Trump aurait proposé de louer le Groenland pour 99 ans et d'accorder la citoyenneté américaine en échange d'un contrôle effectif, s'inspirant de la location de Hong Kong par le Royaume-Uni à l'époque

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Les États-Unis envisagent de négocier un bail de 99 ans en échange d’un contrôle effectif du Groenland, la discussion à Davos étant imminente, ce qui suscite des controverses sur la souveraineté et les ressources dans l’Arctique.
(Précédent contexte : Trump annonce une taxe de 10 % sur la Finlande et huit autres pays européens en février, jurant « prendre le contrôle du Groenland » et formant une coalition pour contrer l’Union européenne)
(Complément d’information : Pourquoi Trump est-il déterminé à prendre le contrôle du Groenland ? Que cache cette île, dont 80 % sont recouverts de glace ?)

Table des matières de cet article

  • La location remplace l’annexion
  • Un plan de prospérité qui touche le cœur des citoyens
  • Danemark, OTAN et nouvelles fissures

Le président américain Donald Trump menace d’imposer des droits de douane à partir de février à huit membres de l’OTAN, dont le Danemark et la Norvège, en jurant de prendre le contrôle effectif du Groenland. Avec la détérioration des relations entre les États-Unis et l’Europe, les marchés suivent de près le Forum économique mondial de Davos, en Suisse, pour voir si un accord pourra être trouvé afin de réduire les risques politiques actuels.

Dans ce contexte, des sources indiquent que des représentants américains ont déjà apporté un projet de bail de 99 ans en Suisse. Les États-Unis espèrent, par cette location à long terme, remplacer la solution d’annexion évoquée précédemment, tout en respectant la souveraineté nominale du Danemark, afin d’obtenir la gouvernance et les bénéfices économiques du Groenland.

La location remplace l’annexion

Selon le Kyiv Post, l’administration américaine aurait abandonné le terme « annexion » pour insister sur la « souveraineté effective ». Le concept est similaire à celui du financement par flux de trésorerie courant, courant à Wall Street : il ne s’agit pas d’acheter directement la propriété, mais de verrouiller par contrat le droit d’usage et la répartition des revenus.

Historiquement, la Grande-Bretagne a obtenu en 1898 la Nouvelle-Guinée de Hong Kong via un bail de 99 ans. Aujourd’hui, les États-Unis tentent de reproduire ce modèle dans l’Arctique.

Un plan de prospérité qui touche le cœur des citoyens

Un autre élément clé du projet est ce que l’on appelle le « plan de prospérité ». Les États-Unis prévoient d’accorder la citoyenneté américaine et la liberté de circulation à environ 56 000 habitants du Groenland, avec la promesse qu’ils n’auront pas à payer d’impôt fédéral tant qu’ils ne migrent pas sur le territoire continental.

Les sondages officiels montrent qu’actuellement, environ 85 % des habitants du Groenland ne soutiennent pas la prise de contrôle par les États-Unis, mais Washington mise sur des incitations économiques pour changer progressivement cette attitude, en s’inspirant du modèle de Porto Rico, qui assume sa défense en échange d’un accès commercial.

Qu’est-ce que le modèle de Porto Rico ?

Ce modèle trouve ses origines dans le statut de « Commonwealth » de Porto Rico établi en 1952. Sur le plan de la sécurité et de la défense, Porto Rico choisit de ne pas poursuivre une identité nationale indépendante, confiant la défense et la diplomatie entièrement au gouvernement fédéral américain ; bien que ses habitants aient la citoyenneté américaine et soient soumis au service militaire, ils ne disposent pas du droit de vote pour le président lorsqu’ils résident sur l’île.

En échange de la renonciation à la souveraineté militaire et diplomatique, Porto Rico bénéficie d’un « accès profond au marché américain ». Grâce à un commerce sans droits de douane avec le continent, à l’adoption du dollar comme monnaie officielle, et aux incitations fiscales fédérales, Porto Rico a réussi à lier étroitement son économie à celle de la plus grande puissance économique mondiale. Ce modèle permet à l’île d’attirer des investissements étrangers dans un cadre à faible risque et à haute ouverture, sans supporter les coûts militaires, dans une architecture politique et économique où la sécurité est assurée par une grande puissance, et la prospérité partagée par le marché.

Danemark, OTAN et nouvelles fissures

Le gouvernement danois et l’administration autonome du Groenland insistent actuellement sur le fait que la souveraineté ne peut être divisée, mais cette question dépasse désormais le cadre bilatéral et devient une potentielle fracture au sein de l’OTAN. Trump, en utilisant une approche impériale, exerce une pression sur ses alliés, révélant les contradictions dans la compétition entre grandes puissances.

Que les négociations de Davos aboutissent ou non aux détails, les États-Unis ont déjà redéfini la notion de souveraineté depuis l’ère de la guerre froide. L’Arctique n’est plus une région lointaine de glace, mais un front de la compétition militaire, technologique et capitalistique.

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