Le Kazakhstan crée des lois sur les Actifs Financiers Numériques couvrant les stablecoins, les actifs tokenisés et les instruments financiers électroniques.
La Banque Nationale délivre des licences aux échanges, approuve les cryptomonnaies négociables et fait respecter la protection des investisseurs.
Les banques agréées peuvent désormais offrir des services d’actifs numériques, intégrant la cryptomonnaie dans les systèmes financiers conventionnels.
Le Kazakhstan a adopté lundi une nouvelle législation établissant des règles complètes pour les actifs numériques. Le président Kassym-Jomart Tokayev a signé des lois définissant l’émission, le commerce et la supervision des cryptomonnaies et des actifs financiers numériques (DFAs). La Banque Nationale du Kazakhstan (NBK) délivrera des licences aux échanges et approuvera les cryptomonnaies pouvant opérer sur des plateformes réglementées, afin de sécuriser le marché pour les investisseurs.
Les lois créent une nouvelle classe d’actifs appelée actifs financiers numériques, divisée en trois catégories : stablecoins, actifs adossés à des instruments financiers ou à des biens, et instruments financiers électroniques.
L’Agence de Régulation et de Développement du Marché Financier (ARDFM) est chargée de rédiger les règles concernant l’émission, l’utilisation et le rachat des DFA. Notamment, les nouvelles plateformes émettant des DFA doivent obtenir des licences NBK.
Les DFA suivront des réglementations similaires à celles des instruments financiers traditionnels, incluant la gestion des risques, les exigences de divulgation et la protection des investisseurs. Ce cadre permet l’intégration des actifs numériques dans le système financier existant du Kazakhstan.
Par ailleurs, les cryptomonnaies non garanties telles que Bitcoin et Ether seront soumises à un contrôle strict de la NBK, incluant l’approbation du trading et des limites opérationnelles sur les échanges.
La NBK agit désormais comme le principal régulateur des actifs numériques au Kazakhstan. Les échanges sans licences NBK ne peuvent pas opérer légalement. La banque centrale maintiendra également une liste des cryptomonnaies approuvées, protégeant ainsi les investisseurs contre les actifs à haut risque ou frauduleux.
Selon la nouvelle loi, les banques agréées peuvent désormais gérer et émettre des actifs numériques, y compris les stablecoins et les actifs tokenisés du monde réel, en les intégrant dans les services bancaires conventionnels.
Ces mises à jour fusionnent la supervision de la cryptomonnaie avec les lois bancaires existantes. Les clients pourront bientôt accéder directement aux produits cryptographiques via les banques, plutôt que par des plateformes non réglementées. Le cadre réglementaire impose également le respect des règles anti-blanchiment, incluant le suivi des portefeuilles et la “règle de voyage” pour la transparence des transactions.
Le Kazakhstan vise à devenir un hub régional pour la cryptomonnaie tout en maintenant la stabilité du marché. Les initiatives précédentes incluent les paiements en stablecoin et les ETF Bitcoin lancés en 2025. La nouvelle réglementation donne à la NBK le pouvoir de délivrer des licences aux échanges, d’approuver les actifs négociables et d’imposer des limites, garantissant que le trading se déroule dans des canaux légaux et surveillés. Les observateurs notent que ces mesures pourraient influencer le comportement des investisseurs et l’activité de trading dans le pays.