La Securities and Exchange Commission des États-Unis a soumis des orientations interprétatives sur la cryptographie au Bureau de l’information et des affaires réglementaires pour une révision inter-agences.
La proposition explique comment les lois sur les valeurs mobilières peuvent s’appliquer aux transactions cryptographiques et aux classifications de tokens sans créer de nouvelles règles fédérales.
Un vote des commissaires de la SEC suivra cette révision, tandis que la Commodity Futures Trading Commission avance des règles séparées sur les marchés de prédiction.
Les régulateurs américains ont franchi une nouvelle étape pour clarifier la supervision des cryptomonnaies après que la Securities and Exchange Commission des États-Unis ait soumis des orientations interprétatives au Bureau de l’information et des affaires réglementaires de la Maison Blanche. Le document explique comment les lois fédérales sur les valeurs mobilières peuvent s’appliquer à certains actifs cryptographiques et transactions associées. Selon la journaliste Eleanor Terrett, ces orientations attendent désormais une révision inter-agences avant que les commissaires ne votent.
Selon la SEC, le document décrit comment les lois sur les valeurs mobilières existantes pourraient s’appliquer à des transactions spécifiques en cryptomonnaies. Il est important de noter que cette orientation ne modifie pas la loi fédérale. Cependant, c’est la commission elle-même qui a émis cette interprétation plutôt que ses employés.
Cette distinction rend la proposition notable pour le marché des cryptomonnaies. Les interprétations réglementaires de la commission ont souvent plus de poids que les déclarations internes du personnel.
Par ailleurs, la proposition reste distincte du processus de réglementation en cours de la SEC concernant les offres d’actifs cryptographiques. L’agence a confirmé que ces deux démarches continuent de manière indépendante.
Plus tôt, Paul Atkins a annoncé la feuille de route de la commission pour la supervision des valeurs mobilières cryptographiques. Il a indiqué que les régulateurs pourraient publier des orientations sur une taxonomie formelle des tokens.
Une telle taxonomie pourrait classer différents types d’actifs numériques. Notamment, la classification pourrait déterminer si les tokens relèvent de la compétence de la SEC ou de celle de la Commodity Futures Trading Commission.
Avant son adoption, la proposition doit passer en revue par le OIRA. Après cette étape, les trois commissaires de la SEC voteront sur l’interprétation.
Un porte-parole de la SEC a confirmé que l’objectif de la commission est de clarifier les obligations tant pour les investisseurs que pour les innovateurs. L’agence a également indiqué que cette orientation s’aligne avec une législation plus large sur la structure du marché en discussion.
Il est à noter que, historiquement, les agences indépendantes ne soumettaient pas leurs règles à la Maison Blanche pour révision. Cependant, la Maison Blanche a demandé de telles révisions aux agences exécutives à partir de 2025.
En parallèle du plan de la SEC concernant les valeurs mobilières cryptographiques, les régulateurs ont également abordé les marchés de prédiction. La CFTC a soumis séparément des plans liés à ces marchés à la Maison Blanche.
Le président de la CFTC, Michael Selig, a déclaré que l’agence prévoit de publier un avis préalable de proposition de réglementation. Il a expliqué que les régulateurs définiront quels produits peuvent se prévaloir de l’auto-certification.
Cependant, une opposition a également émergé. Un groupe de coalition appelé « Le jeu n’est pas un investissement » soutient que certains marchés de prédiction enfreignent les lois existantes. Le groupe affirme que certaines plateformes permettent des activités de paris sportifs illégales.
Il soutient également que les opérateurs doivent respecter les réglementations en matière de jeux d’État et tribaux. Par ailleurs, les agences fédérales continuent d’examiner ces deux propositions réglementaires alors que le processus progresse dans l’évaluation inter-agences.