelle, les investisseurs restent en phase d’évaluation plutôt que de panique.