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La guerre en Iran sera-t-elle le "déclencheur de la crise financière américaine" ?
Une guerre lointaine au Moyen-Orient coupe précisément la « grande artère » du système financier américain.
En surface, le blocus du détroit d’Hormuz n’est qu’une crise énergétique déclenchée par la géopolitique ; mais sous la surface, il bloque une veine secrète qui soutient le fonctionnement des marchés mondiaux depuis des décennies — le cycle du dollar pétrolier.
Plus dangereux encore, de l’autre côté de l’océan, un énorme baril de poudre gronde déjà : le marché du crédit privé aux États-Unis se détériore à toute vitesse, les fonds de prêts à la consommation gèlent leurs rachats, les géants de Wall Street retirent d’urgence leurs émissions de dette, et les dirigeants du secteur lancent des avertissements publics.
Lorsque « la coupure du Moyen-Orient » rencontre « la perte de sang de Wall Street », deux lignes de crise convergent vers un même point : une crise financière américaine en gestation.
Les attaques mutuelles entre Israël et l’Iran se propagent vers les infrastructures énergétiques clés, et l’illusion que « le conflit durera quelques semaines » s’effondre. Si la guerre avec l’Iran se prolonge, la crise pourrait éclater au même endroit.
Dollar pétrolier : la richesse du Moyen-Orient derrière la prospérité de l’IA
Pour comprendre la logique profonde de cette crise, il faut d’abord saisir la mécanique secrète du système financier mondial : le cycle du dollar pétrolier (Petrocapital Cycle).
Ce concept a été initialement proposé par les économistes el-Gamal et Jaffe : les pays producteurs de pétrole du Golfe vendent leur pétrole contre d’énormes dollars, qu’ils réinvestissent sous forme d’investissements dans le marché financier international. Cela empêche l’inflation excessive dans ces pays et fournit une liquidité continue au système de crédit mondial.
Depuis la crise pétrolière de 1973, ce cycle est la pierre angulaire invisible du fonctionnement financier mondial. L’histoire a déjà prouvé qu’une fois cette veine coupée, le coût serait catastrophique.
Les chocs pétroliers de 1979, combinés à la guerre Iran-Irak de 1980, ont vu les pays du Golfe retirer frénétiquement des capitaux du système bancaire international pour financer la guerre. Résultat : la crise de la dette souveraine en Amérique latine en 1982 — la première crise systémique déclenchée par la « coupure du dollar pétrolier » dans l’histoire.
Aujourd’hui, ce cycle a été amplifié à un niveau stupéfiant. En novembre 2025, les actifs détenus par le secteur financier des Émirats arabes unis atteignent 1,4 trillion de dollars.
Mais surtout, où est allé l’argent du Moyen-Orient ? La réponse : vers la Silicon Valley et Wall Street.
Dans la course à la mode de l’IA, que ce soit les puces Nvidia, la valorisation d’OpenAI, ou les prêts aux logiciels technologiques en expansion folle dans le marché privé, tous sont soutenus par des capitaux du Moyen-Orient.
L’année dernière, le prince héritier saoudien Salman a visité les États-Unis, promettant d’augmenter ses investissements américains de 600 milliards à 1 000 milliards de dollars, en pointant directement « les puces IA et la puissance de calcul » comme cœur de cette stratégie. Par la suite, Google, Oracle, AMD et d’autres géants technologiques ont signé pour 80 milliards de dollars d’investissements dans des « technologies de pointe » avec l’Arabie saoudite ; DataVolt Saudi a même dépensé 20 milliards de dollars pour des centres de données IA aux États-Unis.
En clair, le dollar pétrolier du Moyen-Orient est depuis longtemps solidement intégré dans la chaîne de capitaux de l’industrie IA américaine.
Mais le 28 février, la machine s’est grippée.
Le détroit d’Hormuz a été fermé, l’Iran a posé des mines. Fitch, initialement optimiste, prévoyait un impact « modéré » d’un mois de blocus, mais la réalité a brutalement démenti : le détroit est bloqué durablement, et les infrastructures énergétiques clés subissent des bombardements continus.
L’artère du dollar pétrolier vers le marché américain se serre de plus en plus, sous l’étreinte de la guerre.
Le crédit privé : la poudrière en flammes
Si le Moyen-Orient représente une coupure externe, alors à l’intérieur du système financier américain, une crise s’est déjà formée en silence.
Avant même l’éclatement de la guerre Iran-Irak, le marché du crédit privé de Wall Street était déjà au bord du gouffre. Et c’est l’IA, chérie du Moyen-Orient, qui l’a précipité.
Ces dernières années, le crédit privé a connu une croissance sauvage, leur activité favorite étant de prêter aux sociétés SaaS (logiciels en tant que service) rachetées par des fonds de private equity, en profitant de marges élevées. Selon UBS et Barclays, la concentration est alarmante : 55 % des prêts dans le portefeuille de crédit privé concernent les services aux entreprises et la technologie de l’information.
C’était un jeu de capital parfait, jusqu’à l’émergence d’Anthropic et de Claude.
L’IA bouleverse à une vitesse fulgurante le modèle économique des logiciels traditionnels. Les valorisations des SaaS s’effondrent, leur flux de trésorerie pour rembourser les prêts devient illusoire. Les actifs sous-jacents se dégradent, et le domino du crédit privé commence à tomber.
Voici le « calendrier de l’effondrement » :
Aujourd’hui, des géants comme Blackstone, BlackRock, Morgan Stanley font face à plus de 10,1 milliards de dollars de retraits, avec une capacité de remboursement d’environ 70 %.
Les déclarations des grands du secteur ne font que dévoiler la dernière couche de honte. John Zito, co-président d’Apollo, a déclaré lors d’une réunion interne de UBS : « Un prêt à une PME classique ne rapporte que 20 à 40 cents par dollar, pas plus. » Quant à la durée de la vague de rachats ? « Je ne sais pas. »
JPMorgan a rapidement retiré 5,3 milliards de dollars d’émission de dette pour Qualtrics. Les analystes de Bank of America ont même évoqué la possibilité d’un « remake de la crise des subprimes » de 2008 — « Tout le monde pensait que les prêts subprimes étaient un problème local, jusqu’à ce qu’ils renversent le système entier. »
La chronologie de la guerre : plus elle dure, plus c’est dangereux
Face à cette fragilité du socle financier, pourquoi le marché américain ne s’est-il pas encore effondré ?
Parce que les élites de Wall Street maintiennent encore une hypothèse : il ne s’agit que d’un conflit local, rapide.
Au début, Christopher Granville, directeur général de TS Lombard pour la recherche géopolitique mondiale, prévoyait : le conflit durerait au maximum quatre à cinq semaines, et le marché pourrait tenir.
Mais cette illusion a été brisée le 18 mars.
Ce jour-là, Israël a bombardé le plus grand champ de gaz naturel iranien ; en représailles, l’Iran a frappé la ville industrielle de Ras Laffan au Qatar (un nœud énergétique crucial).
Granville a immédiatement révisé ses prévisions, passant d’un « choc bref » à une « perturbation énergétique de cinq mois, semblable à la guerre russo-ukrainienne de 2022 ». Il a souligné avec pessimisme que la réouverture du détroit est très improbable. Bien que Trump ne souhaite pas voir des prix du pétrole élevés avant la présidentielle, sa déclaration « bloquer le détroit est une affaire d’autres pays » réduit considérablement la possibilité d’une intervention américaine pour calmer la situation.
Christopher Smart, associé chez Arbroath Group, a lui aussi exprimé une vision désespérée : « Même si un miracle arrêtait la guerre demain, le monde comprendrait déjà que la liberté de circulation de 20 % du pétrole mondial dépend de la future volonté du gouvernement iranien. »
Enfin, Bhanu Baweja, stratégiste chez UBS, a lancé un dernier avertissement : « Wall Street a l’habitude que la Fed sauve le marché dès qu’il y a un problème politique, mais ils ne sont pas préparés à une guerre longue. Si le conflit dure jusqu’en avril, le prix du pétrole pourrait dépasser 150 dollars le baril. »
Trois crises en convergence
En tissant ces trois lignes de crise, une carte de la crise financière se dessine peu à peu :
Les crises ne surviennent jamais comme prévu. Elles commencent souvent par un conflit apparemment lointain, suivent la voie secrète du capital, et finissent par déclencher une avalanche dans le centre financier le plus prospère, dont personne ne sort indemne.
Avertissement et clause de non-responsabilité
Le marché comporte des risques, investissez prudemment. Cet article ne constitue pas un conseil d’investissement personnel, ni une recommandation adaptée à votre situation financière ou à vos objectifs spécifiques. Vous êtes seul responsable de vos décisions d’investissement, en tenant compte de votre propre situation.