Lorsque vous demandez « qui est le créateur de Bitcoin », vous ne posez pas seulement une question sur une personne — vous interrogez l’une des plus grandes énigmes non résolues en technologie. Depuis plus d’une décennie, le monde cherche Satoshi Nakamoto, la figure mystérieuse qui a lancé Bitcoin en 2009. Pourtant, malgré d’innombrables investigations, analyses linguistiques et enquêtes sur la blockchain, le créateur de Bitcoin reste dissimulé derrière un voile d’anonymat qui ne s’est que renforcé avec le temps.
L’histoire du créateur de Bitcoin ne se limite pas à l’identification d’un nom. Il s’agit de comprendre comment une personne — ou peut-être une équipe — a réimaginé la monnaie, défié tout le système financier, puis disparu, ne laissant derrière que du code et des questions. Explorons les preuves, les candidats, et ce que le créateur de Bitcoin aurait voulu que nous comprenions.
La genèse de Bitcoin : poser le contexte pour le créateur
La crise financière de 2008 et la naissance d’une nouvelle idée
Le 31 octobre 2008, alors que le système financier mondial s’effondrait, une figure mystérieuse nommée Satoshi Nakamoto publia un document blanc intitulé « Bitcoin : un système de cash électronique peer-to-peer » sur une liste de diffusion en cryptographie. Ce n’était pas simplement un autre article académique — c’était un manifeste. La synchronisation était révolutionnaire : alors que Lehman Brothers s’effondrait et que les gouvernements tentaient de sauver des banques en faillite, quelqu’un proposait une monnaie qui ne nécessitait ni gouvernement, ni banque, ni confiance dans les institutions.
Le créateur de Bitcoin n’était pas seul dans cette vision. La crise financière avait réveillé un mouvement idéologique plus large. Depuis des décennies, cryptographes et informaticiens de la communauté Cypherpunk théorisaient sur une monnaie décentralisée. Mais Satoshi Nakamoto fut le premier à la construire concrètement.
Les prédécesseurs ratés : pourquoi d’autres n’ont jamais réussi
Avant l’émergence du créateur de Bitcoin, il y eut au moins deux tentatives majeures de monnaie numérique qui auraient dû fonctionner — mais n’ont pas abouti.
DigiCash (1989) : L’inventeur David Chaum a innové dans les paiements numériques anonymes en utilisant une cryptographie de pointe. Pourtant, DigiCash reposait sur un serveur central et des banques centralisées pour la vérification. Quand le modèle économique s’est effondré, tout le système s’est écroulé. Le créateur de Bitcoin tirerait des leçons de cet échec : on ne peut pas avoir une monnaie véritablement décentralisée si l’on dépend encore d’une autorité centrale de confiance.
B-money (1998) : Le scientifique Wei Dai proposa quelque chose de bien plus proche de Bitcoin — une monnaie numérique peer-to-peer vérifiée par tous les participants du réseau. B-money offrait l’anonymat, la décentralisation, et même une version primitive de preuve de travail. Mais Dai ne l’a jamais implémentée. Restée une théorie, elle n’a jamais dépassé ce stade. Le créateur de Bitcoin reconnaîtrait plus tard que B-money l’a inspiré, mais savait aussi que la théorie seule ne valait rien sans exécution.
Pourquoi ce créateur a réussi là où d’autres ont échoué
Le créateur de Bitcoin a résolu trois problèmes cruciaux qui ont bloqué les cryptographes pendant des décennies :
Le problème de la double dépense : comment empêcher quelqu’un de dépenser deux fois la même pièce numérique sans autorité centrale ? La réponse de Satoshi : preuve de travail et blockchain — faire vérifier chaque transaction par chaque nœud.
Le problème des généraux byzantins : comment parvenir à un consensus dans un réseau non fiable ? Encore une fois, la preuve de travail apportait la solution : la chaîne la plus longue l’emporte, déterminée par la puissance de calcul, et non par la confiance.
Le problème de la confiance : toutes les monnaies numériques précédentes nécessitaient de faire confiance à une institution. Bitcoin a totalement éliminé cette exigence.
Le document blanc de Bitcoin ne faisait que 9 pages, mais ces pages contenaient une architecture technique complète pour une monnaie décentralisée. Pas de pseudonyme, pas d’affiliation institutionnelle, pas d’ego. Juste du code. Juste une idée. La solution du créateur à des problèmes qui tourmentaient les cryptographes depuis trente ans.
Déchiffrer le créateur : les preuves forensiques
L’empreinte linguistique
Pour identifier le créateur de Bitcoin, la langue devient votre premier indice. Des chercheurs ont analysé plus de 500 messages sur les forums, des échanges d’e-mails, et le document blanc de Bitcoin, à la recherche de motifs pouvant révéler localisation, formation, âge ou origine.
L’analyse linguistique révèle ces motifs clés :
Anglais britannique : Dans toutes les communications de Satoshi, le créateur utilise l’orthographe britannique : « whilst », « colour », « honour ». Les développeurs américains écriraient « while », « color », « honor ». C’est un marqueur subtil mais constant. Il suggère que le créateur de Bitcoin a soit reçu une formation britannique, soit vécu longtemps dans un pays du Commonwealth (Royaume-Uni, Canada, Australie, Afrique du Sud, etc.).
Langage formel et précis : Le créateur écrit avec une précision inhabituelle. Pas d’argot, pas d’abréviations casual. La prose est mesurée, académique, mais aussi délibérément accessible. Cela indique une personne formée à l’écriture technique, peut-être avec une expérience dans le monde académique ou la documentation technique.
La grammaire d’un locuteur japonais non natif : Curieusement, le nom « Satoshi Nakamoto » sonne japonais, mais le style d’écriture et les constructions grammaticales ne correspondent pas à un locuteur natif ou même fluide en anglais japonais. Cela a conduit les chercheurs à suspecter que le créateur de Bitcoin ait délibérément choisi un nom japonais comme pseudonyme.
Le code murmure ses secrets
Le code est souvent appelé « poésie exécutable », et celui de Bitcoin a été écrit avec une discipline inhabituelle. Les experts techniques ayant analysé le code source de Bitcoin notent :
Minimalisme extrême : La base du code Bitcoin ne contient aucune fonction, commentaire ou explication superflue. Chaque ligne a une raison d’être. Ce niveau d’efficacité suggère une expérience approfondie — probablement des décennies de développement professionnel, notamment dans la programmation système (systèmes d’exploitation, systèmes embarqués, protocoles réseau).
Maîtrise cryptographique : Le créateur de Bitcoin n’a pas simplement utilisé des fonctions cryptographiques — il a démontré une compréhension profonde des principes cryptographiques. Les choix concernant les algorithmes de hachage, les courbes elliptiques, et la taille des clés indiquent une formation formelle en cryptographie ou en mathématiques, pas seulement une lecture en ligne.
Paranoïa sécuritaire : Le code montre des pratiques de programmation défensive typiques des experts en sécurité. Les modèles d’accès mémoire sont vérifiés minutieusement. Les cas limites sont gérés. Le créateur de Bitcoin construisait quelque chose qui devait fonctionner parfaitement dès le déploiement, sans autorité centrale pour corriger les erreurs.
Les motifs de timestamp : un calendrier caché dans les données
Le chercheur Sergio Demian Lerner a analysé les timestamps d’activité en ligne de Satoshi et a découvert quelque chose d’intrigant. Le créateur de Bitcoin était presque jamais actif durant le week-end. Les heures de publication étaient concentrées entre 5h et 22h, heure de Greenwich (GMT+0).
Que nous dit cela sur le créateur de Bitcoin ? Si c’est exact, cela suggère :
Une activité diurne dans un fuseau horaire proche de GMT (Royaume-Uni, Europe de l’Ouest, parties de l’Afrique)
Un emploi du temps discipliné (jours de semaine, week-end off)
Peut-être quelqu’un avec un horaire de travail traditionnel
Les timestamps ne sont pas une preuve définitive, mais constituent une autre touche dans le portrait du créateur de Bitcoin.
Les neuf candidats : qui pourrait être le créateur ?
Depuis plus de quinze ans, des chercheurs ont dressé une liste de potentiels créateurs de Bitcoin. Chaque candidat présente des éléments de preuve qui le pointent vers lui. Pourtant, aucune preuve n’est concluante. Voici les candidats les plus convaincants :
Candidat 1 : Hal Finney – Le pionnier qui en savait trop
Hal Finney possède le dossier circonstanciel le plus solide pour être le créateur de Bitcoin. Voici pourquoi :
Les compétences techniques : Finney était un cryptographe légendaire impliqué dans le mouvement Cypherpunk depuis les années 1990. Il était un développeur clé de PGP (Pretty Good Privacy), l’un des outils de confidentialité les plus importants jamais créés. Si quelqu’un avait l’expertise pour construire Bitcoin, c’était Finney.
La première transaction : Le 12 janvier 2009, neuf jours après la création du bloc Genesis, Satoshi Nakamoto a envoyé à Finney 10 bitcoins. C’était la toute première transaction Bitcoin enregistrée sur la blockchain. Pourquoi le créateur aurait-il testé immédiatement le système avec son allié cryptographique le plus proche ? La supposition est suggestive.
La relation par e-mail : Satoshi et Finney ont échangé plusieurs e-mails où ils discutaient des détails techniques de Bitcoin. Leur correspondance était technique, efficace, et intime, comme celle de collègues de confiance ou de co-conspirateurs.
La maladie et le timing : En 2011, Finney a été diagnostiqué avec une SLA (sclérose latérale amyotrophique). Sa santé s’est rapidement dégradée. La dernière communication publique de Satoshi date d’avril 2011. La coïncidence — la maladie de Finney apparaissant juste au moment où le créateur de Bitcoin disparaissait — a alimenté les spéculations. Finney a-t-il pris du recul parce que sa santé se dégradait ? Le créateur de Bitcoin a-t-il disparu parce que son allié le plus proche ne pouvait plus collaborer ?
Le démenti : Pourtant, Finney a toujours insisté qu’il n’était pas Satoshi. Lorsqu’on lui a directement posé la question, il a dit qu’il n’était qu’un utilisateur précoce et un débogueur, pas le fondateur. Il a maintenu cette position jusqu’à sa mort en 2014.
Le verdict : Finney reste le candidat le plus plausible, mais les preuves restent circonstancielles. Aurait-il été le créateur de Bitcoin ? Presque certainement, il possédait les compétences. Mais l’a-t-il été ? C’est ce qu’il a nié jusqu’à la fin.
Candidat 2 : Nick Szabo – Le philosophe de la monnaie décentralisée
Nick Szabo pourrait être le candidat le plus intellectuellement convaincant pour être le créateur de Bitcoin.
L’ancêtre : En 2005, bien avant l’apparition de Satoshi Nakamoto, Szabo a publié un concept appelé « bit gold ». Son bit gold ressemblait exactement à Bitcoin : une monnaie numérique décentralisée sécurisée par preuve de travail, avec des transactions vérifiées par un réseau peer-to-peer et enregistrées dans un registre infalsifiable. Elle était si similaire à Bitcoin que certains observateurs ont qualifié Bitcoin de « bit gold 2.0 ».
La philosophie : Szabo a écrit abondamment sur la philosophie sous-jacente à la monnaie décentralisée. Son travail sur les contrats intelligents, protocoles cryptographiques, et systèmes distribués est rigoureux. Quand on lit le document blanc de Bitcoin puis les blogs techniques de Szabo, la filiation intellectuelle est frappante.
La correspondance linguistique : Des chercheurs ont comparé le langage utilisé dans les articles de Szabo et le document blanc de Bitcoin. Les similitudes étaient troublantes — pas seulement dans le vocabulaire, mais aussi dans la structure des phrases, la façon dont les concepts techniques étaient expliqués, même dans les exemples choisis.
Le profil discret : Malgré son influence majeure en cryptographie, Szabo a toujours maintenu une anonymat quasi monastique. Il donne rarement des interviews, partage presque rien de sa vie personnelle, et évite la publicité. Cela correspond à la façon dont le créateur de Bitcoin s’est comporté.
Le refus de confirmer ou nier : Lorsqu’on lui a demandé directement s’il était Satoshi Nakamoto, Szabo n’a ni confirmé ni nié. Il a simplement dit : « Peu importe qui est Satoshi. Ce qui compte, c’est que Bitcoin fonctionne. » Ce refus de s’engager ou de nier alimente la spéculation.
Le verdict : Szabo possède les compétences intellectuelles, la cohérence philosophique, les marqueurs linguistiques, et la motivation (de réaliser ce qu’il a théorisé dans bit gold). Pourtant, il n’y a pas de preuve irréfutable — pas d’admission, pas de preuve tangible, juste un ensemble circonstanciel convaincant. Si Szabo n’est pas Satoshi, il est certainement quelqu’un qui est arrivé à des conclusions très similaires indépendamment. S’il est Satoshi, son silence indique qu’il reste fidèle au principe de décentralisation en restant caché.
Candidat 3 : Adam Back – L’architecte de Hashcash
La candidature d’Adam Back repose sur un seul lien technologique crucial.
Preuve de travail avant Bitcoin : En 1997, Adam Back a inventé Hashcash, un mécanisme de preuve de travail conçu pour lutter contre le spam par e-mail. Le système exigeait que l’expéditeur effectue un calcul pour chaque message, augmentant le coût du spam à des niveaux prohibitifs.
La connexion : La sécurité de Bitcoin repose entièrement sur la preuve de travail. Lors de son choix de la PoW comme mécanisme de validation, Satoshi Nakamoto a essentiellement adapté le concept de Back. Le document blanc cite Hashcash, mais de façon brève.
L’expertise : Back a démontré une connaissance approfondie des protocoles cryptographiques, des systèmes distribués, et de la sécurité réseau. Il possédait les compétences techniques pour être le créateur de Bitcoin.
La distance : Pourtant, Back a toujours nié être Satoshi. De plus, la preuve de travail de Bitcoin est une innovation majeure par rapport à Hashcash — elle a été adaptée aux besoins spécifiques de la monnaie et du consensus, pas seulement pour lutter contre le spam. Cela suggère que le créateur de Bitcoin s’est inspiré de Hashcash, mais a dépassé cette étape de façon significative.
Le verdict : Back a probablement été une influence pour le créateur de Bitcoin, peut-être même un collaborateur ou un correspondant. Mais la preuve qu’il en est le créateur lui-même est moins forte que pour Szabo ou Finney. Back semble plus une source d’inspiration qu’un architecte principal.
Candidat 4 : Wei Dai – Le visionnaire qui n’a jamais construit
Wei Dai a proposé « b-money » en 1998, et à bien des égards, b-money était encore plus proche de Bitcoin que bit gold.
L’adéquation conceptuelle : B-money comprenait décentralisation, anonymat, vérification peer-to-peer, et même une version primitive de blockchain — une chaîne d’enregistrements de transactions. Sur le papier, c’était presque complet.
L’échec : Le seul problème : Dai ne l’a jamais réalisé. B-money est resté une idée théorique, joliment formulée mais jamais implémentée. Il n’a pas résolu le problème de double dépense et est resté une simple réflexion.
L’obscurité : Dai est probablement le candidat le plus discret. On sait presque rien de lui personnellement. Il a publié son concept sous pseudonyme et a disparu de la scène publique.
Le verdict : La b-money de Dai a été une inspiration conceptuelle pour le créateur de Bitcoin. Satoshi l’a reconnu dans le document blanc. Mais le fait que Dai n’ait pas concrétisé ce qu’il a théorisé suggère qu’il manquait peut-être de compétences pour l’implémenter, ou de motivation, ou les deux. Le créateur de Bitcoin, lui, a non seulement théorisé, mais aussi produit du code fonctionnel.
Candidat 5 : Gavin Andresen – L’héritier choisi
Gavin Andresen est le développeur qui a pris le contrôle de Bitcoin après la disparition de Satoshi Nakamoto en 2010-2011. Cela a une grande importance pour la question de l’identité du créateur.
Pourquoi Satoshi l’a choisi : Lorsqu’il s’est retiré, Satoshi a confié le projet à Andresen. Ce n’était pas un hasard. Satoshi devait croire qu’Andresen possédait les compétences, le jugement, et la philosophie pour guider Bitcoin.
La spéculation : Certains chercheurs se demandent : et si Satoshi avait choisi Andresen non comme successeur, mais comme un porte-drapeau ? Et si Andresen était en réalité le créateur secret de Bitcoin, en conservant le projet sous une identité visible pendant que Satoshi restait caché ?
Les faibles preuves : Andresen nie toujours être Satoshi. Les éléments sont purement spéculatifs. Pourtant, son choix comme successeur montre que Satoshi lui faisait confiance.
Le verdict : Très probablement pas le créateur lui-même, mais quelqu’un que Satoshi connaissait et en qui il avait une grande confiance.
Candidat 6 : Dorian Nakamoto – La fausse identité
En 2014, Newsweek publia un article d’investigation affirmant avoir trouvé Satoshi Nakamoto : Dorian Prentice Nakamoto, un ingénieur systèmes à la retraite vivant en Californie. La « preuve » ? La coïncidence de son nom contenant « Satoshi Nakamoto ».
Le cirque médiatique : L’article a déclenché une frénésie médiatique, avec des reporters qui ont envahi la maison de Dorian. L’homme était pris au dépourvu et répétait qu’il ne connaissait rien à Bitcoin — ce qui était vrai.
Le background technique : Dorian avait une expérience en ingénierie systèmes et sécurité. En théorie, il aurait pu avoir les compétences pour créer Bitcoin. Mais tout le reste allait à l’encontre de lui.
La réfutation claire : Dorian a nié avec crédibilité. Sa famille l’a corroboré. La communauté Bitcoin, plutôt que de suivre la chasse aux sorcières médiatique, a levé des fonds pour soutenir Dorian dans cette épreuve. La majorité a rapidement conclu qu’il s’agissait d’une erreur d’identité basée sur une coïncidence de nom.
Le verdict : Presque certainement pas le créateur de Bitcoin. Son cas montre à quel point le mystère invite à la spéculation, parfois jusqu’à l’absurde.
Candidat 7 : Craig Wright – Le prétendant qui n’a pas prouvé
En 2016, l’entrepreneur australien Craig Wright a publiquement affirmé être Satoshi Nakamoto. Il a promis de fournir une preuve cryptographique — en signant un message avec la clé privée de Satoshi — mais a reculé. Il a ensuite tenté des démarches légales pour revendiquer les 1 million de bitcoins supposés de Satoshi, affirmant qu’ils étaient détenus conjointement avec le collègue décédé Dave Kleiman.
Les preuves manquantes : Les affirmations de Wright ont été accueillies avec scepticisme par les experts en cryptographie et la communauté. Lorsqu’on lui a demandé une preuve technique, il n’a pas réussi à la fournir. Ses tentatives de signer avec la clé de Satoshi ont été non vérifiables ou douteuses.
Le verdict : Presque certainement pas le créateur de Bitcoin. Les affirmations de Wright se sont effondrées sous le regard critique.
Candidat 8 : Dave Kleiman – Le partenaire silencieux
Dave Kleiman était un expert en sécurité informatique décédé en 2013. Il avait les compétences techniques pour être le créateur de Bitcoin ou faire partie d’une équipe. Wright a affirmé qu’ils étaient collaborateurs.
Le mystère : Après la mort de Kleiman, des fichiers cryptés sur son disque dur ont été découverts — peut-être contenant des enregistrements de développement de Bitcoin ou des clés privées. Ces fichiers restent cryptés et non ouverts.
Le faible argument : Sans preuve de l’implication de Kleiman dans la création de Bitcoin, cela reste de la pure spéculation. Son lien avec Bitcoin repose principalement sur les affirmations de Wright, qui manquent de crédibilité.
Le verdict : Probablement pas le créateur, mais l’incertitude demeure avec ces fichiers cryptés non déchiffrés.
Candidat 9 : Les autres suspects
D’autres candidats ont été proposés : Peter Todd (développeur principal de Bitcoin), Len Sassaman (cryptographe décédé en 2011), et d’autres. Chacun possède une expertise pertinente. Aucun n’a fourni de preuve définitive d’être Satoshi.
Le schéma avec la plupart des candidats est le même : ils ont l’expertise, certains ont la cohérence philosophique, mais aucun n’a fourni de preuve irréfutable. Et beaucoup, lorsqu’on leur demande, affirment qu’ils ne sont pas Satoshi — ou refusent simplement de répondre, ce qui peut tout signifier ou rien.
La disparition délibérée : pourquoi le créateur de Bitcoin a disparu
La synchronisation du départ
En décembre 2010, alors que Bitcoin gagnait en traction, Satoshi Nakamoto a publié des messages techniques sur des forums. En avril 2011, il a écrit un dernier e-mail disant qu’il « passait à autre chose ». Puis plus rien. Un silence complet qui perdure encore aujourd’hui.
Qu’est-ce qui a motivé cette sortie soudaine ? Plusieurs hypothèses expliquent pourquoi le créateur de Bitcoin a choisi de disparaître :
Stabilité du réseau : En 2010, Bitcoin avait prouvé qu’il pouvait fonctionner. Le réseau avait traité des milliers de transactions sans erreur. Satoshi a peut-être conclu que Bitcoin n’avait plus besoin de son créateur — que le système était suffisamment robuste pour survivre à son départ.
Risque juridique : Bitcoin représentait un défi pour les gouvernements et banques centrales. À mesure qu’il gagnait en attention, la pression réglementaire augmentait. Le créateur a peut-être compris que rester anonyme et silencieux était sa meilleure protection contre des poursuites ou des sanctions.
Cohérence idéologique : Tout l’intérêt de Bitcoin est sa décentralisation — ne pas dépendre d’une personne ou d’une institution. Quelle meilleure démonstration que de se retirer ? Si le créateur de Bitcoin était resté visible, Bitcoin aurait inévitablement été associé à une personnalité, ce qui va à l’encontre de la décentralisation.
Échapper à la cult of personality : Dans les communautés crypto, les fondateurs deviennent souvent des leaders de facto, avec une influence disproportionnée. En disparaissant, Satoshi Nakamoto a assuré que Bitcoin évoluerait selon la technique et le consensus communautaire, et non selon une autorité individuelle.
La décentralisation en pratique
Après le départ de Satoshi, le développement de Bitcoin a continué via un processus décentralisé. Les développeurs principaux proposaient des améliorations (BIPs — Bitcoin Improvement Proposals). La communauté en débat. Les nœuds décidaient collectivement des changements à adopter.
Lors de décisions majeures — comme le débat sur la scalabilité qui a mené au fork Bitcoin Cash en 2017 — aucune personne ne pouvait imposer sa volonté. Bitcoin a montré qu’il pouvait fonctionner sans son créateur. C’était la validation ultime de la vision de Satoshi : un système qui ne dépend pas de la confiance dans un individu.
L’héritage du créateur : 1 million de bitcoins dormants
La fortune inactive
Selon la majorité des estimations, le créateur de Bitcoin détient ou a miné environ 1 million de bitcoins durant les premières années. À la valeur actuelle, cela représente une richesse énorme — et ces bitcoins n’ont jamais été déplacés.
Les analystes blockchain ont tracé les adresses associées aux premiers coins de Satoshi. Ils restent inactifs depuis l’époque où Satoshi était actif. Le créateur de Bitcoin n’a montré aucun intérêt à dépenser, vendre, ou même déplacer ces coins.
Ce que cela indique : cette dormance est en soi une preuve. Si quelqu’un avait volé le code source de Bitcoin et lancé Bitcoin sous une fausse identité, il aurait fini par dépenser ces coins. Mais Satoshi ne l’a pas fait. Cela suggère que soit :
Le créateur de Bitcoin est décédé
Le créateur a atteint son objectif et n’a plus besoin de cette richesse
Le créateur teste délibérément la robustesse du système en laissant la fortune inactive (un vrai test en temps réel pour voir si Bitcoin peut maintenir sa valeur sans intervention active de son fondateur)
Le créateur reste caché, observant en silence, mais la discipline l’empêche de toucher ces coins
Et si Satoshi déplaçait un jour ces coins…
Il y a une expérience de pensée intrigante : et si, dans vingt ans, Satoshi Nakamoto (ou celui qui contrôle ces 1 million de bitcoins) les déplaçait ? La fortune dormante de Bitcoin deviendrait alors immédiatement identifiable. Une seule transaction briserait le mystère — les coins s’écouleraient quelque part, et cette transaction révélerait des motifs. Le créateur de Bitcoin, s’il est intelligent, le sait. Le fait que ces coins restent inactifs est en soi une déclaration : j’ai créé ce système, je n’ai pas besoin d’en tirer profit, et je prouverai mon engagement à son indépendance en ne touchant jamais ces coins.
Dévoiler le créateur : ce que nous pouvons en conclure
Le paradoxe du créateur de Bitcoin
Voici le paradoxe central : le créateur de Bitcoin a conçu un système qui n’a pas besoin d’un créateur. Bitcoin fonctionne parfaitement sans que personne ne sache qui est Satoshi Nakamoto. En fait, cette énigme renforce Bitcoin.
Si nous savions que Bitcoin a été créé par un brillant informaticien de Cambridge, on pourrait croire en Bitcoin parce qu’on fait confiance à sa réputation. Mais alors, Bitcoin deviendrait personnifié. Si le créateur de Bitcoin était discrédité, Bitcoin le serait aussi.
Au contraire, Bitcoin existe dans un état d’abstraction pure. C’est du code. C’est de la cryptographie. C’est du consensus. Pas de personnalité, pas de visage, pas d’humain faillible derrière. De cette façon, le créateur de Bitcoin a accompli quelque chose de remarquable : construire le système financier le plus influent du XXIe siècle tout en restant inconnu.
Les candidats principaux
Si l’on devait classer les candidats, les preuves pointent le plus fortement vers :
Nick Szabo : La cohérence philosophique, les correspondances linguistiques, le travail antérieur sur bit gold, l’anonymat constant, et la rigueur intellectuelle s’alignent. Szabo représente la « théorie du candidat le plus cohérent ».
Hal Finney : Les qualifications techniques, la communication directe avec Satoshi, la première transaction Bitcoin, et le timing de sa maladie et du départ de Satoshi forment un récit convaincant.
Une équipe : Certains chercheurs proposent que le créateur de Bitcoin aurait pu être un petit groupe — peut-être Szabo et Finney collaborant, ou un réseau de Cypherpunks travaillant ensemble et décidant de publier sous pseudonyme.
Mais même avec ces candidats principaux, les preuves restent circonstancielles. Il n’y a pas de preuve définitive. Et face à la sophistication du créateur de Bitcoin, cela pourrait avoir été intentionnel.
La véritable identité du créateur pourrait ne jamais être connue
La plus grande réalisation est peut-être celle-ci : on ne saura peut-être jamais qui est le créateur de Bitcoin — et cela pourrait être exactement comme cela que cela doit être.
Bitcoin a été conçu pour éliminer le besoin de confiance institutionnelle. Par extension, il a été conçu pour éliminer la nécessité de faire confiance à un individu, y compris son créateur. Que Satoshi Nakamoto soit une personne ou plusieurs, qu’il soit encore en vie ou décédé depuis longtemps, qu’il s’agisse de Szabo, Finney, Back, ou d’un groupe inconnu — le système fonctionne indépendamment.
En réalité, l’indépendance de Bitcoin par rapport à son créateur est une caractéristique, pas un bug. Le créateur de Bitcoin a construit un système qui a déjà dépassé son utilité pour lui. Bitcoin n’a pas besoin que Satoshi soit impliqué en 2020, 2024, ou aujourd’hui en 2026. Et il n’a pas besoin de connaître l’identité de Satoshi pour continuer à fonctionner.
La philosophie du créateur continue de vivre
Ce que nous savons du créateur de Bitcoin ne vient pas de son identité, mais de ses choix et de son code :
La philosophie de la décentralisation : Le créateur de Bitcoin croyait que les systèmes financiers ne devraient pas dépendre de la confiance centralisée. Il l’a démontré à travers l’architecture de Bitcoin.
L’engagement envers la vie privée : Le créateur de Bitcoin valorisait la vie privée au point d’intégrer la confidentialité dans le système lui-même. Et il a valorisé sa propre vie privée au point de la protéger totalement.
Le pragmatisme du code : Le créateur de Bitcoin n’a pas simplement théorisé — il a construit. Le code de Bitcoin, tout en étant élégant, est avant tout fonctionnel. Il fonctionne.
Le principe de disparition : En se retirant et en laissant Bitcoin évoluer par consensus communautaire, le créateur a montré que son ego était secondaire par rapport à l’intégrité du projet.
Ce ne sont pas les valeurs d’une personne cherchant la célébrité ou la fortune. Ce sont celles d’une personne avec une mission. Le créateur de Bitcoin voulait changer le monde, et il était prêt à rester inconnu pour y parvenir.
Conclusion : L’énigme qui a renforcé Bitcoin
La question « qui est le créateur de Bitcoin » ne sera peut-être jamais résolue. Et c’est approprié.
Le créateur de Bitcoin a délibérément choisi de rester inconnu, et le système qu’il a construit renforce ce choix. Chaque année qui passe sans que l’identité du créateur de Bitcoin soit définitivement identifiée est une année supplémentaire où Bitcoin prouve qu’il n’en a pas besoin. Le créateur de Bitcoin n’a pas construit une dynastie, ni une religion avec un prophète, mais une fondation. Pas une religion, mais une technologie avec un but.
En 2026, plus de dix-sept ans après le lancement de Bitcoin, le mystère demeure. Pourtant, Bitcoin continue d’évoluer, de sécuriser des millions de transactions, d’inspirer d’innombrables projets, et de défier le système financier traditionnel — tout cela sans avoir besoin de connaître celui qui l’a créé.
Le créateur de Bitcoin a accompli ce qui pourrait être la réalisation la plus rare de l’histoire humaine : il a changé le monde, puis disparu complètement, ne laissant derrière que son œuvre et sa philosophie. Que ce créateur soit Satoshi Nakamoto, Nick Szabo, Hal Finney, Adam Back, ou une équipe de Cypherpunks collaborant, cela reste l’une des plus grandes énigmes — et peut-être l’une de ses plus grandes forces.
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Le créateur de Bitcoin : dévoiler le mystère derrière l'identité de Satoshi Nakamoto
Lorsque vous demandez « qui est le créateur de Bitcoin », vous ne posez pas seulement une question sur une personne — vous interrogez l’une des plus grandes énigmes non résolues en technologie. Depuis plus d’une décennie, le monde cherche Satoshi Nakamoto, la figure mystérieuse qui a lancé Bitcoin en 2009. Pourtant, malgré d’innombrables investigations, analyses linguistiques et enquêtes sur la blockchain, le créateur de Bitcoin reste dissimulé derrière un voile d’anonymat qui ne s’est que renforcé avec le temps.
L’histoire du créateur de Bitcoin ne se limite pas à l’identification d’un nom. Il s’agit de comprendre comment une personne — ou peut-être une équipe — a réimaginé la monnaie, défié tout le système financier, puis disparu, ne laissant derrière que du code et des questions. Explorons les preuves, les candidats, et ce que le créateur de Bitcoin aurait voulu que nous comprenions.
La genèse de Bitcoin : poser le contexte pour le créateur
La crise financière de 2008 et la naissance d’une nouvelle idée
Le 31 octobre 2008, alors que le système financier mondial s’effondrait, une figure mystérieuse nommée Satoshi Nakamoto publia un document blanc intitulé « Bitcoin : un système de cash électronique peer-to-peer » sur une liste de diffusion en cryptographie. Ce n’était pas simplement un autre article académique — c’était un manifeste. La synchronisation était révolutionnaire : alors que Lehman Brothers s’effondrait et que les gouvernements tentaient de sauver des banques en faillite, quelqu’un proposait une monnaie qui ne nécessitait ni gouvernement, ni banque, ni confiance dans les institutions.
Le créateur de Bitcoin n’était pas seul dans cette vision. La crise financière avait réveillé un mouvement idéologique plus large. Depuis des décennies, cryptographes et informaticiens de la communauté Cypherpunk théorisaient sur une monnaie décentralisée. Mais Satoshi Nakamoto fut le premier à la construire concrètement.
Les prédécesseurs ratés : pourquoi d’autres n’ont jamais réussi
Avant l’émergence du créateur de Bitcoin, il y eut au moins deux tentatives majeures de monnaie numérique qui auraient dû fonctionner — mais n’ont pas abouti.
DigiCash (1989) : L’inventeur David Chaum a innové dans les paiements numériques anonymes en utilisant une cryptographie de pointe. Pourtant, DigiCash reposait sur un serveur central et des banques centralisées pour la vérification. Quand le modèle économique s’est effondré, tout le système s’est écroulé. Le créateur de Bitcoin tirerait des leçons de cet échec : on ne peut pas avoir une monnaie véritablement décentralisée si l’on dépend encore d’une autorité centrale de confiance.
B-money (1998) : Le scientifique Wei Dai proposa quelque chose de bien plus proche de Bitcoin — une monnaie numérique peer-to-peer vérifiée par tous les participants du réseau. B-money offrait l’anonymat, la décentralisation, et même une version primitive de preuve de travail. Mais Dai ne l’a jamais implémentée. Restée une théorie, elle n’a jamais dépassé ce stade. Le créateur de Bitcoin reconnaîtrait plus tard que B-money l’a inspiré, mais savait aussi que la théorie seule ne valait rien sans exécution.
Pourquoi ce créateur a réussi là où d’autres ont échoué
Le créateur de Bitcoin a résolu trois problèmes cruciaux qui ont bloqué les cryptographes pendant des décennies :
Le problème de la double dépense : comment empêcher quelqu’un de dépenser deux fois la même pièce numérique sans autorité centrale ? La réponse de Satoshi : preuve de travail et blockchain — faire vérifier chaque transaction par chaque nœud.
Le problème des généraux byzantins : comment parvenir à un consensus dans un réseau non fiable ? Encore une fois, la preuve de travail apportait la solution : la chaîne la plus longue l’emporte, déterminée par la puissance de calcul, et non par la confiance.
Le problème de la confiance : toutes les monnaies numériques précédentes nécessitaient de faire confiance à une institution. Bitcoin a totalement éliminé cette exigence.
Le document blanc de Bitcoin ne faisait que 9 pages, mais ces pages contenaient une architecture technique complète pour une monnaie décentralisée. Pas de pseudonyme, pas d’affiliation institutionnelle, pas d’ego. Juste du code. Juste une idée. La solution du créateur à des problèmes qui tourmentaient les cryptographes depuis trente ans.
Déchiffrer le créateur : les preuves forensiques
L’empreinte linguistique
Pour identifier le créateur de Bitcoin, la langue devient votre premier indice. Des chercheurs ont analysé plus de 500 messages sur les forums, des échanges d’e-mails, et le document blanc de Bitcoin, à la recherche de motifs pouvant révéler localisation, formation, âge ou origine.
L’analyse linguistique révèle ces motifs clés :
Anglais britannique : Dans toutes les communications de Satoshi, le créateur utilise l’orthographe britannique : « whilst », « colour », « honour ». Les développeurs américains écriraient « while », « color », « honor ». C’est un marqueur subtil mais constant. Il suggère que le créateur de Bitcoin a soit reçu une formation britannique, soit vécu longtemps dans un pays du Commonwealth (Royaume-Uni, Canada, Australie, Afrique du Sud, etc.).
Langage formel et précis : Le créateur écrit avec une précision inhabituelle. Pas d’argot, pas d’abréviations casual. La prose est mesurée, académique, mais aussi délibérément accessible. Cela indique une personne formée à l’écriture technique, peut-être avec une expérience dans le monde académique ou la documentation technique.
La grammaire d’un locuteur japonais non natif : Curieusement, le nom « Satoshi Nakamoto » sonne japonais, mais le style d’écriture et les constructions grammaticales ne correspondent pas à un locuteur natif ou même fluide en anglais japonais. Cela a conduit les chercheurs à suspecter que le créateur de Bitcoin ait délibérément choisi un nom japonais comme pseudonyme.
Le code murmure ses secrets
Le code est souvent appelé « poésie exécutable », et celui de Bitcoin a été écrit avec une discipline inhabituelle. Les experts techniques ayant analysé le code source de Bitcoin notent :
Minimalisme extrême : La base du code Bitcoin ne contient aucune fonction, commentaire ou explication superflue. Chaque ligne a une raison d’être. Ce niveau d’efficacité suggère une expérience approfondie — probablement des décennies de développement professionnel, notamment dans la programmation système (systèmes d’exploitation, systèmes embarqués, protocoles réseau).
Maîtrise cryptographique : Le créateur de Bitcoin n’a pas simplement utilisé des fonctions cryptographiques — il a démontré une compréhension profonde des principes cryptographiques. Les choix concernant les algorithmes de hachage, les courbes elliptiques, et la taille des clés indiquent une formation formelle en cryptographie ou en mathématiques, pas seulement une lecture en ligne.
Paranoïa sécuritaire : Le code montre des pratiques de programmation défensive typiques des experts en sécurité. Les modèles d’accès mémoire sont vérifiés minutieusement. Les cas limites sont gérés. Le créateur de Bitcoin construisait quelque chose qui devait fonctionner parfaitement dès le déploiement, sans autorité centrale pour corriger les erreurs.
Les motifs de timestamp : un calendrier caché dans les données
Le chercheur Sergio Demian Lerner a analysé les timestamps d’activité en ligne de Satoshi et a découvert quelque chose d’intrigant. Le créateur de Bitcoin était presque jamais actif durant le week-end. Les heures de publication étaient concentrées entre 5h et 22h, heure de Greenwich (GMT+0).
Que nous dit cela sur le créateur de Bitcoin ? Si c’est exact, cela suggère :
Les timestamps ne sont pas une preuve définitive, mais constituent une autre touche dans le portrait du créateur de Bitcoin.
Les neuf candidats : qui pourrait être le créateur ?
Depuis plus de quinze ans, des chercheurs ont dressé une liste de potentiels créateurs de Bitcoin. Chaque candidat présente des éléments de preuve qui le pointent vers lui. Pourtant, aucune preuve n’est concluante. Voici les candidats les plus convaincants :
Candidat 1 : Hal Finney – Le pionnier qui en savait trop
Hal Finney possède le dossier circonstanciel le plus solide pour être le créateur de Bitcoin. Voici pourquoi :
Les compétences techniques : Finney était un cryptographe légendaire impliqué dans le mouvement Cypherpunk depuis les années 1990. Il était un développeur clé de PGP (Pretty Good Privacy), l’un des outils de confidentialité les plus importants jamais créés. Si quelqu’un avait l’expertise pour construire Bitcoin, c’était Finney.
La première transaction : Le 12 janvier 2009, neuf jours après la création du bloc Genesis, Satoshi Nakamoto a envoyé à Finney 10 bitcoins. C’était la toute première transaction Bitcoin enregistrée sur la blockchain. Pourquoi le créateur aurait-il testé immédiatement le système avec son allié cryptographique le plus proche ? La supposition est suggestive.
La relation par e-mail : Satoshi et Finney ont échangé plusieurs e-mails où ils discutaient des détails techniques de Bitcoin. Leur correspondance était technique, efficace, et intime, comme celle de collègues de confiance ou de co-conspirateurs.
La maladie et le timing : En 2011, Finney a été diagnostiqué avec une SLA (sclérose latérale amyotrophique). Sa santé s’est rapidement dégradée. La dernière communication publique de Satoshi date d’avril 2011. La coïncidence — la maladie de Finney apparaissant juste au moment où le créateur de Bitcoin disparaissait — a alimenté les spéculations. Finney a-t-il pris du recul parce que sa santé se dégradait ? Le créateur de Bitcoin a-t-il disparu parce que son allié le plus proche ne pouvait plus collaborer ?
Le démenti : Pourtant, Finney a toujours insisté qu’il n’était pas Satoshi. Lorsqu’on lui a directement posé la question, il a dit qu’il n’était qu’un utilisateur précoce et un débogueur, pas le fondateur. Il a maintenu cette position jusqu’à sa mort en 2014.
Le verdict : Finney reste le candidat le plus plausible, mais les preuves restent circonstancielles. Aurait-il été le créateur de Bitcoin ? Presque certainement, il possédait les compétences. Mais l’a-t-il été ? C’est ce qu’il a nié jusqu’à la fin.
Candidat 2 : Nick Szabo – Le philosophe de la monnaie décentralisée
Nick Szabo pourrait être le candidat le plus intellectuellement convaincant pour être le créateur de Bitcoin.
L’ancêtre : En 2005, bien avant l’apparition de Satoshi Nakamoto, Szabo a publié un concept appelé « bit gold ». Son bit gold ressemblait exactement à Bitcoin : une monnaie numérique décentralisée sécurisée par preuve de travail, avec des transactions vérifiées par un réseau peer-to-peer et enregistrées dans un registre infalsifiable. Elle était si similaire à Bitcoin que certains observateurs ont qualifié Bitcoin de « bit gold 2.0 ».
La philosophie : Szabo a écrit abondamment sur la philosophie sous-jacente à la monnaie décentralisée. Son travail sur les contrats intelligents, protocoles cryptographiques, et systèmes distribués est rigoureux. Quand on lit le document blanc de Bitcoin puis les blogs techniques de Szabo, la filiation intellectuelle est frappante.
La correspondance linguistique : Des chercheurs ont comparé le langage utilisé dans les articles de Szabo et le document blanc de Bitcoin. Les similitudes étaient troublantes — pas seulement dans le vocabulaire, mais aussi dans la structure des phrases, la façon dont les concepts techniques étaient expliqués, même dans les exemples choisis.
Le profil discret : Malgré son influence majeure en cryptographie, Szabo a toujours maintenu une anonymat quasi monastique. Il donne rarement des interviews, partage presque rien de sa vie personnelle, et évite la publicité. Cela correspond à la façon dont le créateur de Bitcoin s’est comporté.
Le refus de confirmer ou nier : Lorsqu’on lui a demandé directement s’il était Satoshi Nakamoto, Szabo n’a ni confirmé ni nié. Il a simplement dit : « Peu importe qui est Satoshi. Ce qui compte, c’est que Bitcoin fonctionne. » Ce refus de s’engager ou de nier alimente la spéculation.
Le verdict : Szabo possède les compétences intellectuelles, la cohérence philosophique, les marqueurs linguistiques, et la motivation (de réaliser ce qu’il a théorisé dans bit gold). Pourtant, il n’y a pas de preuve irréfutable — pas d’admission, pas de preuve tangible, juste un ensemble circonstanciel convaincant. Si Szabo n’est pas Satoshi, il est certainement quelqu’un qui est arrivé à des conclusions très similaires indépendamment. S’il est Satoshi, son silence indique qu’il reste fidèle au principe de décentralisation en restant caché.
Candidat 3 : Adam Back – L’architecte de Hashcash
La candidature d’Adam Back repose sur un seul lien technologique crucial.
Preuve de travail avant Bitcoin : En 1997, Adam Back a inventé Hashcash, un mécanisme de preuve de travail conçu pour lutter contre le spam par e-mail. Le système exigeait que l’expéditeur effectue un calcul pour chaque message, augmentant le coût du spam à des niveaux prohibitifs.
La connexion : La sécurité de Bitcoin repose entièrement sur la preuve de travail. Lors de son choix de la PoW comme mécanisme de validation, Satoshi Nakamoto a essentiellement adapté le concept de Back. Le document blanc cite Hashcash, mais de façon brève.
L’expertise : Back a démontré une connaissance approfondie des protocoles cryptographiques, des systèmes distribués, et de la sécurité réseau. Il possédait les compétences techniques pour être le créateur de Bitcoin.
La distance : Pourtant, Back a toujours nié être Satoshi. De plus, la preuve de travail de Bitcoin est une innovation majeure par rapport à Hashcash — elle a été adaptée aux besoins spécifiques de la monnaie et du consensus, pas seulement pour lutter contre le spam. Cela suggère que le créateur de Bitcoin s’est inspiré de Hashcash, mais a dépassé cette étape de façon significative.
Le verdict : Back a probablement été une influence pour le créateur de Bitcoin, peut-être même un collaborateur ou un correspondant. Mais la preuve qu’il en est le créateur lui-même est moins forte que pour Szabo ou Finney. Back semble plus une source d’inspiration qu’un architecte principal.
Candidat 4 : Wei Dai – Le visionnaire qui n’a jamais construit
Wei Dai a proposé « b-money » en 1998, et à bien des égards, b-money était encore plus proche de Bitcoin que bit gold.
L’adéquation conceptuelle : B-money comprenait décentralisation, anonymat, vérification peer-to-peer, et même une version primitive de blockchain — une chaîne d’enregistrements de transactions. Sur le papier, c’était presque complet.
L’échec : Le seul problème : Dai ne l’a jamais réalisé. B-money est resté une idée théorique, joliment formulée mais jamais implémentée. Il n’a pas résolu le problème de double dépense et est resté une simple réflexion.
L’obscurité : Dai est probablement le candidat le plus discret. On sait presque rien de lui personnellement. Il a publié son concept sous pseudonyme et a disparu de la scène publique.
Le verdict : La b-money de Dai a été une inspiration conceptuelle pour le créateur de Bitcoin. Satoshi l’a reconnu dans le document blanc. Mais le fait que Dai n’ait pas concrétisé ce qu’il a théorisé suggère qu’il manquait peut-être de compétences pour l’implémenter, ou de motivation, ou les deux. Le créateur de Bitcoin, lui, a non seulement théorisé, mais aussi produit du code fonctionnel.
Candidat 5 : Gavin Andresen – L’héritier choisi
Gavin Andresen est le développeur qui a pris le contrôle de Bitcoin après la disparition de Satoshi Nakamoto en 2010-2011. Cela a une grande importance pour la question de l’identité du créateur.
Pourquoi Satoshi l’a choisi : Lorsqu’il s’est retiré, Satoshi a confié le projet à Andresen. Ce n’était pas un hasard. Satoshi devait croire qu’Andresen possédait les compétences, le jugement, et la philosophie pour guider Bitcoin.
La spéculation : Certains chercheurs se demandent : et si Satoshi avait choisi Andresen non comme successeur, mais comme un porte-drapeau ? Et si Andresen était en réalité le créateur secret de Bitcoin, en conservant le projet sous une identité visible pendant que Satoshi restait caché ?
Les faibles preuves : Andresen nie toujours être Satoshi. Les éléments sont purement spéculatifs. Pourtant, son choix comme successeur montre que Satoshi lui faisait confiance.
Le verdict : Très probablement pas le créateur lui-même, mais quelqu’un que Satoshi connaissait et en qui il avait une grande confiance.
Candidat 6 : Dorian Nakamoto – La fausse identité
En 2014, Newsweek publia un article d’investigation affirmant avoir trouvé Satoshi Nakamoto : Dorian Prentice Nakamoto, un ingénieur systèmes à la retraite vivant en Californie. La « preuve » ? La coïncidence de son nom contenant « Satoshi Nakamoto ».
Le cirque médiatique : L’article a déclenché une frénésie médiatique, avec des reporters qui ont envahi la maison de Dorian. L’homme était pris au dépourvu et répétait qu’il ne connaissait rien à Bitcoin — ce qui était vrai.
Le background technique : Dorian avait une expérience en ingénierie systèmes et sécurité. En théorie, il aurait pu avoir les compétences pour créer Bitcoin. Mais tout le reste allait à l’encontre de lui.
La réfutation claire : Dorian a nié avec crédibilité. Sa famille l’a corroboré. La communauté Bitcoin, plutôt que de suivre la chasse aux sorcières médiatique, a levé des fonds pour soutenir Dorian dans cette épreuve. La majorité a rapidement conclu qu’il s’agissait d’une erreur d’identité basée sur une coïncidence de nom.
Le verdict : Presque certainement pas le créateur de Bitcoin. Son cas montre à quel point le mystère invite à la spéculation, parfois jusqu’à l’absurde.
Candidat 7 : Craig Wright – Le prétendant qui n’a pas prouvé
En 2016, l’entrepreneur australien Craig Wright a publiquement affirmé être Satoshi Nakamoto. Il a promis de fournir une preuve cryptographique — en signant un message avec la clé privée de Satoshi — mais a reculé. Il a ensuite tenté des démarches légales pour revendiquer les 1 million de bitcoins supposés de Satoshi, affirmant qu’ils étaient détenus conjointement avec le collègue décédé Dave Kleiman.
Les preuves manquantes : Les affirmations de Wright ont été accueillies avec scepticisme par les experts en cryptographie et la communauté. Lorsqu’on lui a demandé une preuve technique, il n’a pas réussi à la fournir. Ses tentatives de signer avec la clé de Satoshi ont été non vérifiables ou douteuses.
Le verdict : Presque certainement pas le créateur de Bitcoin. Les affirmations de Wright se sont effondrées sous le regard critique.
Candidat 8 : Dave Kleiman – Le partenaire silencieux
Dave Kleiman était un expert en sécurité informatique décédé en 2013. Il avait les compétences techniques pour être le créateur de Bitcoin ou faire partie d’une équipe. Wright a affirmé qu’ils étaient collaborateurs.
Le mystère : Après la mort de Kleiman, des fichiers cryptés sur son disque dur ont été découverts — peut-être contenant des enregistrements de développement de Bitcoin ou des clés privées. Ces fichiers restent cryptés et non ouverts.
Le faible argument : Sans preuve de l’implication de Kleiman dans la création de Bitcoin, cela reste de la pure spéculation. Son lien avec Bitcoin repose principalement sur les affirmations de Wright, qui manquent de crédibilité.
Le verdict : Probablement pas le créateur, mais l’incertitude demeure avec ces fichiers cryptés non déchiffrés.
Candidat 9 : Les autres suspects
D’autres candidats ont été proposés : Peter Todd (développeur principal de Bitcoin), Len Sassaman (cryptographe décédé en 2011), et d’autres. Chacun possède une expertise pertinente. Aucun n’a fourni de preuve définitive d’être Satoshi.
Le schéma avec la plupart des candidats est le même : ils ont l’expertise, certains ont la cohérence philosophique, mais aucun n’a fourni de preuve irréfutable. Et beaucoup, lorsqu’on leur demande, affirment qu’ils ne sont pas Satoshi — ou refusent simplement de répondre, ce qui peut tout signifier ou rien.
La disparition délibérée : pourquoi le créateur de Bitcoin a disparu
La synchronisation du départ
En décembre 2010, alors que Bitcoin gagnait en traction, Satoshi Nakamoto a publié des messages techniques sur des forums. En avril 2011, il a écrit un dernier e-mail disant qu’il « passait à autre chose ». Puis plus rien. Un silence complet qui perdure encore aujourd’hui.
Qu’est-ce qui a motivé cette sortie soudaine ? Plusieurs hypothèses expliquent pourquoi le créateur de Bitcoin a choisi de disparaître :
Stabilité du réseau : En 2010, Bitcoin avait prouvé qu’il pouvait fonctionner. Le réseau avait traité des milliers de transactions sans erreur. Satoshi a peut-être conclu que Bitcoin n’avait plus besoin de son créateur — que le système était suffisamment robuste pour survivre à son départ.
Risque juridique : Bitcoin représentait un défi pour les gouvernements et banques centrales. À mesure qu’il gagnait en attention, la pression réglementaire augmentait. Le créateur a peut-être compris que rester anonyme et silencieux était sa meilleure protection contre des poursuites ou des sanctions.
Cohérence idéologique : Tout l’intérêt de Bitcoin est sa décentralisation — ne pas dépendre d’une personne ou d’une institution. Quelle meilleure démonstration que de se retirer ? Si le créateur de Bitcoin était resté visible, Bitcoin aurait inévitablement été associé à une personnalité, ce qui va à l’encontre de la décentralisation.
Échapper à la cult of personality : Dans les communautés crypto, les fondateurs deviennent souvent des leaders de facto, avec une influence disproportionnée. En disparaissant, Satoshi Nakamoto a assuré que Bitcoin évoluerait selon la technique et le consensus communautaire, et non selon une autorité individuelle.
La décentralisation en pratique
Après le départ de Satoshi, le développement de Bitcoin a continué via un processus décentralisé. Les développeurs principaux proposaient des améliorations (BIPs — Bitcoin Improvement Proposals). La communauté en débat. Les nœuds décidaient collectivement des changements à adopter.
Lors de décisions majeures — comme le débat sur la scalabilité qui a mené au fork Bitcoin Cash en 2017 — aucune personne ne pouvait imposer sa volonté. Bitcoin a montré qu’il pouvait fonctionner sans son créateur. C’était la validation ultime de la vision de Satoshi : un système qui ne dépend pas de la confiance dans un individu.
L’héritage du créateur : 1 million de bitcoins dormants
La fortune inactive
Selon la majorité des estimations, le créateur de Bitcoin détient ou a miné environ 1 million de bitcoins durant les premières années. À la valeur actuelle, cela représente une richesse énorme — et ces bitcoins n’ont jamais été déplacés.
Les analystes blockchain ont tracé les adresses associées aux premiers coins de Satoshi. Ils restent inactifs depuis l’époque où Satoshi était actif. Le créateur de Bitcoin n’a montré aucun intérêt à dépenser, vendre, ou même déplacer ces coins.
Ce que cela indique : cette dormance est en soi une preuve. Si quelqu’un avait volé le code source de Bitcoin et lancé Bitcoin sous une fausse identité, il aurait fini par dépenser ces coins. Mais Satoshi ne l’a pas fait. Cela suggère que soit :
Et si Satoshi déplaçait un jour ces coins…
Il y a une expérience de pensée intrigante : et si, dans vingt ans, Satoshi Nakamoto (ou celui qui contrôle ces 1 million de bitcoins) les déplaçait ? La fortune dormante de Bitcoin deviendrait alors immédiatement identifiable. Une seule transaction briserait le mystère — les coins s’écouleraient quelque part, et cette transaction révélerait des motifs. Le créateur de Bitcoin, s’il est intelligent, le sait. Le fait que ces coins restent inactifs est en soi une déclaration : j’ai créé ce système, je n’ai pas besoin d’en tirer profit, et je prouverai mon engagement à son indépendance en ne touchant jamais ces coins.
Dévoiler le créateur : ce que nous pouvons en conclure
Le paradoxe du créateur de Bitcoin
Voici le paradoxe central : le créateur de Bitcoin a conçu un système qui n’a pas besoin d’un créateur. Bitcoin fonctionne parfaitement sans que personne ne sache qui est Satoshi Nakamoto. En fait, cette énigme renforce Bitcoin.
Si nous savions que Bitcoin a été créé par un brillant informaticien de Cambridge, on pourrait croire en Bitcoin parce qu’on fait confiance à sa réputation. Mais alors, Bitcoin deviendrait personnifié. Si le créateur de Bitcoin était discrédité, Bitcoin le serait aussi.
Au contraire, Bitcoin existe dans un état d’abstraction pure. C’est du code. C’est de la cryptographie. C’est du consensus. Pas de personnalité, pas de visage, pas d’humain faillible derrière. De cette façon, le créateur de Bitcoin a accompli quelque chose de remarquable : construire le système financier le plus influent du XXIe siècle tout en restant inconnu.
Les candidats principaux
Si l’on devait classer les candidats, les preuves pointent le plus fortement vers :
Nick Szabo : La cohérence philosophique, les correspondances linguistiques, le travail antérieur sur bit gold, l’anonymat constant, et la rigueur intellectuelle s’alignent. Szabo représente la « théorie du candidat le plus cohérent ».
Hal Finney : Les qualifications techniques, la communication directe avec Satoshi, la première transaction Bitcoin, et le timing de sa maladie et du départ de Satoshi forment un récit convaincant.
Une équipe : Certains chercheurs proposent que le créateur de Bitcoin aurait pu être un petit groupe — peut-être Szabo et Finney collaborant, ou un réseau de Cypherpunks travaillant ensemble et décidant de publier sous pseudonyme.
Mais même avec ces candidats principaux, les preuves restent circonstancielles. Il n’y a pas de preuve définitive. Et face à la sophistication du créateur de Bitcoin, cela pourrait avoir été intentionnel.
La véritable identité du créateur pourrait ne jamais être connue
La plus grande réalisation est peut-être celle-ci : on ne saura peut-être jamais qui est le créateur de Bitcoin — et cela pourrait être exactement comme cela que cela doit être.
Bitcoin a été conçu pour éliminer le besoin de confiance institutionnelle. Par extension, il a été conçu pour éliminer la nécessité de faire confiance à un individu, y compris son créateur. Que Satoshi Nakamoto soit une personne ou plusieurs, qu’il soit encore en vie ou décédé depuis longtemps, qu’il s’agisse de Szabo, Finney, Back, ou d’un groupe inconnu — le système fonctionne indépendamment.
En réalité, l’indépendance de Bitcoin par rapport à son créateur est une caractéristique, pas un bug. Le créateur de Bitcoin a construit un système qui a déjà dépassé son utilité pour lui. Bitcoin n’a pas besoin que Satoshi soit impliqué en 2020, 2024, ou aujourd’hui en 2026. Et il n’a pas besoin de connaître l’identité de Satoshi pour continuer à fonctionner.
La philosophie du créateur continue de vivre
Ce que nous savons du créateur de Bitcoin ne vient pas de son identité, mais de ses choix et de son code :
La philosophie de la décentralisation : Le créateur de Bitcoin croyait que les systèmes financiers ne devraient pas dépendre de la confiance centralisée. Il l’a démontré à travers l’architecture de Bitcoin.
L’engagement envers la vie privée : Le créateur de Bitcoin valorisait la vie privée au point d’intégrer la confidentialité dans le système lui-même. Et il a valorisé sa propre vie privée au point de la protéger totalement.
Le pragmatisme du code : Le créateur de Bitcoin n’a pas simplement théorisé — il a construit. Le code de Bitcoin, tout en étant élégant, est avant tout fonctionnel. Il fonctionne.
Le principe de disparition : En se retirant et en laissant Bitcoin évoluer par consensus communautaire, le créateur a montré que son ego était secondaire par rapport à l’intégrité du projet.
Ce ne sont pas les valeurs d’une personne cherchant la célébrité ou la fortune. Ce sont celles d’une personne avec une mission. Le créateur de Bitcoin voulait changer le monde, et il était prêt à rester inconnu pour y parvenir.
Conclusion : L’énigme qui a renforcé Bitcoin
La question « qui est le créateur de Bitcoin » ne sera peut-être jamais résolue. Et c’est approprié.
Le créateur de Bitcoin a délibérément choisi de rester inconnu, et le système qu’il a construit renforce ce choix. Chaque année qui passe sans que l’identité du créateur de Bitcoin soit définitivement identifiée est une année supplémentaire où Bitcoin prouve qu’il n’en a pas besoin. Le créateur de Bitcoin n’a pas construit une dynastie, ni une religion avec un prophète, mais une fondation. Pas une religion, mais une technologie avec un but.
En 2026, plus de dix-sept ans après le lancement de Bitcoin, le mystère demeure. Pourtant, Bitcoin continue d’évoluer, de sécuriser des millions de transactions, d’inspirer d’innombrables projets, et de défier le système financier traditionnel — tout cela sans avoir besoin de connaître celui qui l’a créé.
Le créateur de Bitcoin a accompli ce qui pourrait être la réalisation la plus rare de l’histoire humaine : il a changé le monde, puis disparu complètement, ne laissant derrière que son œuvre et sa philosophie. Que ce créateur soit Satoshi Nakamoto, Nick Szabo, Hal Finney, Adam Back, ou une équipe de Cypherpunks collaborant, cela reste l’une des plus grandes énigmes — et peut-être l’une de ses plus grandes forces.