La vague de vente massive de yens s'étend à l'échelle mondiale, les fonds de couverture prennent des positions short sur le yen : les géants de la gestion d'actifs craignent que « personne n'ose prendre le relais »

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Les obligations japonaises à long terme ont récemment été massivement vendues, avec le rendement des obligations à 40 ans dépassant pour la première fois 4 %, atteignant un sommet en trente ans, ce qui exerce une pression fiscale sur les marchés obligataires japonais et américains, tout en accentuant la volatilité. Face à l’augmentation des fonds de couverture qui shortent le yen et aux grandes institutions de gestion d’actifs qui craignent un « manque d’acheteurs » sur le marché, cette tempête obligataire japonaise est considérée comme un test crucial de la résilience des marchés financiers mondiaux.

Les obligations japonaises à long terme en vente, le rendement à 40 ans franchit la barre des 4 %

Le marché obligataire japonais a récemment connu une volatilité extrême, avec les rendements à 30 et 40 ans en hausse de plus de 25 points de base en quelques jours, le rendement à 40 ans dépassant même 4 %. Depuis l’entrée en fonction de la Première ministre Sanna Marin en octobre, les rendements à 20 et 40 ans ont augmenté d’environ 80 points de base. C’est la première fois en plus de trente ans que ces niveaux sont atteints pour les obligations souveraines japonaises de différentes maturités.

Bloomberg indique que la faiblesse de la demande lors des enchères d’obligations à 20 ans souligne l’inquiétude croissante des investisseurs quant à la future émission de dette du gouvernement japonais et aux risques d’inflation.

La politique comme étincelle : l’expansion des dépenses fiscales ébranle la confiance des investisseurs

La cause immédiate de cette vague de ventes est l’annonce par Sanna Marin de la tenue anticipée d’élections générales, ainsi que des propos sur la réduction de la taxe sur la consommation alimentaire et l’élargissement des dépenses de relance. Le marché doute généralement de la clarté des sources de financement de ces politiques, craignant qu’elles n’obligent à une augmentation de l’endettement pour combler le déficit fiscal.

En tant que l’un des pays développés avec la charge de la dette la plus lourde, la perception des investisseurs à l’égard de la discipline fiscale japonaise devient pessimiste, et le marché obligataire réagit en premier, devenant un indicateur d’alerte sur la confiance du marché.

(Dissolution de la Chambre des représentants par Sanna Marin, discours ferme sur ses ambitions, ce n’est pas seulement un déjeuner nutritif)

Le yen en première ligne : les fonds de couverture misant davantage sur la dépréciation

La volatilité du marché obligataire se reflète également sur le marché des changes. Selon Bloomberg, les fonds de couverture ont récemment accru massivement leurs positions short sur le yen, avec une augmentation nette de positions vendeuses la semaine dernière, la plus importante depuis mai 2015, portant le total des positions short à -100 000 contrats, atteignant le niveau le plus pessimiste depuis 2024.

Les investisseurs anticipent qu’avec la poursuite de la politique monétaire accommodante du gouvernement japonais après les élections, l’augmentation du déficit affaiblira davantage le yen. Actuellement, le taux de change USD/JPY approche la barre des 160, proche du plus bas depuis juillet 2024, une zone critique où les autorités japonaises ont déjà intervenu par le passé.

Répercussions en chaîne : volatilité des obligations japonaises, pression sur les marchés obligataires mondiaux

L’impact de la forte fluctuation du marché obligataire japonais se propage également à l’échelle mondiale. Alors que le Japon, en tant que principal créancier mondial, ajuste ses allocations de capitaux, la pression s’intensifie sur les obligations américaines, avec une hausse d’environ 6 points de base du rendement des obligations à 10 ans mardi, pour atteindre 4,28 %. Le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent explique : « La faiblesse du prix des obligations américaines est étroitement liée à l’effet de « contagion » des obligations japonaises. »

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Mohammed Apabhai, directeur de la stratégie de trading en Asie chez Citibank, met en garde : la rapide augmentation de la volatilité des obligations japonaises pourrait contraindre les fonds de risque à réduire d’environ un tiers leurs positions actuelles :

Cela pourrait amplifier la pression de vente sur les marchés obligataires américains et sud-coréens, avec à la clé une vente de titres pouvant atteindre 130 milliards de dollars rien qu’aux États-Unis.

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Avertissement des pionniers, de Fidelity et de Nomura Securities : personne n’ose prendre le risque

Reuters rapporte que plusieurs gestionnaires d’actifs ont également exprimé leurs inquiétudes quant à la liquidité du marché obligataire aujourd’hui.

Les responsables d’investissement, gestionnaires de fonds et stratégistes macro chez Vanguard, Fidelity International et Nomura Securities estiment qu’avec une inflation encore supérieure à l’objectif, une action lente des banques centrales et des perspectives fiscales incertaines, il est difficile pour les investisseurs de déterminer une fourchette d’achat raisonnable pour les obligations japonaises à long terme :

Personne ne veut actuellement acheter ou prendre en charge cette « épée de Damoclès » qui tombe, à ce prix, il n’y a tout simplement pas d’acheteurs sur le marché.

Bien que certains titres à très longue échéance soient encore détenus jusqu’à maturité par des compagnies d’assurance, le consensus général est qu’il manque actuellement des acheteurs disposés à prendre de nouveaux risques, ce qui rend cette vague de ventes particulièrement préoccupante.

Cet article sur la propagation mondiale de la vague de ventes obligataires japonaises et la mise en short du yen par les fonds de couverture, avec l’inquiétude des gestionnaires d’actifs de « personne n’ose prendre le risque », a été initialement publié sur Chain News ABMedia.

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