L’Office of the Comptroller of the Currency (OCC) des États-Unis a approuvé l’obtention de licences de banque de confiance nationales pour cinq institutions cryptographiques : Circle, Ripple, BitGo, Fidelity Digital Assets et Paxos.
(Précédent : Le cercle de réflexion sur la cryptographie à la Maison Blanche « Intérêts sur les stablecoins » n’a pas abouti à un consensus, les banques s’opposant fermement : maintien de la stabilité du crédit aux ménages et aux PME)
(Contexte supplémentaire : La Financial Supervisory Commission (FSC) à Taïwan : les exportateurs/importateurs « utilisent déjà des stablecoins pour les paiements », certaines banques ont déjà commencé à se déployer)
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L’Office of the Comptroller of the Currency (OCC) a remis cinq licences, qui en connectant de manière définitive le plus grand système financier mondial au monde des actifs numériques de pointe, le fusionnent totalement.
Parmi elles, cinq institutions cryptographiques clés — Circle, Ripple, BitGo, Fidelity Digital Assets et Paxos — ont officiellement obtenu ou été approuvées pour devenir des banques de confiance nationales.
Cela marque le fait que ces géants cryptographiques, qui gèrent des milliards d’actifs, se transforment collectivement d’un rôle marginal à une « infrastructure bancaire fédérale ».
Une transformation visant à « prendre la relève de l’émission et du règlement des monnaies numériques futures » par la « bancarisation sous licence », est en pleine explosion à la frontière de Wall Street et de Silicon Valley.
Pour les entreprises cryptographiques, cette licence de banque de confiance nationale (National Trust Bank Charter) a une valeur bien supérieure à toute autorisation étatique précédente. Elle signifie :
Le directeur par intérim de l’OCC, Jonathan Gould, a déclaré dans l’annonce que les nouveaux entrants « favorisent la dynamique, la concurrence et la diversité du système bancaire ».
Cela traduit clairement le changement de cap de la régulation américaine : d’une surveillance et d’un encadrement restrictifs de l’innovation cryptographique, à une intégration proactive dans un nouveau cadre de « systémicité régulée, collaborative et contrôlable ».
Le relâchement clé de la régulation financière américaine reflète un triptyque de politiques, de marchés et de dynamiques internes —
D’abord, la percée des ETF Bitcoin spot en 2024, puis la politique « innovante et amicale » du gouvernement Trump en 2025, ont été les moteurs directs de ce changement de cap réglementaire.
L’avis de l’OCC de novembre dernier a clairement indiqué que les banques peuvent intégrer les actifs numériques et la blockchain dans leurs activités principales, éliminant ainsi le dernier obstacle mental à la délivrance massive de licences.
Ensuite, l’émission, la garde et le règlement de stablecoins d’une valeur de plusieurs milliards de dollars, qui évoluent depuis longtemps en dehors du système bancaire traditionnel, présentent des risques systémiques liés à la « boîte noire de la garde » et à la « panique de retrait ». Pour les capitaux institutionnels, la confiance et la transparence de niveau bancaire sont des conditions préalables à l’entrée.
Enfin, dans une compétition féroce, celui qui pourra offrir un canal stable, à faible coût, entre monnaie fiduciaire et cryptomonnaie, détiendra le contrôle du flux. La licence bancaire ne signifie pas seulement pouvoir accepter des dépôts et obtenir des sources de financement stables, mais aussi constituer une barrière systémique contre la volatilité du marché.
Comme l’a dit Charles Cascarilla, PDG de Paxos, cela leur ouvre la « nouvelle étape de régulation fédérale ».
Les cinq entreprises approuvées ont précisément ciblé des points clés de l’écosystème des actifs numériques, avec une stratégie claire —
Ces cinq institutions tracent ensemble une feuille de route complète de l’écosystème bancaire couvrant « émission – garde – paiement – gestion d’actifs ».
L’élan de la « bancarisation » s’appuie sur le fait que le marché des stablecoins a déjà atteint une taille de 3000 milliards de dollars. Cependant, la majorité de la compensation et du règlement de cette masse de monnaie numérique se fait encore en dehors du système bancaire traditionnel.
La véritable valeur de la licence bancaire réside dans l’ouverture d’un canal réglementé et direct vers la Réserve fédérale. Une fois connecté, le règlement des stablecoins pourra passer d’un T+1 ou plus long, à une quasi-instantanéité, à un coût très faible. Cela renforcera considérablement la position de stablecoins réglementés comme USDC, et pourrait remodeler la circulation mondiale des capitaux.
À l’avenir, la possession d’une licence bancaire réglementée sera la base pour soutenir la stabilité des stablecoins, des RWA (actifs du monde réel) et des applications DeFi complexes. Le marché en aval de plusieurs trillions de dollars s’ouvrira à partir de là.
Cette étape de l’OCC n’est pas seulement une « carte blanche » pour l’industrie cryptographique, mais aussi une anticipation stratégique pour que le système dollar continue à dominer la compensation mondiale à l’ère numérique, en préparant en amont une infrastructure numérique clé. Lorsque les géants cryptographiques se vêtiront de « vêtements bancaires », une guerre silencieuse sur la souveraineté financière du futur s’intensifiera.