Le 26 janvier, le Forum économique mondial (FEM) tenu à Davos, en Suisse, est devenu un baromètre important pour le marché mondial des cryptomonnaies. Les dernières déclarations des cercles politiques et financiers montrent que le paysage des actifs numériques en 2026 connaît des changements profonds, les cryptomonnaies ne faisant plus partie de la finance marginale mais étant intégrées à l’agenda central du pouvoir et du capital mondiaux.
La première est que « l’effet Trump » continue de s’enflammer. Le président américain Donald Trump a publiquement déclaré à Davos qu’il travaillerait à ce que les États-Unis continuent de maintenir leur position de « capitale mondiale des cryptomonnaies ». Cette déclaration a été interprétée par le marché comme un fort soutien aux actifs numériques. Cependant, en raison de l’intensification de l’incertitude dans les politiques étrangères et commerciales américaines, les fonds mondiaux se sont récemment orientés vers un refuge sûr, et le Bitcoin ainsi que d’autres actifs à haut risque ont été simultanément sous pression, et la volatilité à court terme a été considérablement amplifiée. Cela prouve également une fois de plus que le lien entre le marché crypto et l’environnement macropolitique s’approfondit.
Deuxièmement, l’industrie reste très optimiste quant à la tendance en 2026. Brad Garlinghouse, PDG de Ripple, a déclaré sans détour lors du forum que le marché des actifs numériques pourrait atteindre de nouveaux sommets historiques au cours de l’année à venir. La raison principale est que l’administration Trump s’est entièrement tournée vers le soutien à l’industrie crypto, passant de la législation sur les stablecoins aux décrets exécutifs en passant par la nomination de plusieurs responsables favorables aux actifs numériques, ce qui a permis à l’industrie de développer un espace politique sans précédent. Cet environnement pousse les fonds institutionnels à réévaluer la position stratégique d’Ethereum, Bitcoin et des stablecoins dans le système financier mondial.
Le troisième signal vient de l’entrée profonde du système financier traditionnel. Le PDG de BlackRock, Larry Fink, a déclaré que migrer les systèmes financiers vers des opérations blockchain est une tendance irréversible qui réduira les coûts, augmentera la transparence et élargira l’accès aux services financiers. Par ce temps, Sergio Ermotti, PDG d’UBS, a également souligné que la blockchain sera l’infrastructure de l’avenir des banques traditionnelles. La mise en page autour des actifs réels sur la chaîne de mobilité, la tokenisation des valeurs mobilières et le règlement on-chain s’accélère. Grayscale prévoit que le marché de la tokenisation pourrait atteindre 35 000 milliards de dollars d’ici 2030, offrant ainsi une crédibilité à long terme pour l’économie crypto.
Dans l’ensemble, ce Forum économique mondial envoie un signal clair : plus favorable aux politiques, le capital de Wall Street est plus actif, l’infrastructure blockchain est plus mature, et ces trois forces redéfinissent les tendances à moyen et long terme du marché mondial des cryptomonnaies. Pour les investisseurs qui suivent la tendance des prix du Bitcoin, l’écosystème Ethereum et le développement des stablecoins, 2026 pourrait devenir un point de départ clé pour une nouvelle vague de marché structurel.