La famille Trump gagne 1 milliard et veut ouvrir une banque ? Le sénateur Warren bloque la demande de licence WLFI

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沃倫參議員擋WLFI特許申請

10 milliards de dollars d’intérêts et un conflit fatal avec la régulation bancaire

Le sénateur américain Elizabeth Warren appelle l’Office of the Comptroller of the Currency (OCC) à repousser l’examen de la demande de licence de la World Liberty Trust (WLFI) jusqu’à ce que Trump se désengage. Warren, dans une lettre adressée au directeur de l’OCC Jonathan Gould, souligne un conflit d’intérêts sans précédent, résultant de la participation de la famille Trump dans ce projet.

Selon BeInCrypto, WLFI a déposé la semaine dernière une demande via sa filiale WLTC Holdings LLC. La société cherche à établir la World Liberty Trust Company (WLTC), une entité nationale. La structure proposée se consacrerait aux services de stablecoins, y compris l’émission et le rachat d’un stablecoin USD1, ainsi que des activités de garde et de conversion.

Warren indique dans sa lettre que les liens entre le président et sa famille avec cette entreprise suscitent de graves inquiétudes. Selon la loi GENIUS de 2025, l’OCC devient l’autorité principale de régulation pour l’émission de stablecoins fédéraux. Cette autorisation confère à l’OCC le pouvoir d’approuver les statuts, de superviser les opérations et de faire respecter la conformité. Ainsi, si WLFI est approuvée, l’OCC régulera directement une entité liée aux intérêts financiers personnels du président.

La sénatrice souligne également que la famille « pourrait » avoir tiré plus de 10 milliards de dollars de WLFI et d’autres projets de cryptomonnaie. Ce chiffre provient d’une enquête du Financial Times, qui couvre les revenus issus de TRUMP et MELANIA meme coins, des tokens de gouvernance WLFI, et des ventes de USD1. Notamment, le site liste le président Trump, ses fils Barron, Eric et Donald Trump Jr. comme co-fondateurs de WLFI, et le président lui-même comme co-fondateur honoraire.

Les trois principaux points de controverse de la demande WLFI

Une ampleur de conflit d’intérêts sans précédent : la famille du président tire plus de 10 milliards de dollars de WLFI, l’OCC régulera la propre société du président

Un régulateur nommé par le régulé : le directeur de l’OCC nommé par Trump doit réguler les sociétés de Trump

Crainte de corruption du pouvoir : l’OCC établit des règles qui affectent la rentabilité des sociétés du président, tout en supervisant leurs concurrents

Participation totale de la famille : les trois fils de Trump sont co-fondateurs, Trump lui-même est co-fondateur honoraire

Les co-fondateurs honoraires désignent d’anciens co-fondateurs qui ne détiennent plus de fonctions exécutives ou opérationnelles dans la société, mais restent impliqués en tant que conseillers ou figures honorifiques. Cependant, cette distance nominale n’élimine pas les liens d’intérêt substantiels.

Le scénario absurde de la régulation par l’OCC de son propre patron

La lettre indique : « Si la demande est approuvée, vous élaborerez des règles affectant la rentabilité des sociétés du président. Vous serez également chargé de superviser directement et d’appliquer la loi contre ces sociétés et leurs concurrents. Vous exercerez ces fonctions sous l’autorité du président. En réalité, ce sera la première fois dans l’histoire des États-Unis qu’un président sera responsable de la régulation de sa propre société financière. » Cette déclaration révèle l’absurdité du problème : un régulateur nommé par le régulé doit « impartialement » réguler la société de son patron.

Warren insiste particulièrement sur le fait qu’elle a déjà exprimé ses préoccupations à ce sujet. Elle avait demandé à l’OCC de clarifier ses plans pour éviter que « d’importants conflits d’intérêts financiers » du président Trump n’influencent la politique de la régulation bancaire. L’OCC avait refusé de répondre, affirmant qu’il s’agissait d’une hypothèse. Warren indique qu’avec le dépôt officiel de la demande WLFI, ces préoccupations deviennent urgentes et concrètes.

Elle déclare : « Votre attitude méprisante, ainsi que votre soutien aveugle au programme dangereux du président durant votre mandat, me font douter que vous évaluerez cette demande de manière impartiale selon les normes légales. » Cette attaque personnelle directe montre la profonde méfiance de Warren envers l’indépendance du directeur Gould.

La sénatrice exige que l’OCC s’engage par écrit à repousser l’examen de la demande tant que Trump n’aura pas complètement séparé ses intérêts dans WLFI et ses autres participations familiales. Elle fixe la date limite du 20 janvier pour une réponse. « Nous n’avons jamais vu un conflit d’intérêts ou une corruption d’une telle ampleur. Le Congrès américain n’a pas su résoudre ces problèmes lors de l’adoption de la loi GENIUS — c’est pourquoi le Sénat doit, lors de l’examen de la législation sur la structure du marché des cryptomonnaies, s’attaquer à ces conflits d’intérêts graves et réels. »

La panique collective dans le secteur bancaire

Cette intervention reflète l’inquiétude générale du secteur bancaire américain face à l’extension du statut de banque de confiance nationale aux entreprises de cryptomonnaie. L’Independent Community Bankers of America (ICBA) et l’American Bankers Association (ABA) ont tous deux exprimé leur préoccupation face à des demandes similaires. Parmi ces entreprises figurent Ripple, Circle, Fidelity, Paxos, First National Digital Currency Bank et BitGo.

Les inquiétudes du secteur bancaire proviennent de la menace concurrentielle. La licence de banque de confiance nationale permet à ses détenteurs d’offrir des services financiers dans tous les États américains sans avoir à obtenir une licence dans chaque État. Si des entreprises de cryptomonnaie obtiennent cette licence, elles pourraient contourner le système bancaire traditionnel et fournir directement des services financiers aux consommateurs et aux entreprises. Pour les banques traditionnelles dépendantes des dépôts et des frais de paiement, cela représente une menace existentielle.

Cependant, la raison du rejet de Warren diffère de celle des banques traditionnelles. Elle ne cherche pas à protéger leurs intérêts commerciaux, mais à questionner l’éthique politique et l’indépendance de la régulation. Cette opposition, venant de camps différents mais visant le même objectif, rend la demande WLFI extrêmement contestée. Par ailleurs, la position de Warren sur WLFI rejoint ses précédentes critiques des projets de cryptomonnaie liés à Trump. Début 2025, elle et le député Jake Auchincloss ont appelé les régulateurs, notamment la SEC et la CFTC, à enquêter sur les cryptomonnaies à thème « TRUMP » et « MELANIA » lancées par le président et la première dame.

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