Les médias étrangers indiquent que l’Iran prévoit d’isoler la majorité de ses utilisateurs dans une architecture fermée appelée « Réseau d’information national », renforçant ainsi le contrôle, ce qui suscite des inquiétudes quant à l’isolement de l’information.
(Précédent contexte : Trump « suspend l’attaque contre l’Iran » mais déploie toujours des forces américaines : ils m’ont assuré qu’ils arrêteront de poursuivre les manifestants)
(Informations complémentaires : Après quarante ans de sanctions, comment l’Iran reconstruit-il ses canaux financiers via la cryptographie)
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Ce mois-ci, l’Iran entre dans une période numérique sans précédent, avec des services en ligne interrompus pendant de longues périodes, le trafic étant presque nul, ce qui attire l’attention mondiale. La situation s’aggrave avec la révélation que le gouvernement de Téhéran prévoit de mettre en place un plan de double réseau permanent, isolant la majorité des utilisateurs dans une architecture fermée appelée « Réseau d’information national »(NIN), renforçant ainsi le contrôle.
Selon Filterwatch, l’Iran prévoit de diriger le trafic national vers des serveurs internes. À l’avenir, les citoyens ne pourront utiliser que des services de communication domestiques sous surveillance, des plateformes vidéo et des systèmes financiers approuvés par l’État.
Les « listes blanches » permettant l’accès au réseau mondial ne seront ouvertes qu’aux départements gouvernementaux, aux médias d’État et à certains organismes de recherche. Par ailleurs, la pratique consistant à exploiter des vulnérabilités VPN pourrait devenir inefficace, et le taux d’interférences sur le signal Starlink a été porté à 80 %.
Les applications de messagerie instantanée nationales ne peuvent fonctionner en environnement d’entreprise qu’après avoir obtenu les autorisations de sécurité avancées nécessaires. Dans ce mode, la communication sera limitée au sein des équipes (applications de messagerie d’entreprise), et la communication point à point (P2P) en dehors du réseau organisationnel sera bloquée.
Cette mesure revient à isoler totalement la communication professionnelle, garantissant que les canaux de transmission de données privés soient entièrement surveillables.
Les manifestations déclenchées fin 2025 se poursuivent encore aujourd’hui, avec plus de 3 000 morts (certaines sources évoquent même plus de 10 000). Face à un défi sans précédent pour le régime, Téhéran a choisi de couper l’information, la censure étant considérée comme un moyen nécessaire pour maintenir l’ordre.
Selon des organisations iraniennes de défense des droits humains, la stratégie de répression s’accompagne d’une isolation prolongée du réseau, afin de réduire la fuite d’images et de données des protestations.
Plus de la moitié de la population iranienne a moins de 35 ans, la jeune génération étant habituée à partager sa vie en ligne et à faire des affaires via WhatsApp. Aujourd’hui, forcés de se tourner vers des plateformes nationales, les experts craignent que cette coupure de l’information n’aggrave les tensions intergénérationnelles et sociales. Un étudiant de l’Université de Téhéran déclare : « Nous avons même du mal à consulter des articles académiques, alors collaborer avec des entrepreneurs étrangers semble impossible. »
Les spécialistes avertissent que si le pays continue à maintenir cette île informationnelle, cela pourrait entraîner une fuite des talents et un arrêt de la recherche et développement. Un universitaire ayant été conseiller pour le gouvernement américain sur le Moyen-Orient indique : « Isoler la classe moyenne éduquée du reste de l’économie mondiale, c’est couper les voies de croissance futures. »
Par ailleurs, la monnaie nationale iranienne s’effondre également. Selon le dernier rapport de Chainalysis, une société d’analyse de données blockchain, l’écosystème cryptographique iranien a atteint une valeur de 7,8 milliards de dollars : la population retire massivement des Bitcoin des échanges pour les stocker dans des portefeuilles personnels.
Chainalysis souligne dans son rapport que le comportement le plus révélateur de la situation actuelle est la migration des Bitcoin des échanges vers des portefeuilles personnels non contrôlés. Le rapport précise :
Ce comportement reflète une réponse rationnelle à l’effondrement du rial iranien, qui a presque perdu toute sa valeur.
Les analystes de Chainalysis qualifient le Bitcoin d’« élément de résistance » (an element of resistance), estimant qu’en contexte de contrôle économique de plus en plus strict, il offre aux citoyens une flexibilité pour la circulation des fonds et la gestion des actifs. En d’autres termes, ses caractéristiques anti-censure et d’auto-hébergement comblent le vide laissé par un système financier traditionnel incapable d’atteindre certains segments.
Cependant, l’écosystème cryptographique iranien n’est pas entièrement alimenté par le secteur privé. Les données de Chainalysis montrent que des adresses liées à la Force Qods (IRGC) ont reçu plus de 3 milliards de dollars en cryptomonnaies l’année dernière, représentant 50 % de l’ensemble de l’écosystème cryptographique au quatrième trimestre 2025.
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