Je viens d'apprendre quelque chose de plutôt important dans le secteur de l'aviation. Le groupe Lufthansa a fait un mouvement assez audacieux la semaine dernière, annonçant qu'il mettait à l'arrêt 27 avions régionaux plus anciens de sa filiale CityLine à partir du 18 avril. Ils prévoient en fait de fermer complètement les opérations de CityLine d'ici la fin de l'année.



La force motrice ici est assez simple : les coûts de carburant des avions ont augmenté de façon significative, et cela, combiné aux grèves en cours, met une pression sérieuse sur leurs marges. Pour un transporteur historique comme Lufthansa, c'est le genre de pression qui oblige à prendre des décisions difficiles. Au lieu d'essayer de tenir bon avec des avions vieillissants qui consomment moins efficacement le carburant, ils préfèrent couper leurs pertes dès le départ.

Ce qui m'intéresse, c'est la façon dont cela reflète le défi plus large auquel font face les compagnies aériennes européennes en ce moment. Quand vos dépenses en carburant d'avion explosent comme ça, la vieille flotte régionale devient rapidement un passif. Vous faites face à des coûts d'exploitation plus élevés par vol, des marges plus serrées, et moins de flexibilité pour ajuster les prix. Les grèves ajoutent une couche supplémentaire de complexité : les coûts de main-d'œuvre augmentent, les horaires sont perturbés, et soudainement, maintenir un réseau régional étendu n'a plus de sens financier.

CityLine gérait des routes régionales, qui ont généralement des marges plus faibles de toute façon. Donc, quand vous prenez en compte la hausse des coûts de carburant qui grignote ces marges faibles, combinée aux perturbations liées aux grèves, les chiffres ne tiennent tout simplement plus la route. Liquidier cette opération semble probablement plus logique que d'essayer de la moderniser ou de la restructurer.

C'est le genre de stratégie d'efficacité opérationnelle que l'on voit de plus en plus récemment — des entreprises qui prennent des décisions difficiles pour couper des actifs sous-performants plutôt que d'essayer de les sauver. Pour Lufthansa, c'est une démarche calculée pour préserver la trésorerie et concentrer les ressources sur leurs opérations principales.
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