La cour déclare que les échanges cryptographiques privés échappent aux pouvoirs de l’ordonnance, incitant les investisseurs à recourir aux voies civiles et pénales.
Le différend cryptographique en Inde concernant Bitbns a pris une tournure juridique décisive. La Haute Cour de Delhi a refusé d’intervenir dans les plaintes des investisseurs demandant une enquête du CBI et la récupération des fonds. Les juges ont statué que les recours constitutionnels ne peuvent pas être utilisés contre une plateforme privée.
Le juge Purushaindra Kumar Kaurav a rejeté une série de pétitions déposées par des investisseurs, notamment Rana Handa et Aditya Malhotra. Ces investisseurs avaient demandé à la cour de renforcer la surveillance des échanges cryptographiques et d’ordonner une enquête du CBI sur Bitbns. Ils ont également sollicité la libération des fonds qu’ils affirment être bloqués sur la plateforme.
La cour a estimé que Bitbns est une société privée et ne relève pas de la compétence de l’ordonnance de la cour. Les juges ont précisé que l’échange n’est pas une entité « État » au sens de l’article 12 de la Constitution.
En raison de cette classification, il ne peut pas être visé par des recours en ordonnance en vertu de l’article 226. La cour a ajouté que Bitbns n’exerce aucune fonction publique justifiant une intervention constitutionnelle.
Les juges ont refusé d’ordonner une enquête du CBI ou d’une équipe spéciale d’enquête. De telles investigations sont réservées à des cas rares et graves. Notamment, les décisions de la Cour suprême exigent des motifs solides avant de pouvoir ordonner à une agence centrale d’agir. Dans certaines plaintes mentionnées, la police n’avait même pas déposé de rapport initial (FIR).
Concernant la régulation des cryptomonnaies, la cour a clairement indiqué que la législation n’est pas une fonction judiciaire. La responsabilité incombe au Parlement et aux régulateurs financiers tels que la Reserve Bank of India (RBI) et la Securities and Exchange Board of India (SEBI). Sans loi spécifique en place, les tribunaux ne peuvent intervenir.
Les utilisateurs se plaignent depuis longtemps de Bitbns. Certains investisseurs affirment ne pas avoir pu retirer leur argent depuis 2025. Rana Handa a déclaré à la cour qu’il avait investi environ 14,22 lakh ₹ à partir de 2021, mais a ensuite rencontré des limites qui l’ont empêché d’accéder à ses fonds.
D’autres utilisateurs ont indiqué que la plateforme avait soudainement imposé des limites de retrait sur leurs comptes. Certains ont également affirmé que le solde de leur compte semblait inférieur à ce qu’ils attendaient. En raison de ces problèmes, les investisseurs concernés ont d’abord déposé des plaintes sur le Portail national de cybercriminalité, puis ont déposé une requête à la Haute Cour de Delhi.
Les investisseurs souhaitaient une aide rapide de la Haute Cour, mais cela n’a pas été le cas. Les juges leur ont conseillé d’utiliser d’autres options légales. Ceux qui suspectent une fraude ou une violation de confiance peuvent déposer des FIR auprès de la police locale. Les tribunaux locaux peuvent entendre les litiges contre des sociétés privées comme Bitbns.
Les experts juridiques affirment que cette décision suit les règles constitutionnelles de base. Les hautes cours utilisent généralement leurs pouvoirs de recours uniquement contre des organismes gouvernementaux ou des autorités publiques. Les sociétés privées ne relèvent normalement pas de cette catégorie, sauf si elles exercent des fonctions officielles de l’État.
L’affaire met également en lumière la politique cryptographique non résolue en Inde. En raison de cette lacune, les différends entre plateformes et utilisateurs tombent souvent dans une zone grise. En conséquence, les investisseurs peuvent faire face à des processus juridiques longs et complexes lorsqu’ils cherchent des solutions.
Tant que le Parlement n’adoptera pas de lois spécifiques sur la cryptomonnaie, les différends entre plateformes et utilisateurs continueront probablement à être tranchés dans les tribunaux civils et pénaux traditionnels. La décision indique des limites claires à la portée judiciaire dans le secteur en évolution des actifs numériques en Inde.
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