Avez-vous déjà réfléchi à ce qui se passerait si votre salaire perdait la moitié de son pouvoir d’achat du jour au lendemain ? Pour des milliards de personnes dans le monde, cette hypothèse n’est pas théorique — c’est la réalité quotidienne de vivre dans un pays dont la monnaie, la moins valorisée au monde, continue de s’effondrer. Récemment, j’ai reçu une photo d’un voyageur au Moyen-Orient portant une pile de billets si volumineuse qu’elle ressemblait à de l’argent de jeu de société. Il s’agissait de centaines de milliers d’unités monétaires, mais la valeur réelle ? Moins qu’un simple repas. Cette image m’a fait réfléchir à une question économique profonde : alors qu’ici au Brésil nous discutons du taux de change du dollar, il existe des nations entières où la population vit quotidiennement avec des monnaies qui s’évaporent tout simplement de leur valeur. Le real, d’ailleurs, a connu des difficultés en 2024, mais ce que vous verrez dans ce classement révélera des situations économiquement bien plus graves.
À l’aube de 2026, un panorama international dominé par des pressions inflationnistes, des turbulences politiques et des chocs économiques a laissé plusieurs monnaies dans une position de fragilité extrême. Mais qu’est-ce qui cause réellement ce phénomène ? Pourquoi certaines monnaies deviennent-elles synonymes d’inutilité monétaire ? Cet article dévoilera non seulement quelles sont les monnaies avec la plus faible valeur au monde actuellement, mais aussi les mécanismes économiques derrière cette chute vertigineuse.
Pourquoi certaines monnaies perdent-elles autant de valeur : les mécanismes de dévaluation
Une monnaie dévaluée n’est jamais une coïncidence. C’est toujours le résultat d’un effondrement combiné de la confiance, des institutions et des fondamentaux économiques. Pour comprendre pourquoi une monnaie atteint le point d’être considérée comme la moins valorisée au monde, il faut examiner les facteurs qui la conduisent à cet état :
Inflation hors de contrôle : lorsque les prix augmentent de 50 %, 100 % ou même 1 000 % par an, on parle d’hyperinflation — un phénomène qui consume littéralement les économies et les salaires. Un billet qui valait quelque chose au début du mois peut être pratiquement sans valeur à la fin. Au Brésil, face à une inflation de 7-8 % par an, nous ressentons l’impact. Dans certains pays, cela est considéré comme une amélioration.
Instabilité politique chronique : coups d’État, changements constants de gouvernement, guerres civiles. Lorsqu’il n’y a pas de sécurité juridique ou de prévisibilité institutionnelle, les investisseurs étrangers fuient, et la monnaie locale devient un simple papier sans fondement réel.
Isolement économique et sanctions internationales : lorsque la communauté mondiale ferme ses portes commerciales et financières à un pays, celui-ci perd l’accès aux marchés internationaux. Le résultat est prévisible : la monnaie locale perd toute importance pour les transactions mondiales.
Pénurie de devises étrangères : si la Banque centrale ne dispose pas de réserves suffisantes en dollars, or ou autres actifs de valeur reconnue internationalement, elle ne peut simplement pas défendre la monnaie. C’est comme essayer de maintenir sa réputation de solvabilité quand ses comptes bancaires sont vides.
Fuite des capitaux et méfiance : lorsque même les citoyens locaux préfèrent garder des dollars cachés chez eux plutôt que de faire confiance à leur propre monnaie nationale, cela indique que la situation est critique. Cette fuite de capitaux amplifie la spirale de dévaluation.
Ces facteurs, isolés ou combinés, transforment une monnaie en une monnaie à la valeur la plus faible au monde, créant d’immenses défis pour la population locale.
Les 10 monnaies avec la plus faible valeur mondiale aujourd’hui
Sur la base de données de change actualisées et d’analyses de rapports économiques internationaux, voici les monnaies qui rencontrent actuellement les plus grands défis de valorisation :
1. Livre libanaise (LBP) — La chute absolue
Incontestablement championne de la dévaluation. Officiellement, le taux devrait être de 1 507,5 livres par dollar, mais cette cotation n’existe plus sur le marché réel depuis la crise de 2020. En pratique, il faut plus de 90 000 livres pour obtenir 1 dollar. La population fait face à de sévères restrictions sur les retraits bancaires, les commerces n’acceptent que le dollar américain, et l’économie est pratiquement dollarisée. Des témoins rapportent que même des chauffeurs de taxi exigent un paiement en devises étrangères, refusant totalement la monnaie nationale.
2. Rial iranien (IRR) — Sanctions et isolement
Les restrictions économiques internationales ont transformé le rial en symbole d’inutilité monétaire. Avec cette monnaie, 100 R$ brésiliens se convertissent en millions d’unités. En raison de l’isolement économique, le marché parallèle de change prospère avec plusieurs cotations. Paradoxalement, cette situation a créé une opportunité inattendue : des jeunes Iraniens adoptent massivement Bitcoin et Ethereum comme réserve de valeur, considérant les cryptomonnaies comme bien plus fiables que la monnaie d’État.
3. Dong vietnamien (VND) — La monnaie touristique généreuse
Cas singulier : le Vietnam possède une économie en expansion, mais le dong reste structurellement faible en raison de choix historiques de politique monétaire. Retirer 1 million de dongs à un distributeur offre une expérience de « millionnaire » instantané. Pour les touristes étrangers, c’est avantageux — 50 dollars US permettent plusieurs jours de confort. Pour les Vietnamiens, cela signifie des importations coûteuses et un pouvoir d’achat international réduit.
4. Kip laotien (LAK) — Fragilité structurelle
Le Laos fait face à des limitations telles qu’une petite économie, une dépendance critique aux importations et une inflation persistante. Le kip est si faible que les commerçants à la frontière thaïlandaise préfèrent souvent recevoir des bahts thaïlandais, la monnaie du pays voisin.
5. Roupie indonésienne (IDR) — La géante affaiblie
Malgré que l’Indonésie soit la plus grande économie d’Asie du Sud-Est, la rupiah n’a jamais réussi à consolider une force de change. Historiquement, depuis 1998, elle reste parmi les monnaies à la plus faible valeur mondiale. Pour les Brésiliens à Bali, c’est un paradis pour faire du shopping — 200 R$ par jour offrent un niveau de vie confortable.
6. Som uzbek (UZS) — Héritage d’une économie fermée
L’Ouzbékistan a récemment mis en œuvre des réformes économiques importantes, mais le som porte encore le poids de décennies d’économie isolée. Malgré les efforts pour attirer les investissements étrangers, la monnaie reste dévaluée.
7. Franc guinéen (GNF) — Une richesse qui ne se traduit pas en monnaie
Cas classique de contradiction économique : la Guinée possède des réserves abondantes d’or et de bauxite, ressources naturelles précieuses. Cependant, l’instabilité politique et la corruption généralisée empêchent cette richesse de se convertir en une monnaie forte et stable.
8. Guarani paraguayen (PYG) — Le voisin aux achats abordables
Notre voisin Paraguay maintient une économie relativement prévisible, mais le guarani a une histoire de faiblesse monétaire. Par conséquent, Ciudad del Este reste une destination de choix pour les achats transfrontaliers des consommateurs brésiliens.
9. Ariary malgache (MGA) — La pauvreté reflétée dans la monnaie
Madagascar fait partie des nations les plus pauvres du monde, et l’ariary reflète précisément ce contexte. Les importations coûtent une fortune, réduisant le pouvoir d’achat international de la population à presque zéro.
10. Franc du Burundi (BIF) — L’instabilité en papier
En clôture du classement, une monnaie si dévaluée que les transactions de montants importants nécessitent de transporter des sacs entiers de billets. L’instabilité politique chronique du Burundi se reflète directement dans la valeur de sa monnaie nationale.
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La monnaie avec la plus petite valeur du monde en 2025-2026 : Le classement complet et ce qu'il faut en tirer
Avez-vous déjà réfléchi à ce qui se passerait si votre salaire perdait la moitié de son pouvoir d’achat du jour au lendemain ? Pour des milliards de personnes dans le monde, cette hypothèse n’est pas théorique — c’est la réalité quotidienne de vivre dans un pays dont la monnaie, la moins valorisée au monde, continue de s’effondrer. Récemment, j’ai reçu une photo d’un voyageur au Moyen-Orient portant une pile de billets si volumineuse qu’elle ressemblait à de l’argent de jeu de société. Il s’agissait de centaines de milliers d’unités monétaires, mais la valeur réelle ? Moins qu’un simple repas. Cette image m’a fait réfléchir à une question économique profonde : alors qu’ici au Brésil nous discutons du taux de change du dollar, il existe des nations entières où la population vit quotidiennement avec des monnaies qui s’évaporent tout simplement de leur valeur. Le real, d’ailleurs, a connu des difficultés en 2024, mais ce que vous verrez dans ce classement révélera des situations économiquement bien plus graves.
À l’aube de 2026, un panorama international dominé par des pressions inflationnistes, des turbulences politiques et des chocs économiques a laissé plusieurs monnaies dans une position de fragilité extrême. Mais qu’est-ce qui cause réellement ce phénomène ? Pourquoi certaines monnaies deviennent-elles synonymes d’inutilité monétaire ? Cet article dévoilera non seulement quelles sont les monnaies avec la plus faible valeur au monde actuellement, mais aussi les mécanismes économiques derrière cette chute vertigineuse.
Pourquoi certaines monnaies perdent-elles autant de valeur : les mécanismes de dévaluation
Une monnaie dévaluée n’est jamais une coïncidence. C’est toujours le résultat d’un effondrement combiné de la confiance, des institutions et des fondamentaux économiques. Pour comprendre pourquoi une monnaie atteint le point d’être considérée comme la moins valorisée au monde, il faut examiner les facteurs qui la conduisent à cet état :
Inflation hors de contrôle : lorsque les prix augmentent de 50 %, 100 % ou même 1 000 % par an, on parle d’hyperinflation — un phénomène qui consume littéralement les économies et les salaires. Un billet qui valait quelque chose au début du mois peut être pratiquement sans valeur à la fin. Au Brésil, face à une inflation de 7-8 % par an, nous ressentons l’impact. Dans certains pays, cela est considéré comme une amélioration.
Instabilité politique chronique : coups d’État, changements constants de gouvernement, guerres civiles. Lorsqu’il n’y a pas de sécurité juridique ou de prévisibilité institutionnelle, les investisseurs étrangers fuient, et la monnaie locale devient un simple papier sans fondement réel.
Isolement économique et sanctions internationales : lorsque la communauté mondiale ferme ses portes commerciales et financières à un pays, celui-ci perd l’accès aux marchés internationaux. Le résultat est prévisible : la monnaie locale perd toute importance pour les transactions mondiales.
Pénurie de devises étrangères : si la Banque centrale ne dispose pas de réserves suffisantes en dollars, or ou autres actifs de valeur reconnue internationalement, elle ne peut simplement pas défendre la monnaie. C’est comme essayer de maintenir sa réputation de solvabilité quand ses comptes bancaires sont vides.
Fuite des capitaux et méfiance : lorsque même les citoyens locaux préfèrent garder des dollars cachés chez eux plutôt que de faire confiance à leur propre monnaie nationale, cela indique que la situation est critique. Cette fuite de capitaux amplifie la spirale de dévaluation.
Ces facteurs, isolés ou combinés, transforment une monnaie en une monnaie à la valeur la plus faible au monde, créant d’immenses défis pour la population locale.
Les 10 monnaies avec la plus faible valeur mondiale aujourd’hui
Sur la base de données de change actualisées et d’analyses de rapports économiques internationaux, voici les monnaies qui rencontrent actuellement les plus grands défis de valorisation :
1. Livre libanaise (LBP) — La chute absolue
Incontestablement championne de la dévaluation. Officiellement, le taux devrait être de 1 507,5 livres par dollar, mais cette cotation n’existe plus sur le marché réel depuis la crise de 2020. En pratique, il faut plus de 90 000 livres pour obtenir 1 dollar. La population fait face à de sévères restrictions sur les retraits bancaires, les commerces n’acceptent que le dollar américain, et l’économie est pratiquement dollarisée. Des témoins rapportent que même des chauffeurs de taxi exigent un paiement en devises étrangères, refusant totalement la monnaie nationale.
2. Rial iranien (IRR) — Sanctions et isolement
Les restrictions économiques internationales ont transformé le rial en symbole d’inutilité monétaire. Avec cette monnaie, 100 R$ brésiliens se convertissent en millions d’unités. En raison de l’isolement économique, le marché parallèle de change prospère avec plusieurs cotations. Paradoxalement, cette situation a créé une opportunité inattendue : des jeunes Iraniens adoptent massivement Bitcoin et Ethereum comme réserve de valeur, considérant les cryptomonnaies comme bien plus fiables que la monnaie d’État.
3. Dong vietnamien (VND) — La monnaie touristique généreuse
Cas singulier : le Vietnam possède une économie en expansion, mais le dong reste structurellement faible en raison de choix historiques de politique monétaire. Retirer 1 million de dongs à un distributeur offre une expérience de « millionnaire » instantané. Pour les touristes étrangers, c’est avantageux — 50 dollars US permettent plusieurs jours de confort. Pour les Vietnamiens, cela signifie des importations coûteuses et un pouvoir d’achat international réduit.
4. Kip laotien (LAK) — Fragilité structurelle
Le Laos fait face à des limitations telles qu’une petite économie, une dépendance critique aux importations et une inflation persistante. Le kip est si faible que les commerçants à la frontière thaïlandaise préfèrent souvent recevoir des bahts thaïlandais, la monnaie du pays voisin.
5. Roupie indonésienne (IDR) — La géante affaiblie
Malgré que l’Indonésie soit la plus grande économie d’Asie du Sud-Est, la rupiah n’a jamais réussi à consolider une force de change. Historiquement, depuis 1998, elle reste parmi les monnaies à la plus faible valeur mondiale. Pour les Brésiliens à Bali, c’est un paradis pour faire du shopping — 200 R$ par jour offrent un niveau de vie confortable.
6. Som uzbek (UZS) — Héritage d’une économie fermée
L’Ouzbékistan a récemment mis en œuvre des réformes économiques importantes, mais le som porte encore le poids de décennies d’économie isolée. Malgré les efforts pour attirer les investissements étrangers, la monnaie reste dévaluée.
7. Franc guinéen (GNF) — Une richesse qui ne se traduit pas en monnaie
Cas classique de contradiction économique : la Guinée possède des réserves abondantes d’or et de bauxite, ressources naturelles précieuses. Cependant, l’instabilité politique et la corruption généralisée empêchent cette richesse de se convertir en une monnaie forte et stable.
8. Guarani paraguayen (PYG) — Le voisin aux achats abordables
Notre voisin Paraguay maintient une économie relativement prévisible, mais le guarani a une histoire de faiblesse monétaire. Par conséquent, Ciudad del Este reste une destination de choix pour les achats transfrontaliers des consommateurs brésiliens.
9. Ariary malgache (MGA) — La pauvreté reflétée dans la monnaie
Madagascar fait partie des nations les plus pauvres du monde, et l’ariary reflète précisément ce contexte. Les importations coûtent une fortune, réduisant le pouvoir d’achat international de la population à presque zéro.
10. Franc du Burundi (BIF) — L’instabilité en papier
En clôture du classement, une monnaie si dévaluée que les transactions de montants importants nécessitent de transporter des sacs entiers de billets. L’instabilité politique chronique du Burundi se reflète directement dans la valeur de sa monnaie nationale.