Le rally du cacao stimulé par la tension sur l'offre et la dynamique de rééquilibrage des indices

Les contrats à terme sur le cacao ont enregistré des gains solides alors que plusieurs facteurs de soutien se sont alignés pour faire remonter les prix depuis leurs creux récents. Le contrat de mars sur ICE New York a augmenté de +98 points (+1,83%), tandis que les contrats de mars à Londres ont progressé de +24 points (+0,61%). La reprise est survenue après qu’un environnement dollar plus faible a encouragé des activités de couverture à la baisse sur les positions cacao.

L’inclusion dans l’indice crée un nouveau catalyseur d’achat

L’ajout des contrats à terme sur le cacao à l’indice Bloomberg Commodity (BCOM) cette semaine devrait injecter un capital frais significatif sur le marché. Citigroup estime que cette inclusion pourrait déclencher environ $2 milliard dans l’intérêt d’achat pour les contrats à terme sur le cacao à New York alors que les fonds rééquilibrent leur exposition aux matières premières. Les sociétés de recherche prévoient que le rééquilibrage annuel de l’indice pourrait générer des achats d’environ 37 000 contrats de cacao — soit près de 31 % de l’intérêt ouvert total — ce qui représente une dynamique d’afflux substantielle.

Un approvisionnement plus serré soutient les prix

Les fondamentaux du côté de l’offre deviennent de plus en plus favorables aux niveaux de prix. Les agriculteurs de Côte d’Ivoire, représentant la plus grande base de production mondiale de cacao, ont expédié 1,13 million de tonnes métriques vers les ports durant l’année de commercialisation en cours (1er octobre au 11 janvier), soit une baisse de 2,6 % par rapport à la période équivalente de l’année précédente, qui était de 1,16 MMT.

La situation de l’offre mondiale a considérablement changé ces derniers mois. L’Organisation Internationale du Cacao (ICCO) a fortement revu à la baisse ses prévisions de surplus mondial pour 2024/25, à seulement 49 000 MT en décembre, contre une estimation de 142 000 MT en novembre. Il s’agit du premier surplus après quatre années consécutives de déficit. L’ICCO a également réduit sa prévision de production pour 2024/25 à 4,69 MMT contre la précédente de 4,84 MMT, ce qui reflète néanmoins une augmentation de +7,4 % en glissement annuel par rapport à la récolte précédente. Par ailleurs, Rabobank a abaissé ses perspectives de surplus pour 2025/26 à 250 000 MT contre une prévision antérieure de 328 000 MT.

Les préoccupations concernant la production s’étendent au Nigeria, le cinquième plus grand producteur mondial. L’Association du Cacao du Nigeria prévoit que la production de 2025/26 diminuera de 11 % en glissement annuel pour atteindre 305 000 MT, contre une récolte anticipée de 344 000 MT pour cette année.

La faiblesse de la demande reste un vent contraire

L’activité de broyage mondiale — un indicateur de la demande des fabricants de chocolat — s’est dégradée dans les principales régions. La broyage asiatique de cacao a chuté de 17 % en glissement annuel au troisième trimestre, à 183 413 MT, marquant la performance la plus faible pour un troisième trimestre en neuf ans. La broyage européenne a diminué de 4,8 % en glissement annuel, à 337 353 MT, représentant la lecture du troisième trimestre la plus basse en une décennie. La broyage nord-américaine a augmenté de 3,2 % en glissement annuel, bien que ces données aient été biaisées par l’inclusion de nouveaux participants à la déclaration.

Inventaire et conditions météorologiques

Les stocks de cacao détenus dans les ports américains ont diminué pour atteindre un creux de 9,75 mois à 1,63 million de sacs le 26 décembre, mais ils se sont depuis redressés à 1,68 million de sacs. Du côté de l’offre, des conditions météorologiques favorables en Afrique de l’Ouest et un nombre sain de cabosses — en hausse de 7 % par rapport à la moyenne quinquennale selon les fabricants de chocolat — pourraient soutenir la récolte en Côte d’Ivoire et au Ghana, limitant potentiellement la hausse des prix malgré les fondamentaux de l’offre de soutien.

Un facteur réglementaire inattendu est apparu lorsque le Parlement européen a approuvé un report d’un an de la Réglementation européenne sur la déforestation (EUDR) à la fin novembre. Ce délai permettra la poursuite des importations en provenance de régions sujettes à la déforestation en Afrique, en Indonésie et en Amérique du Sud, ce qui pourrait maintenir les canaux d’approvisionnement plus fluides que prévu.

Le marché du cacao équilibre des dynamiques d’offre fondamentales plus serrées contre une demande persistante faible et des perspectives de récolte améliorées dans les régions clés de production.

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