
Marché de prédiction Kalshi annonce qu’il versera environ 54 millions de dollars aux utilisateurs anticipant la mort du guide suprême iranien Khamenei, en raison de la définition de « sortie de pouvoir » dans ses contrats qui n’inclut pas les assassinats. L’événement a également déclenché des accusations d’initiés concernant Polymarket, son concurrent, et le sénateur américain a rapidement déclaré qu’il proposerait une législation interdisant les contrats de prédiction liés à des actions gouvernementales.
Après le lancement d’une attaque conjointe des États-Unis et d’Israël contre Téhéran, Kalshi a activement promu un contrat d’événement sur la « sortie » de Khamenei, affichant publiquement une probabilité de sortie de 68 %. Après confirmation de la mort de Khamenei, certains utilisateurs ont vu leur pari considéré comme gagnant, mais la plateforme a rapidement annoncé qu’elle réglerait selon le dernier prix avant la confirmation de la mort, et non selon le résultat final.
Tarek Mansour, PDG de Kalshi, explique que « sortie » dans le contrat couvre la démission ou la passation pacifique du pouvoir, mais pas l’assassinat. La plateforme a proposé de compenser les pertes sur les transactions durant la période de clarification, mais refuse de payer la totalité des gains.
Montant total attendu des paiements aux utilisateurs : environ 54 millions de dollars (selon la mort de Khamenei)
Solution réelle de la plateforme : remboursement du principal, plus frais et compensation des pertes durant la période de clarification
Perte typique d’un utilisateur : un utilisateur ayant investi 3 460 dollars espérait gagner environ 63 000 dollars, mais a finalement été déçu.
Amanda Fischer, ancienne conseillère de la SEC et actuelle responsable politique chez Better Markets, indique que beaucoup d’acteurs considèrent ces contrats comme des « marchés de la mort ». Elle questionne directement : « Un chef religieux de 86 ans, en dehors de la mort, peut-il perdre son pouvoir autrement ? » Elle estime que cet incident révèle des lacunes structurelles dans la définition du secteur des marchés de prédiction.
La controverse Kalshi n’est pas encore résolue, et Polymarket, son concurrent, fait face à des accusations similaires. Bubblemaps indique que six comptes suspects, liés à la plateforme, ont profité d’un pari sur une attaque américaine contre l’Iran le 28 février, réalisant environ 1,2 million de dollars, avec des dates de pari très proches du lancement de l’« Opération Epic Fury ».
La controverse autour des liens politiques de Polymarket s’intensifie — Donald Trump Jr., fils de l’ancien président américain, a rejoint le conseil consultatif de Polymarket en août dernier. En janvier, un autre incident s’est produit : un trader anonyme a prédit avec précision le moment de l’arrestation du président vénézuélien Maduro par l’armée américaine, remportant environ 400 000 dollars en peu de temps, ce qui a suscité des doutes sur la conformité des transactions sur la plateforme.
Le sénateur démocrate du Connecticut, Chris Murphy, a critiqué publiquement ces marchés comme étant une « dystopie », affirmant qu’ils « emballent le bien et le mal, la vie et la mort, la guerre en produits financiers », déformant le jugement public. Il indique qu’il rédige une législation visant à interdire les contrats de prédiction liés à l’action gouvernementale et à la guerre, arguant que ces transactions peuvent corrompre le processus décisionnel public et inciter à l’utilisation d’informations privilégiées.
Murphy a directement commenté l’affaire Polymarket en disant : « C’est légal ? C’est complètement fou », et a annoncé qu’il pousserait rapidement une législation pour empêcher de telles pratiques.
Kalshi invoque ses règles, affirmant que ses contrats ne sont pas réglés en fonction de la mort, et que « sortie » couvre la démission ou la passation pacifique du pouvoir, mais pas l’assassinat. La plateforme propose de compenser les pertes durant la période de clarification, mais refuse de payer la totalité des gains selon la mort de Khamenei.
Les marchés de prédiction fonctionnent sous forme de contrats d’événements. Si un trader obtient des informations non publiques sur une action gouvernementale ou une attaque militaire, il peut parier avec précision pour en tirer profit. Le cadre réglementaire actuel ne définit pas clairement ces comportements ni leur juridiction, et les plateformes manquent de mécanismes pour détecter ces transactions anormales.
Le sénateur Chris Murphy a clairement indiqué qu’il rédige une loi pour limiter ces contrats liés à l’action gouvernementale. Les détails du projet de loi ne sont pas encore publics, et le calendrier législatif dépend du contexte politique, mais les controverses autour de Kalshi et Polymarket ont accéléré le processus de discussion législative.
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