Quelqu’un se souvient-il quand Larry Ellison n’était que le cofondateur d’Oracle ? Eh bien, en septembre dernier, les choses ont changé radicalement. À 81 ans, ce type s’est retrouvé avec le titre d’homme le plus riche du monde, dépassant Elon Musk en une seule journée. Sa fortune a explosé à 393 milliards de dollars. Tout cela grâce à Oracle qui a annoncé des contrats valant des centaines de milliards, y compris une collaboration de 300 milliards avec OpenAI. Les actions ont grimpé de 40 % en un jour.



Mais comment y est-il arrivé ? L’histoire d’Ellison est celle d’un vrai rebelle. Né dans le Bronx en 1944 d’une mère adolescente incapable de le soutenir, il a été confié à sa tante. Il a abandonné l’université deux fois, puis s’est déplacé à travers les États-Unis en travaillant comme programmeur indépendant. À Berkeley, il a trouvé sa place, au milieu de la contre-culture et de l’innovation technologique. Au début des années 70, il a travaillé chez Ampex sur un projet pour la CIA : un système de bases de données appelé Oracle. En 1977, à 32 ans, il a investi 2000 dollars avec ses collègues Bob Miner et Ed Oates pour fonder la Software Development Laboratories. Ils ont choisi le nom Oracle et le reste appartient à l’histoire. En 1986, Oracle est cotée au Nasdaq.

Ellison n’est pas un inventeur de technologie, c’est un visionnaire commercial. Il a compris avant les autres la valeur des bases de données et a eu le courage de tout risquer. Pendant quarante ans, il a dirigé Oracle à travers gloire et crises, restant toujours au centre de l’entreprise. Quand le cloud computing est arrivé, Oracle est restée derrière Amazon et Microsoft, mais grâce aux bases de données et à la connaissance des clients d’entreprise, elle a conservé une position unique. Puis est arrivée l’IA générative, et Ellison a fait son coup intelligent : investissements massifs dans les centres de données et les infrastructures d’IA. Oracle s’est transformée d’une entreprise historique de logiciels en outsider des infrastructures d’IA.

Mais Ellison n’est pas seulement travail. À 81 ans, il reste un rebelle sans âge. Il possède 98 % de l’île de Lanai à Hawaï, des yachts très luxueux, mais vit avec une discipline quasi monastique. Dans les années 90 et 2000, il s’entraînait des heures par jour, ne buvait que de l’eau et du thé vert, suivant un régime strict. C’est pourquoi il paraît vingt ans plus jeune que ses pairs. La voile est sa passion : en 2013, son Oracle Team USA a remporté la Coupe de l’America lors d’un rebondissement historique. En 2018, il a fondé SailGP, une ligue de catamarans à grande vitesse qui attire des investisseurs comme Anne Hathaway et Mbappé. Le tennis ? Il a relancé Indian Wells, qui est maintenant le cinquième Grand Slam.

Concernant sa vie sentimentale, Ellison a eu quatre mariages et de nombreuses liaisons. En 2024, il a épousé discrètement Jolin Zhu, une femme d’origine chinoise, 47 ans plus jeune que lui. La nouvelle est sortie d’un document de l’Université du Michigan mentionnant une donation de Larry Ellison et de sa femme Jolin. Jolin Zhu est née à Shenyang en Chine et a obtenu son diplôme à l’Université du Michigan. Certains plaisantent en disant qu’Ellison aime à la fois le surf et l’amour, et pour lui, les deux semblent tout aussi irrésistibles. Son mariage avec sa conjointe a remis sa vie privée sous les projecteurs, mais Ellison reste fidèle à son style : toujours au centre de l’action, jamais prêt à faire des compromis.

Son fils David Ellison a récemment acheté Paramount Global pour 8 milliards de dollars, dont 6 milliards venant de la famille Ellison. Le père domine la Silicon Valley, le fils domine Hollywood : deux générations qui construisent un empire entre technologie et médias. Politiquement, Ellison est toujours présent : il finance les Républicains, a donné des millions à des candidats comme Marco Rubio et Tim Scott. En janvier 2026, il est apparu à la Maison Blanche avec le PDG de SoftBank, Masayoshi Son, et Sam Altman d’OpenAI pour annoncer un réseau de centres de données d’IA d’une valeur de 500 milliards de dollars.

Concernant la philanthropie, il a signé le Giving Pledge en 2010, s’engageant à donner 95 % de sa richesse. Mais, contrairement à Gates et Buffett, il préfère agir en autonomie. Il a donné 200 millions à l’USC pour un centre de recherche sur le cancer. Récemment, il a annoncé qu’une partie de sa richesse sera consacrée à l’Ellison Institute of Technology, en partenariat avec Oxford, pour la recherche en médecine, alimentation et climat. Son style philanthropique est très personnel : il n’aime pas s’associer aux autres, préfère dessiner l’avenir selon sa propre vision.

À 81 ans, Larry Ellison est enfin l’homme le plus riche du monde. Parti d’un contrat avec la CIA, il a construit un empire mondial de bases de données et, avec beaucoup d’intelligence, il a conquis un rôle de premier plan à l’ère de l’IA. Richesse, pouvoir, mariages, sport et philanthropie : sa vie n’a jamais manqué de sujets. C’est le vieux rebelle de la Silicon Valley, têtu et combatif, jamais prêt à faire des compromis. Le titre d’homme le plus riche pourrait encore changer, mais pour l’instant, Ellison a prouvé qu’à l’ère de l’IA, la légende des titans de la technologie est loin d’être finie.
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