Des drones frappent la plus grande ville de l'est du Congo, tuant une travailleuse humanitaire française, selon les rebelles et l'ONU

  • Résumé

  • Les rebelles AFC/M23 accusent l’armée congolaise d’une attaque par drone

  • Le président français Macron condamne l’attaque

  • L’agence de l’ONU pour l’enfance confirme la mort d’un travailleur humanitaire français

11 mars (Reuters) - Des frappes de drone ont touché Goma dans l’est du Congo mercredi, tuant au moins trois personnes, dont un travailleur humanitaire français, selon le groupe et l’ONU.

Les AFC/M23 ont accusé l’armée congolaise de l’attaque, déclarant sur X que Kinshasa avait lancé des drones contre une zone urbaine densément peuplée dans la ville au bord du lac.

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Un porte-parole des rebelles a déclaré dans un autre message que trois personnes étaient mortes, dont un travailleur humanitaire étranger.

Un haut responsable de l’agence de l’ONU pour l’enfance, UNICEF, a indiqué à Reuters qu’un de ses employés, de nationalité française, avait été tué.

La mission de maintien de la paix de l’ONU au Congo a confirmé que les frappes ont tué un membre du personnel de l’ONU et deux autres civils, et a averti que les attaques contre le personnel de l’ONU pourraient constituer des crimes de guerre.

Le président français Emmanuel Macron et Hadja Lahbib, commissaire européen à l’égalité, la préparation et la gestion des crises, ont condamné l’attaque dans des messages sur X, appelant au respect du droit humanitaire international et affirmant que les travailleurs humanitaires ne doivent jamais être ciblés.

Un porte-parole de l’armée congolaise a refusé de commenter.

Un porte-parole du gouvernement congolais n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

INQUIÉTUDE DES VOISINS RWANDA

Jean Maurice Uwera, porte-parole adjoint du gouvernement rwandais, a déclaré sur X que l’attaque soulignait les préoccupations sécuritaires près de la frontière rwandaise malgré un accord de paix médié par les États-Unis, signé l’année dernière à Washington.

Les États-Unis ont imposé ce mois-ci des sanctions à l’Armée de défense du Rwanda et à des hauts responsables militaires pour leur soutien présumé aux rebelles AFC/M23 dans l’est du Congo. Le Rwanda nie ces accusations.

Un journaliste de Reuters à Goma a rapporté avoir entendu deux fortes explosions vers 4 heures du matin (02h00 GMT). Les détonations ont secoué fenêtres et portes, suivies par le son des sirènes d’ambulance.

Un haut responsable des AFC/M23 a indiqué à Reuters que la maison frappée par l’un des drones avait été louée par des employés de l’UNICEF et se trouve à proximité d’une résidence de l’ancien président congolais Joseph Kabila, dans un quartier abritant plusieurs figures politiques et commerciales importantes.

Ce responsable a ajouté qu’un second drone avait visé la résidence du coordinateur politique des AFC/M23, Corneille Nangaa, mais s’était abattu dans le lac Kivu.

Les frappes interviennent après plusieurs semaines d’intensification des opérations de drones des deux côtés du conflit.

Reportage par la rédaction du Congo, Giulia Paravicini et Clément Bonnerot ; rédaction par Clément Bonnerot ; montage par Robbie Corey-Boulet et Andrew Cawthorne

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