Les marchés européens en hausse alors que les investisseurs attendent des signaux de la politique de la banque centrale

Les marchés européens ont progressé mercredi, portés par l’optimisme entourant les résultats d’entreprises et les développements économiques à travers le continent. Le sentiment d’investissement plus large reflète un équilibre délicat entre les surprises de bénéfices à court terme et les décisions de politique monétaire attendues des principales banques centrales, prévues pour jeudi.

Les attentes sont élevées quant au fait que la Banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre maintiendront leurs taux d’intérêt actuels. Les participants au marché se concentrent particulièrement sur les orientations futures que ces institutions fourniront, car leurs commentaires politiques pourraient offrir des signaux cruciaux sur la trajectoire des futures mesures monétaires.

Performance mitigée selon les indices régionaux

L’indice paneuropéen Stoxx 600 a légèrement progressé de 0,03 %, avec des performances très variables selon la géographie. Le FTSE 100 du Royaume-Uni a bondi de 0,85 %, tandis que le CAC 40 de France a augmenté de 1,01 %. L’indice DAX allemand a présenté une image contrastée, en chutant de 0,72 %, suggérant des pressions économiques divergentes parmi les principales économies du continent.

Au-delà des principaux indices, plusieurs marchés secondaires ont montré une dynamique plus forte. L’Autriche, la Belgique, la République tchèque, la Finlande, la Grèce, l’Irlande, la Norvège, la Pologne, le Portugal, la Suède et la Turquie ont tous enregistré des gains. Le marché danois a été une exception, avec le benchmark OMXC 20 chutant de près de 7 %, signalant une faiblesse localisée. L’Islande, les Pays-Bas, la Russie et l’Espagne ont également reculé.

Performances individuelles des actions stimulant la hausse des marchés européens

Les gains sur les marchés européens ont été largement soutenus par des performances remarquables d’entreprises. Entain a bondi de 10,5 %, tandis que DCC a progressé d’environ 8 %. Beazley a augmenté de près de 7 % après l’annonce par Zurich Insurance Group d’un accord préliminaire pour acquérir l’assureur spécialisé britannique dans le cadre d’une transaction en espèces d’une valeur pouvant atteindre 1 335 pence par action, soit environ 8,0 milliards de livres sterling.

GlaxoSmithKline (GSK) a rebondi de près de 7 % après avoir publié un bénéfice du quatrième trimestre supérieur aux attentes. Le bénéfice des actionnaires a augmenté pour atteindre 636 millions de livres ou 15,8 pence par action, contre 414 millions de livres ou 10,1 pence par action l’année précédente.

Les actions de consommation et industrielles ont contribué de manière significative aux gains. BT Group, Croda International, Hikma Pharmaceuticals, InterContinental Hotels Group, Bunzl, Diageo, Ashtead Group, Marks & Spencer, Coca-Cola HBC, Mondi, Hiscox, Burberry Group, Berkeley Group Holdings, Land Securities, Admiral Group et Tesco ont tous progressé entre 3 % et 6 %.

Les actions minières ont présenté un tableau mitigé. Antofagasta et Anglo American Plc ont chuté respectivement de 6,2 % et 3,8 %, tandis que Fresnillo a reculé de 3,2 %. Endeavour Mining a diminué d’environ 2,3 %, et Glencore a baissé de 1,1 %. À l’inverse, RightMove, Barclays, Babcock International, BAE Systems, The Sage Group, St. James’s Place, Polar Capital Technology Trust, Scottish Mortgage et Rolls-Royce Holdings ont enregistré des baisses notables.

Marchés allemand et français montrent une variation sectorielle

En Allemagne, Brenntag a bondi de 9 %, tandis que Deutsche Telekom, Continental, Symrise et BASF ont gagné entre 5 % et 6 %. Les constructeurs automobiles ont mené la progression, avec Beiersdorf, Mercedes-Benz, BMW, Volkswagen, Henkel, Fresenius Medical Care, Deutsche Post, Vonovia, Hannover Rück, Munich Re, Porsche Automobil Holding et Adidas en hausse entre 2 % et 4,7 %.

Contrebalançant ces gains, Heidelberg Materials a chuté de près de 10 %, et Siemens a reculé de plus de 6 %. Deutsche Bank, Rheinmetall, Scout24 et Siemens Energy ont reculé entre 4 % et 5 %, tandis qu’Infineon Technologies, Commerzbank, MTU Aero Engines et RWE ont également connu une baisse importante.

Les marchés français ont montré une dynamique plus forte dans l’ensemble. Air Liquide, Pernod Ricard, Renault, Accor, STMicroElectronics, Orange, Carrefour, Stellantis, L’Oréal, Edenred, Michelin, Dassault Systèmes et Bureau Veritas ont progressé entre 2,5 % et 5,5 %. Crédit Agricole, ArcelorMittal, Capgemini, Thales, Publicis Groupe et Legrand ont reculé entre 1 % et 3 %.

Données économiques fournissent un contexte pour les décisions des banques centrales

Les données d’inflation de la zone euro publiées par Eurostat ont révélé un ralentissement des pressions sur les prix, avec l’indice harmonisé des prix à la consommation ayant augmenté de 1,7 % en glissement annuel en janvier, en décélération par rapport à 2 % en décembre, conformément aux attentes des économistes. Sur un mois, l’indice HICP a diminué de 0,5 % en janvier.

Le PMI composite flash de la zone euro de S&P Global HCOB a légèrement reculé à 51,3 en janvier, contre 51,5 en décembre, révisé à la baisse à partir de 51,5 initialement, et en dessous des attentes du marché de 51,8. Le PMI des services est passé à 51,6 contre 52,4, tandis que le PMI manufacturier s’est amélioré à 50,5 contre 48,9.

Le PMI composite de l’Allemagne a augmenté à 52,1 en janvier, contre 51,3 en décembre, restant toutefois légèrement en dessous de l’estimation préliminaire de 52,5. Le PMI composite français a été révisé à la hausse à 49,1, contre une estimation initiale de 48,6, mais est resté en dessous de décembre (50,0). Le PMI des services français a reculé à 48,4, révisé à la hausse à partir de 47,9, contre 50,1 le mois précédent.

L’indice PMI composite plus large de S&P Global pour les marchés développés a augmenté à 53,7 en janvier, contre 51,4 en décembre, légèrement révisé à la baisse par rapport à l’estimation préliminaire de 53,9, mais dépassant largement les attentes initiales du marché de 51,5. Le PMI des services a progressé à 54,0 contre 51,4, tandis que le secteur manufacturier a atteint un sommet de 17 mois à 51,8, en hausse par rapport à 50,6.

Ces signaux économiques mitigés suggèrent que les marchés européens traversent une période de transition, avec une inflation en ralentissement et une activité stabilisée, préparant le terrain à une réflexion attentive des banques centrales sur leur orientation politique à venir.

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