AFRIQUE FRANCOPHONE | La fintech nigériane Nomba entre dans le secteur des envois de fonds en RDC

robot
Création du résumé en cours

La fintech nigériane Nomba** fait son entrée en République démocratique du Congo (RDC) en lançant un modèle commercial axé sur les envois de fonds, après avoir discrètement développé ses opérations dans le pays au cours de l’année passée.

Selon Henry Bankole, directeur du pays pour Nomba en RDC, l’entreprise exploite des corridors de remises à volume élevé – notamment depuis la Chine et Dubaï – et recrute des agents locaux en espèces à Kinshasa et au-delà pour gérer les flux entrants.

  • Plus de 80 % de la population congolaise n’aurait pas de compte bancaire, ce qui souligne une exclusion financière profonde dans le pays.
  • Le secteur bancaire de la RDC est fortement dollarisé, avec plus de 90 % des dépôts et prêts libellés en dollars américains, tandis que ses 18 banques détiennent seulement 15 milliards de dollars en dépôts totaux.
  • Par ailleurs, les opérateurs de mobile money Vodacom, Orange et Airtel gèrent collectivement plus de 24 millions de portefeuilles, mais de nombreux utilisateurs retirent immédiatement leurs fonds, limitant l’utilité de ces portefeuilles.

Nomba pense qu’en commençant par les envois de fonds, elle dispose d’une forte « rampe d’accès » pour instaurer la confiance et construire une infrastructure pour des services bancaires numériques plus larges.

« Les envois de fonds sont le flux d’argent existant… En commençant là, nous pouvons rapidement gagner la confiance transactionnelle et construire les rails nécessaires pour les paiements et le crédit, » a déclaré Bankole.

Le plan à long terme de la fintech est d’ajouter des services de paiement et de crédit, en utilisant le même réseau d’agents qu’elle construit pour ses activités de remises.

La conformité réglementaire est au cœur de la stratégie de Nomba en RDC :

  • Elle s’aligne avec la Banque centrale de la RDC (BCC)
  • Respecte les réglementations locales anti-blanchiment (AML), et
  • Met en œuvre des protocoles stricts de connaissance du client (KYC) et de surveillance des transactions.

Mais Nomba doit faire face à de grands défis, notamment la confiance – beaucoup de Congolais privilégient encore l’interaction en personne plutôt que l’inscription entièrement numérique – ainsi que des problèmes de liquidité liés à la gestion des fonds en espèces des agents et aux délais de règlement bancaire lents.

L’expansion de Nomba intervient sur un marché concurrentiel : en 2024, les quatre principaux fournisseurs de mobile money en RDC (Vodacom, Orange, Airtel et Africell) ont généré un chiffre d’affaires combiné de 174,2 millions de dollars.

Malgré la concurrence, Nomba considère le secteur des envois de fonds comme un « océan bleu » relativement sous-servi et vise à se différencier par une expérience produit supérieure pour les agents et les utilisateurs finaux.

Souhaitez-vous rester informé des développements fintech en Afrique francophone ?

Rejoignez notre chaîne WhatsApp ici.

Voir l'original
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
  • Récompense
  • Commentaire
  • Reposter
  • Partager
Commentaire
0/400
Aucun commentaire
  • Épingler