Alphabet mise sur une obligation centenaire et l'IA, Burry, grand vendeur à découvert, avertit : peur de suivre le même chemin que Motorola

ChainNewsAbmedia

Alphabet a terminé lundi la plus grande émission obligataire de son histoire, levant avec succès 20 milliards de dollars pour financer son vaste plan de développement de l’intelligence artificielle (IA). Bien que le marché reste sceptique quant à l’augmentation des dépenses en capital des géants de la technologie, la réaction des investisseurs à cette émission obligataire a été enthousiaste, avec des ordres de souscription dépassant 100 milliards de dollars, témoignant d’une grande confiance du marché dans sa solvabilité. Les analystes prévoient que cette vague de financement axée sur l’IA propulsera le volume des émissions d’obligations investment grade cette année à un niveau record, et pourrait remodeler la structure risque-rendement du marché des obligations d’entreprise. Cependant, certains restent pessimistes, comme Michael Burry, le protagoniste du film « The Big Short », qui reste prudent et souligne que Motorola, qui a émis des obligations centenaires pour la dernière fois en 1997, n’est plus ce qu’elle était.

Le marché témoigne d’une grande confiance dans la solvabilité des géants de la technologie

Malgré le fait qu’Alphabet prévoit cette année des dépenses en capital record, la demande pour ses obligations demeure forte. Selon Bloomberg, cette émission de 20 milliards de dollars a dépassé les prévisions initiales de 15 milliards de dollars, attirant plus de 100 milliards de dollars de demandes de souscription, ce qui reflète une attitude positive du marché quant à la capacité de remboursement à long terme de ce géant technologique. Il est également notable qu’Alphabet envisage d’émettre un « obligation centenaire » très rare au Royaume-Uni, ce qui serait la première tentative de ce type par une entreprise technologique depuis la bulle Internet de la fin des années 1990. Concernant les obligations en dollars, celles arrivant à échéance en 2066 (40 ans) offrent un rendement inférieur de seulement 0,95 % par rapport aux obligations d’État américaines, contre 1,2 % initialement discuté, indiquant une compression des spreads de crédit, et que les investisseurs acceptent une rémunération plus faible pour détenir la dette de l’entreprise.

La course à l’armement en IA stimule des dépenses historiques en capital

L’impulsion principale derrière cette émission est la compétition féroce entre les géants de la technologie pour dominer le secteur de l’IA. Alphabet estime que ses dépenses en capital cette année atteindront 185 milliards de dollars, dépassant même la somme de ses trois dernières années, principalement consacrée à la construction de centres de données et d’infrastructures cloud. Selon les prévisions, les dépenses totales en capital des quatre plus grandes entreprises technologiques américaines atteindront environ 650 milliards de dollars d’ici 2026. Ce cycle inhabituel de dépenses en capital montre que ces entreprises exploitent activement l’endettement pour garantir leurs ressources de calcul, afin de prendre une position dominante dans l’économie de l’IA à venir. Bien que ces investissements massifs suscitent des inquiétudes quant à la charge financière, Alphabet insiste sur le fait que l’IA commence à stimuler la croissance des revenus de ses activités de recherche, cherchant à prouver que ces investissements initiaux ont un potentiel de retour tangible.

L’impact potentiel d’un afflux massif d’obligations sur le marché du crédit

Alors que des entreprises comme Oracle, Amazon et Meta augmentent leurs dépenses, Wall Street fait face à une vague importante d’offre obligataire. Morgan Stanley prévoit que le total des emprunts de ces grands acteurs pourrait passer de 165 milliards de dollars en 2025 à 400 milliards de dollars cette année, ce qui pourrait pousser le volume total des émissions d’obligations investment grade à un record de 2,25 trillions de dollars. Certains stratégistes du crédit estiment qu’un tel afflux pourrait entraîner une augmentation des spreads de crédit des obligations d’entreprise, ce qui augmenterait leurs coûts de financement. Ces stratégistes comparent la situation actuelle à celle des cycles de marché de 1997 ou 2005, où la performance du crédit était relativement faible mais sans que le cycle économique ne touche à sa fin. Cela suggère qu’en dépit de la pression à court terme causée par une surabondance d’émissions, la structure globale du marché du crédit ne présente pas encore de risque systémique.

Michael Burry, le « Big Short », met en garde contre une répétition historique

Face à l’optimisme ambiant, Michael Burry, le protagoniste du film « The Big Short », a lancé une mise en garde en soulignant une analogie historique. Il rappelle que la dernière émission d’obligations centenaires par un géant de la technologie remonte à 1997, lorsque Motorola était à son apogée. À cette époque, Motorola figurait parmi les 25 premières capitalisations boursières et revenus aux États-Unis, surpassant même Microsoft. Mais par la suite, Nokia a émergé dans le marché des téléphones mobiles, et l’iPhone a bouleversé le secteur, entraînant la perte de position dominante de Motorola. Burry veut ainsi rappeler aux investisseurs que l’industrie technologique évolue rapidement, et que la position de leader actuelle n’est pas garantie à long terme. La tentative d’émission d’obligations à très long terme pourrait alors marquer le sommet de la croissance de l’entreprise, plutôt qu’un début de prospérité durable.

Alphabet envisage d’émettre une obligation centenaire. La dernière fois, c’était Motorola en 1997, qui fut la dernière année où Motorola était considérée comme une grande entreprise. Au début de 1997, Motorola était une des 25 plus grandes capitalisations et entreprises en revenus en Amérique. Plus jamais. La Motorola… pic.twitter.com/BuzrpPQj4u

— Cassandra Unchained (@michaeljburry) 9 février 2026

Cet article sur l’émission d’obligations centenaires par Alphabet pour parier sur l’IA, et l’avertissement de Burry, ont été initialement publié par Chain News ABMedia.

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