Les tests rétroactifs historiques sur les actions révèlent : le retrait de MSCI pourrait déjà être intégré dans le prix

Le débat entourant la possible exclusion de MicroStrategy (MSTR) de l’indice MSCI a créé une incertitude importante pour les investisseurs. Pourtant, en examinant ce que montre le backtesting des données historiques des actions, la réponse à la question de savoir si une exclusion entraînerait une chute brutale devient étonnamment claire : le marché a probablement déjà intégré cette évolution négative. La chute dramatique de 51 % de MSTR depuis son pic d’octobre — nettement plus forte que la baisse du Bitcoin durant la même période — suggère que l’argent intelligent a déjà anticipé la décision attendue. Ce schéma s’aligne avec ce que révèlent des décennies d’ajustements d’indices historiques sur la façon dont les prix des actions réagissent réellement aux événements de retrait.

Pourquoi l’inclusion dans l’indice est importante : Comprendre l’influence de MSCI sur la performance des actions

Pour saisir pourquoi la décision de MSCI a autant d’impact, il faut d’abord reconnaître l’étendue extraordinaire de cet indice. L’indice MSCI n’est pas simplement un outil de classement ; il sert de référence fondamentale guidant des trillions de dollars dans les décisions d’allocation d’actifs mondiaux.

Le mécanisme fonctionne comme suit : des quantités massives de capitaux — circulant via des ETF gérés par des sociétés comme iShares et Vanguard, ainsi que par des fonds indiciels dédiés — sont contractuellement obligés de refléter précisément la composition de MSCI. Lorsqu’une société est exclue, ces fonds de suivi d’indice deviennent des vendeurs forcés. À la date effective (généralement en fin de mois), ils doivent liquider leurs positions, indépendamment des conditions de marché ou des niveaux de valorisation. Cela crée une pression mécanique de vente qui, traditionnellement, devrait faire chuter les prix.

Au-delà de l’écosystème des fonds passifs, les portefeuilles gérés activement font aussi face à des contraintes. Beaucoup de fonds institutionnels opèrent sous des mandats limitant leurs participations aux sociétés des principaux indices — un mécanisme de contrôle des risques conçu pour assurer la qualité du portefeuille. Lorsqu’une société sort de MSCI, ces fonds se sentent obligés de réduire ou d’éliminer leurs positions. L’effet en cascade contribue à réduire la liquidité disponible et à faire baisser les multiples de valorisation.

Ce que montre le backtesting : La véritable chronologie du déclin des prix

Cependant, un examen détaillé des actions ayant été retirées de MSCI révèle un schéma contre-intuitif. L’hypothèse traditionnelle — que les prix s’effondrent lorsque la sortie est annoncée — ne tient pas face à l’analyse. Au contraire, le backtesting montre que l’impact réel sur le marché suit un schéma en trois phases qui se répète systématiquement.

Prenons l’exemple le plus récent : le rééquilibrage de l’indice MSCI de novembre 2025. Des sociétés comme Whirlpool, Sensata Technologies et ZoomInfo ont été retirées de l’indice, avec l’annonce le 5 novembre et la radiation effective le 25 novembre.

Phase 1 — Période d’anticipation (100 jours avant l’annonce) : C’est à ce moment que le vrai dommage se produit. Les actions destinées à être retirées subissent une pression sévère, en baisse en moyenne de 24,5 %. Le marché, opérant avec des informations incomplètes et des fondamentaux en dégradation, commence à intégrer l’exclusion via un élargissement des spreads acheteur-vendeur et une baisse de l’intérêt institutionnel. Ce qui semble être une sortie coordonnée par la « smart money » reflète en réalité une reconnaissance croissante que l’exclusion devient de plus en plus probable.

Phase 2 — De l’annonce à la date effective : C’est ici que le backtesting de ces actions historiques donne des résultats surprenants. Lors de la divulgation officielle par MSCI de la décision de retrait, les prix se stabilisent de façon spectaculaire. La baisse moyenne durant cette période ne mesure que 0,7 % — à peine perceptible en termes de marché. Certaines valeurs, comme Whirlpool, ont même enregistré des gains (rebond de 2,1 %) lorsque les conditions de survente se sont inversées et que les traders techniques ont pris position.

Phase 3 — Après la radiation : Après la date effective de radiation, plusieurs composants du groupe retiré ont rebondi de manière substantielle. Sensata, par exemple, a enregistré des gains proches de 10 % lorsque la vente forcée a cessé et que les fondamentaux ont pu reprendre le dessus. Le schéma devient clair : le maximum de baisse a déjà été atteint bien avant l’action officielle.

En appliquant cela à MSTR : la dépréciation de 51 % depuis octobre représente une baisse qui dépasse le recul du Bitcoin durant la même période. Cette faiblesse excessive reflète précisément ce que le backtesting des retraits historiques d’indices prédit qu’il devrait se produire durant la « phase d’anticipation » — lorsque l’incertitude est à son comble et que le sentiment négatif domine. Il est donc très probable qu’une grande partie du downside lié à MSCI ait déjà été intégrée.

Nasdaq 100 envoie un message crucial

Un indicateur secondaire important soutient l’idée que les fondamentaux de MSTR n’ont pas fondamentalement empiré. L’indice Nasdaq 100, bien qu’utilisant des critères de sélection différents de MSCI, partage une exigence centrale : la capitalisation boursière et la liquidité de trading sont des critères essentiels.

Récemment, le Nasdaq 100 a fait une annonce importante : il maintiendra MicroStrategy comme composante. Cette décision a du poids car le Nasdaq 100 impose des standards stricts — seules les plus grandes sociétés technologiques non financières, très liquides, y sont éligibles. La capacité de MSTR à franchir cette étape montre que, au niveau des composants, son volume de trading quotidien moyen et sa capitalisation flottante restent solides et compétitifs. Bien que MSCI prenne en compte des considérations qualitatives de classification sectorielle que le Nasdaq pourrait ne pas considérer, la survie de MSTR dans le Nasdaq 100 indique que ses métriques dures restent robustes.

Le cadre d’opportunité asymétrique

En adoptant une perspective probabiliste, on découvre une dynamique risque-rendement attrayante. La décision de MSCI de retirer MSTR constitue indéniablement un facteur de vent contraire. Pourtant, comme le montrent le backtesting des événements de retrait historiques, une grande partie de cette négativité est déjà intégrée bien avant l’annonce officielle et la radiation.

Les véritables catalyseurs à venir diffèrent fortement selon le scénario :

  • Si MSCI décide de maintenir MSTR comme composante — une possibilité suggérée par la décision de maintien dans le Nasdaq 100 et par des métriques de liquidité raisonnables — cela pourrait entraîner un choc positif significatif. Les marchés étant habitués à des scénarios négatifs, les surprises positives génèrent des gains importants.

  • En revanche, si le retrait se produit, les schémas historiques suggèrent que le downside supplémentaire sera limité. La phase de correction a en grande partie été réalisée lors de la période d’anticipation de 100 jours précédente. La mise en œuvre produit généralement peu de dégâts supplémentaires — peut-être une baisse supplémentaire de 0,7 % à 1 % selon les données du backtesting.

Perspectives : Bitcoin reste le principal moteur

En fin de compte, le backtesting et l’analyse historique mettent en lumière une réalité importante : si la décision MSCI a une importance tactique, elle ne constitue pas le moteur fondamental de la trajectoire à long terme de MSTR. Cette distinction revient entièrement à Bitcoin. MSTR fonctionne comme un véhicule à effet de levier sur le prix du Bitcoin — un outil par lequel les investisseurs obtiennent une exposition concentrée aux actifs numériques.

La fenêtre d’annonce du 15 janvier offre aux investisseurs une clarté sur une variable. Que cette clarté apporte soulagement ou déception, la tendance plus large qui déterminera le destin de MSTR reste le mouvement du Bitcoin lui-même. Pour les investisseurs cherchant une exposition à la fois à Bitcoin et à la stratégie d’accumulation stratégique de Bitcoin de l’entreprise, le cadre risque-rendement actuel justifie une attention particulière à l’approche de ce moment clé.

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