Le marché des cryptomonnaies saigne à nouveau. Les prix chutent, le moral des investisseurs est gelé. Alors que le bitcoin est repoussé en dessous de la barre des 70 000 dollars, la déclaration familière “La blockchain a finalement échoué” refait surface. C’est un scénario que le marché répète à chaque turbulence.\n\nCependant, parallèlement, une autre conversation se déroule dans un tout autre contexte. C’était lors du récent sommet mondial de la tokenisation d’actifs physiques — le “Ondo Summit”. Ce ne sont pas des investisseurs en cryptomonnaies qui se rassemblent ici, mais les principales institutions du système financier mondial : BlackRock, JPMorgan Chase, Citigroup, Goldman Sachs, Fidelity, SWIFT, DTCC, State Street, etc. Ce sont eux qui gèrent réellement des dizaines de billions d’actifs, responsables des paiements et des règlements.\n\nIls ne discutent pas du prix des tokens. Mais du règlement, des garanties et des “canaux” du système financier. Lorsque le marché est envahi par la peur et ne regarde que les prix, ces institutions examinent pourquoi le système s’effondre en temps de crise. Cette déconnexion n’est pas fortuite.\n\nLes leçons de la crise des obligations britanniques\n\nLes raisons pour lesquelles ces institutions s’intéressent à l’infrastructure blockchain peuvent être trouvées dans de véritables crises passées. La crise du marché des obligations britanniques en septembre 2022 en est un exemple typique. Cet événement ne s’est pas produit dans un secteur à haut risque, mais dans le marché des obligations considéré comme le plus sûr par les fonds de pension.\n\nUne variation soudaine des taux d’intérêt a provoqué une chute brutale des prix des obligations, et les fonds de pension utilisant des stratégies d’investissement à levier ont été confrontés à une vague de marges à couvrir. Le problème ne résidait pas dans la qualité des actifs. Mais dans le fait que l’infrastructure financière pour transférer les garanties et ajuster les positions ne suivait pas la vitesse de la crise.\n\nLes positions étant dispersées entre plusieurs intermédiaires, le transfert des garanties était lent. Il n’existait pas de registre unifié permettant de suivre en temps réel où et combien le risque s’accumulait. Résultat : des ventes forcées. Non pas parce que les actifs étaient devenus mauvais, mais parce que le système était lent, ce qui entraînait une évaporation de la liquidité. Si la Banque d’Angleterre n’avait pas intervenu en urgence, le marché aurait sombré dans une crise encore plus profonde.\n\nLe rôle de la blockchain n’est pas “l’actif de transaction”\n\nC’est précisément à ce moment que la signification de la blockchain devient évidente. Les institutions s’y intéressent non pas parce qu’il s’agit d’un actif spéculatif, mais parce que le système financier actuel manque d’infrastructures pour le règlement en temps réel, le transfert instantané des garanties et le partage d’état entre participants.\n\nLa blockchain ne peut pas éliminer la volatilité. Mais elle peut, avant qu’une crise ne se transforme en “vente panique”, rendre les risques visibles et gagner du temps pour y répondre. La blockchain dont parlent ces institutions n’est pas une narration, mais une trajectoire. C’est un nouveau canal nécessaire pour gérer des dizaines de billions d’actifs.\n\nAlors, regardons le bitcoin\n\nSous cet angle, la fluctuation du prix du bitcoin n’est pas essentielle. Ce qui importe pour ces institutions, ce n’est pas le rendement à court terme, mais sa nature en tant qu’actif de paiement transfrontalier, en tant qu’actif financier détenu par des entreprises et des institutions, et comme un outil de stockage de valeur doté de caractéristiques d’anti-confiscation et de contrôle.\n\nCertaines entreprises ont déjà intégré le bitcoin comme actif de remplacement de la trésorerie, et via des ETF en spot, elles ont ouvert la voie à l’entrée des fonds traditionnels. La possibilité d’utiliser le bitcoin dans les marchés émergents ou comme réserve nationale n’est plus simplement une hypothèse.\n\nLe marché est en turbulence, les prix chutent. Mais en même temps, ces institutions repensent leur système pour faire face à la prochaine crise. Les graphiques peuvent changer en une journée, mais l’infrastructure financière ne se modifie souvent qu’après une crise.\n\nÀ cet instant, il peut être plus important de regarder ce que les institutions tentent de réparer plutôt que ce que le marché craint. Le prix est du bruit, le canal est la structure. Laquelle des deux sera la plus durable a déjà été prouvée à plusieurs reprises.
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