Depuis qu’elle est devenue célèbre grâce à ses rôles dans les dramas populaires « Elle est très belle » et « Kill Me, Heal Me », l’actrice Hwang Jung-eum, aujourd’hui âgée de 40 ans, fait la une des journaux — mais cette fois, ce n’est pas pour ses performances à l’écran. La star a été condamnée à deux ans de prison avec sursis pour avoir détourné d’importantes sommes de son agence pour investir dans le marché des cryptomonnaies, par le tribunal de Jeju. Cette affaire a non seulement secoué le monde du divertissement, mais reflète aussi en profondeur l’obsession de la société sud-coréenne pour les actifs virtuels.
De membre de girl group à tribunal : les erreurs d’investissement de Hwang Jung-eum
L’histoire de Hwang Jung-eum commence en 2001. Elle débute en tant que membre du girl group Sugar, avant de se reconvertir en actrice, remportant l’affection du public grâce à ses talents d’actrice. Mais ces dernières années, sa vie a pris une tournure difficile — d’abord un échec matrimonial, et maintenant une sanction légale suite à une « aventure d’investissement ».
Selon les médias sud-coréens, au début de 2022, Hwang Jung-eum aurait détourné environ 43,4 milliards de won (environ 300 millions de dollars) de son agence « Training Min Jung-eum Entertainment ». Ce qui est choquant dans l’accusation, c’est que jusqu’à 42 milliards de won auraient été investis dans le marché des cryptomonnaies, le reste ayant servi à payer des impôts personnels et des frais de carte de crédit. La provenance de cette somme colossale a marqué le début d’un tournant dans sa vie.
La décision du tribunal de Jeju : l’équilibre entre loi et compassion
Lors de la première audience en mai, Hwang Jung-eum a reconnu sa culpabilité en public et a demandé au tribunal de lui accorder du temps pour rembourser la totalité de la somme. Elle a ensuite, en vendant ses biens personnels, remboursé en deux fois au début juin la totalité de la somme détournée. Cette démarche a également été un facteur clé dans la décision de sursis.
Le tribunal de Jeju a finalement estimé qu’étant donné qu’elle avait remboursé intégralement, qu’il s’agissait d’une première infraction, et qu’elle montrait de sincères remords, une peine avec sursis était appropriée. Le procureur avait initialement requis une peine de trois ans de prison, mais la décision du tribunal a été plus clémente. Lors de l’audience, Hwang Jung-eum a versé des larmes en s’adressant à la cour, s’excusant publiquement en disant « Désolée d’avoir inquiété tout le monde ». Bien qu’elle ait évité la prison, plusieurs émissions de variétés et annonceurs ont mis fin à leur collaboration avec elle, ce qui constitue un coup dur pour sa carrière.
La vérité sociale derrière cette affaire : pourquoi les Sud-Coréens veulent tous investir ?
L’affaire de Hwang Jung-eum n’est que la partie émergée de l’iceberg. En Corée du Sud, l’investissement en cryptomonnaies est devenu une véritable frénésie sociale, surtout chez la jeune génération, qui se ruent sur les actifs virtuels. Selon un rapport de l’Institut de recherche financière de Korea Exchange, plus d’un quart (27%) des personnes âgées de 20 à 50 ans détiennent des actifs virtuels, représentant 14% de leur patrimoine financier total.
Les raisons profondes de ce phénomène ne se limitent pas à la cupidité. Le prix élevé de l’immobilier en Corée du Sud est une douleur pour les jeunes. Les prix des logements à Séoul étant exorbitants, beaucoup de jeunes perdent espoir dans le rêve traditionnel de devenir propriétaire. Ajoutez à cela un taux de chômage élevé, une stagnation des salaires, et ces facteurs alimentent un désir d’investir dans des placements à haut risque et à fort rendement. Le marché des cryptomonnaies, promettant des « retours doublés », est devenu pour beaucoup la dernière planche de salut.
Le phénomène de « surcote du kimchi » : la distorsion du marché causée par la frénésie d’investissement
Dans cette frénésie d’investissement, une particularité a émergé en Corée : le « surcote du kimchi ». Le prix d’une même cryptomonnaie sur les plateformes coréennes est souvent supérieur à celui du marché mondial, parfois avec un écart considérable. Cette surcote reflète la forte activité des investisseurs particuliers sud-coréens, mais expose aussi aux risques du marché.
Malgré la volatilité extrême et les risques importants du marché des cryptomonnaies, beaucoup d’investisseurs finissent par subir de lourdes pertes plutôt que de réaliser des profits. Mais pour la jeunesse sud-coréenne confrontée à des prêts hypothécaires, au chômage et à la stagnation des salaires, ce marché semble être leur dernière chance de se relever. L’affaire Hwang Jung-eum illustre cette mentalité collective — elle nous rappelle à quel point, lorsque les voies traditionnelles d’ascension sociale se ferment, les gens prennent des risques extrêmes.
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L'anxiété sociale derrière l'affaire d'investissement en cryptomonnaie de la star coréenne Hwang Jung-eum
Depuis qu’elle est devenue célèbre grâce à ses rôles dans les dramas populaires « Elle est très belle » et « Kill Me, Heal Me », l’actrice Hwang Jung-eum, aujourd’hui âgée de 40 ans, fait la une des journaux — mais cette fois, ce n’est pas pour ses performances à l’écran. La star a été condamnée à deux ans de prison avec sursis pour avoir détourné d’importantes sommes de son agence pour investir dans le marché des cryptomonnaies, par le tribunal de Jeju. Cette affaire a non seulement secoué le monde du divertissement, mais reflète aussi en profondeur l’obsession de la société sud-coréenne pour les actifs virtuels.
De membre de girl group à tribunal : les erreurs d’investissement de Hwang Jung-eum
L’histoire de Hwang Jung-eum commence en 2001. Elle débute en tant que membre du girl group Sugar, avant de se reconvertir en actrice, remportant l’affection du public grâce à ses talents d’actrice. Mais ces dernières années, sa vie a pris une tournure difficile — d’abord un échec matrimonial, et maintenant une sanction légale suite à une « aventure d’investissement ».
Selon les médias sud-coréens, au début de 2022, Hwang Jung-eum aurait détourné environ 43,4 milliards de won (environ 300 millions de dollars) de son agence « Training Min Jung-eum Entertainment ». Ce qui est choquant dans l’accusation, c’est que jusqu’à 42 milliards de won auraient été investis dans le marché des cryptomonnaies, le reste ayant servi à payer des impôts personnels et des frais de carte de crédit. La provenance de cette somme colossale a marqué le début d’un tournant dans sa vie.
La décision du tribunal de Jeju : l’équilibre entre loi et compassion
Lors de la première audience en mai, Hwang Jung-eum a reconnu sa culpabilité en public et a demandé au tribunal de lui accorder du temps pour rembourser la totalité de la somme. Elle a ensuite, en vendant ses biens personnels, remboursé en deux fois au début juin la totalité de la somme détournée. Cette démarche a également été un facteur clé dans la décision de sursis.
Le tribunal de Jeju a finalement estimé qu’étant donné qu’elle avait remboursé intégralement, qu’il s’agissait d’une première infraction, et qu’elle montrait de sincères remords, une peine avec sursis était appropriée. Le procureur avait initialement requis une peine de trois ans de prison, mais la décision du tribunal a été plus clémente. Lors de l’audience, Hwang Jung-eum a versé des larmes en s’adressant à la cour, s’excusant publiquement en disant « Désolée d’avoir inquiété tout le monde ». Bien qu’elle ait évité la prison, plusieurs émissions de variétés et annonceurs ont mis fin à leur collaboration avec elle, ce qui constitue un coup dur pour sa carrière.
La vérité sociale derrière cette affaire : pourquoi les Sud-Coréens veulent tous investir ?
L’affaire de Hwang Jung-eum n’est que la partie émergée de l’iceberg. En Corée du Sud, l’investissement en cryptomonnaies est devenu une véritable frénésie sociale, surtout chez la jeune génération, qui se ruent sur les actifs virtuels. Selon un rapport de l’Institut de recherche financière de Korea Exchange, plus d’un quart (27%) des personnes âgées de 20 à 50 ans détiennent des actifs virtuels, représentant 14% de leur patrimoine financier total.
Les raisons profondes de ce phénomène ne se limitent pas à la cupidité. Le prix élevé de l’immobilier en Corée du Sud est une douleur pour les jeunes. Les prix des logements à Séoul étant exorbitants, beaucoup de jeunes perdent espoir dans le rêve traditionnel de devenir propriétaire. Ajoutez à cela un taux de chômage élevé, une stagnation des salaires, et ces facteurs alimentent un désir d’investir dans des placements à haut risque et à fort rendement. Le marché des cryptomonnaies, promettant des « retours doublés », est devenu pour beaucoup la dernière planche de salut.
Le phénomène de « surcote du kimchi » : la distorsion du marché causée par la frénésie d’investissement
Dans cette frénésie d’investissement, une particularité a émergé en Corée : le « surcote du kimchi ». Le prix d’une même cryptomonnaie sur les plateformes coréennes est souvent supérieur à celui du marché mondial, parfois avec un écart considérable. Cette surcote reflète la forte activité des investisseurs particuliers sud-coréens, mais expose aussi aux risques du marché.
Malgré la volatilité extrême et les risques importants du marché des cryptomonnaies, beaucoup d’investisseurs finissent par subir de lourdes pertes plutôt que de réaliser des profits. Mais pour la jeunesse sud-coréenne confrontée à des prêts hypothécaires, au chômage et à la stagnation des salaires, ce marché semble être leur dernière chance de se relever. L’affaire Hwang Jung-eum illustre cette mentalité collective — elle nous rappelle à quel point, lorsque les voies traditionnelles d’ascension sociale se ferment, les gens prennent des risques extrêmes.