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Pourquoi les prix du café augmentent-ils ? Un regard sur les perturbations de l'offre et du transport
Les prix du café augmentent aujourd’hui sur les principaux marchés, avec les contrats à terme sur l’arabica de mai en hausse de +1,42 % et ceux sur le robusta de mai en progression de +4,39 %, atteignant un sommet en deux semaines. Ce mouvement à la hausse reflète une interaction complexe entre les pressions du côté de l’offre et les défis logistiques qui remodelent le marché mondial du café. Comprendre ce qui pousse les prix du café à la hausse nécessite d’examiner à la fois les disruptions immédiates et les prévisions de production à plus long terme.
Tensions géopolitiques secouent les chaînes d’approvisionnement mondiales
Le principal facteur soutenant actuellement les prix du café provient des tensions au Moyen-Orient. Le conflit en Iran a gravement perturbé le trafic maritime dans le détroit de Hormuz, l’un des passages maritimes les plus critiques au monde. Cette perturbation a des conséquences importantes pour le commerce du café : augmentation des tarifs de transport mondiaux, hausse des primes d’assurance et coûts du carburant plus élevés, qui se répercutent sur les importateurs et torréfacteurs de café dans le monde entier. Ces coûts supplémentaires augmentent directement la structure des coûts pour acheminer le café des pays d’origine vers les marchés de consommation.
Cependant, tous les facteurs liés à l’offre ne vont pas dans la même direction. Le Brésil, principal producteur d’arabica au monde, a récemment bénéficié de précipitations favorables qui ont amélioré les perspectives de récolte. Selon Somar Meteorologia, la région de Minas Gerais, la plus grande zone de culture d’arabica du Brésil, a reçu 78 mm de pluie durant la semaine se terminant le 20 février, soit 131 % de la moyenne historique. Ce développement météorologique tempère la hausse des prix de l’arabica par rapport à la forte envolée du robusta.
Brésil et Vietnam : signaux contradictoires pour le marché du café
Les prévisions de production récentes envoient des signaux mitigés pour l’évolution des prix du café. L’agence de prévision agricole du Brésil, Conab, a annoncé le 5 février que la production de café du pays en 2026 devrait augmenter de 17,2 % en glissement annuel pour atteindre un record de 66,2 millions de sacs. Parmi cette quantité, la production d’arabica devrait bondir de 23,2 % pour atteindre 44,1 millions de sacs, tandis que la production de robusta augmenterait de 6,3 % pour atteindre 22,1 millions de sacs.
Les chiffres de production mondiaux illustrent une expansion encore plus grande de l’offre. Rabobank prévoit que la production mondiale de café atteindra un record de 180 millions de sacs lors de la saison 2026/27, soit environ 8 millions de sacs de plus que l’année précédente. Par ailleurs, le Vietnam, premier producteur mondial de robusta, continue d’accroître ses exportations. Selon le Bureau national des statistiques du Vietnam, les exportations de café en janvier ont augmenté de 38,3 % en glissement annuel pour atteindre 198 000 tonnes métriques, tandis que les exportations annuelles de 2025 ont progressé de 17,5 % pour atteindre 1,58 million de tonnes métriques. Pour 2025/26, la production de café du Vietnam est estimée à 1,76 million de tonnes métriques (29,4 millions de sacs), soit une hausse de 6 % en glissement annuel et un sommet en 4 ans.
La Colombie, deuxième plus grand producteur d’arabica au monde, envoie des signaux différents. La Fédération nationale des caféiculteurs a indiqué qu’en janvier, la production de café a chuté de 34 % en glissement annuel pour atteindre seulement 893 000 sacs, une contraction significative qui soutient les prix en resserrant l’offre d’arabica dans cette origine clé.
Prévisions de production record vs stocks en baisse
Le Service de l’agriculture étrangère de l’USDA (FAS) a publié le 18 décembre une perspective mondiale globale, prévoyant que la production mondiale de café en 2025/26 augmentera de 2,0 % en glissement annuel pour atteindre un record de 178,848 millions de sacs. Cependant, cela masque des tendances divergentes entre les deux principaux types de café : la production d’arabica devrait diminuer de 4,7 % pour atteindre 95,515 millions de sacs, tandis que celle du robusta devrait augmenter de 10,9 % pour atteindre 83,333 millions de sacs. Le FAS prévoit également que la production du Brésil en 2025/26 reculera de 3,1 % pour atteindre 63 millions de sacs, tandis que celle du Vietnam progressera de 6,2 %, atteignant un sommet en 4 ans de 30,8 millions de sacs.
Les stocks en entrepôt de l’ICE présentent une image plus complexe pour les prix du café. Les stocks d’arabica ont chuté à un niveau historiquement bas de 396 513 sacs le 18 novembre, soit 1,75 an, mais ont depuis rebondi à 466 055 sacs, la semaine dernière — restant un niveau relativement serré pouvant soutenir les prix en cas de perturbations de l’offre. Les stocks de robusta ont également diminué pour atteindre un creux de 14 mois de 4 012 lots le 10 décembre, puis ont rebondi à 4 662 lots le 26 janvier. Bien que cette reprise des stocks puisse éventuellement exercer une pression à la baisse sur les prix du café, les conditions actuelles restent soutenantes à court terme.
L’Organisation internationale du café (OIC) a indiqué le 7 novembre que les exportations mondiales de café pour l’année commerciale en cours (octobre-septembre) ont diminué de 0,3 % en glissement annuel pour atteindre 138,658 millions de sacs, indiquant un ralentissement des flux commerciaux. De plus, le FAS prévoit que les stocks de fin d’année 2025/26 se contracteront de 5,4 %, pour atteindre 20,148 millions de sacs, contre 21,307 millions en 2024/25, ce qui suggère une persistance de la tension entre l’offre et la demande.
Quelles sont les perspectives pour les prix du café ?
La trajectoire des prix du café dépendra des forces concurrentes dans les mois à venir. Les contraintes d’offre dues aux perturbations logistiques et à la faiblesse de la production colombienne apportent un soutien immédiat. Cependant, l’expansion massive de la production prévue au Brésil et au Vietnam, combinée à la reprise des stocks ICE, constitue un vent contraire qui pourrait à terme faire baisser les prix du café. Pour l’instant, la crise logistique et les tensions géopolitiques dominent, mais la perspective à moyen terme du marché dépend fortement de la réalisation effective de ces nouvelles prévisions de production.