La France fait avancer de nouvelles règles de déclaration sur la crypto, renforce la surveillance et envisage de nouvelles mesures fiscales pour les actifs numériques.
La France avance avec des règles crypto plus strictes afin d’améliorer la transparence et le contrôle. Les responsables prennent des mesures dans deux directions à la fois. Ainsi, de nouvelles politiques sont en cours d’élaboration à la fois par les législateurs et les dirigeants de la banque centrale. Il s’agit de renforcer la réglementation dans une industrie crypto en pleine expansion.
Un projet de loi anti-fraude a été adopté par l’Assemblée nationale française et inclut une nouvelle règle de déclaration. Cette réglementation impose que les portefeuilles crypto auto-hébergés soient déclarés chaque année. C’est toutefois soumis à la condition que les avoirs valent plus de 5,000. Ainsi, cette règle pourrait ne pas s’appliquer aux détenteurs moins importants.
_Lecture connexe : _****Actualités crypto : la Finlande lancera un cadre de déclaration crypto d’ici 2026 | Live Bitcoin News
En outre, des sanctions pourraient être imposées en cas de non-déclaration de ces avoirs. Ces amendes devraient être similaires aux réglementations sur les comptes bancaires étrangers non déclarés. Par conséquent, la conformité deviendra plus importante pour les utilisateurs de crypto. Néanmoins, le Sénat et une commission conjointe examinent encore le projet de loi.
Entre-temps, les stablecoins ont été remis en question par Denis Beau. Lors d’un séminaire clé, il a exigé des restrictions plus strictes sur les stablecoins non libellés en euros. La Banque des règlements internationaux a accueilli cet événement. Par conséquent, la France pousse elle aussi à des changements au niveau européen.
De plus, il a encouragé des réglementations plus strictes dans le cadre du règlement sur les marchés d’actifs crypto. Ces réglementations visent à encadrer l’utilisation des stablecoins dans les paiements. En particulier, les stablecoins adossés à des monnaies étrangères sont au centre des débats. Par conséquent, l’UE pourrait devenir plus stricte dans un avenir proche.
En outre, la France a également mis en œuvre le cadre de déclaration DAC8 de l’UE. Ce système rend la déclaration crypto obligatoire. La collecte des données a commencé le 1 janvier 2026. Ainsi, les entreprises crypto doivent désormais se conformer à des réglementations de conformité plus strictes.
Avec le DAC8, les prestataires de services crypto doivent déclarer les détails d’identité des utilisateurs. Il s’agit des numéros d’identification fiscale et des informations relatives aux transactions. En plus, des rapports annuels doivent être fournis aux autorités fiscales. La date initiale du rapport complet sera le 30 septembre 2027.
En outre, la non-conformité a été rendue passible de sanctions. Les prestataires sont tenus de fermer les comptes lorsque les utilisateurs ne fournissent pas d’informations fiscales. On parle d’une règle de kill switch. Ainsi, pour éviter des restrictions, les utilisateurs doivent répondre à deux rappels.
Entre-temps, les législateurs débattent aussi d’un nouveau plan fiscal. Ce schéma peut classer la crypto comme un patrimoine non productif. Il suggère une taxe annuelle de 1% sur les actifs au-delà de €2 million. Ainsi, les investisseurs détenant de fortes valeurs pourraient engager des dépenses supplémentaires.
De plus, la proposition prévoit des taxes sur les gains non réalisés. Cela implique que les investisseurs peuvent payer des impôts sans vendre d’actifs. Cependant, l’industrie a été très critique à l’égard de cette idée. Éric Larchevêque s’est exprimé contre le plan.
Enfin, la France prend des mesures significatives pour réglementer les marchés de la crypto. L’avenir se dessine au travers de nouvelles réglementations de déclaration, de cadres européens et de propositions fiscales. Ainsi, les changements peuvent toucher les utilisateurs et les entreprises tout au long de l’écosystème crypto.